Rendez-vous demain soir au Théâtre de l’Atelier avec Bernard Henri Levy et Jacques Weber

BHLChers amis de AJC,

La controverse est le meilleur moyen de ciseler une argumentation, surtout quand c’est Bernard-Henri Lévy qui met en scène ses arguments. Nous vous proposons ainsi de partager ensemble une soirée théâtre-discussion, à l’occasion de la représentation de sa pièce HÔTEL EUROPE, qui fait un si grand bruit médiatique. A l’issue de la pièce, nous aurons également le plaisir de débattre avec Bernard-Henri Lévy et Jacques Weber sur ces sujets polémiques et brûlants d’actualité.

Rendez vous demain, à 20h30, au Théâtre de l’Atelier – 1 place Charles Dulin Paris 18.

Si vous êtes intéressés, contactez rapidement les caisses du théâtre au 01 46 06 49 24. Précisez le code tarif : « Benzaquen ». Prix des places en 1ère catégorie : 31,10€ au lieu de 41,10€.

… Prenons part au dialogue et à l’indispensable réflexion.

L’histoire:

Un homme, enfermé dans une chambre de l’Hotel Europe, à Sarajevo, a très précisément deux heures pour rédiger un discours solennel sur l’Europe et son futur. Mais, au moment de prendre la plume, il se perd et se retrouve aux prises avec les contradictions de sa mémoire et de ce continent à la dérive.

Avec Hôtel Europe, monologue en cinq actes interprété par Jacques Weber, Bernard-Henri Lévy revient au théâtre.

L’action se déroule le 27 juin 2014, à Sarajevo, en pleine cérémonie de commémoration du déclenchement de la guerre de 1914. Un homme, sans doute un écrivain, est enfermé entre les quatre murs d’une chambre d’hôtel qu’il a connue vingt ans plus tôt et où il est censé préparer le discours qui lui a été commandé pour la circonstance et qui doit porter sur l’Europe, ses valeurs constitutives et son futur. Il est seul. Le monde extérieur ne lui parvient qu’à travers l’indistincte clameur qui monte de la rue en fête. Il a, posé devant lui, un ordinateur où il navigue en quête de vieilles photos, de documents vagues ou précis, d’inspiration. Et défilent dans sa tête, pêle-mêle, la silhouette de la princesse Europe enlevée par Zeus déguisé en taureau ailé ; des textes de Husserl, Heidegger, Derrida, Platon ; les images d’une Bosnie que cette Europe qu’il doit célébrer a, deux décennies plus tôt, laissé mourir ; les noms de tels agitateurs néo-fascistes ou populistes qui ont déclaré la guerre aux valeurs de la culture et de l’éthique ; les fantômes, à l’inverse, de quelques grands morts, en cavale, et qui veillent ; et puis d’autres souvenirs, plus intimes, et qui, comme il se doit dans le désordre d’un murmure intérieur, n’ont apparemment rien à voir…
Le texte, chaotique et lyrique, tragique et souvent drôle, sera mis en scène par Dino Mustafic, l’un des dramaturges de Sarajevo et des Balkans. Bernard-Henri Lévy et lui se sont connus, il y a vingt ans, en pleine guerre, alors que l’un tournait Bosna ! et que l’autre, cameraman aux armées, montait en première ligne pour filmer les combats. Ils se retrouvent aujourd’hui pour lancer, ensemble, cet appel à la conscience européenne en péril et à l’ardente nécessité de calmer les vents contraires qui soufflent sur ses capitales. Minuit moins cinq dans le siècle européen ? Dernière alerte avant la nuit que lui promettent, de plus en plus nombreux, ses mauvais génies et ses ennemis ?

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