Oui, les deux résolutions votées par la France à l’ONU désignent bien Israël comme seul pays violateur des droits des femmes.

Le 23 juillet dernier, deux résolutions accusant Israël de violer les droits de la femme étaient soumises au vote du Conseil économique et social des Nations unies (l’ECOSOC) avant d’être adoptées. Parmi les pays ayant voté pour : l’Iran, le Pakistan, le Yémen, l’Arabie saoudite et…la France.

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le fait qu’Israël soit le seul pays fustigé par ces résolutions. Et pour cause :

La résolution de l’ECOSOC sur « la situation des femmes palestiniennes et l’aide à leur apporter » a été adoptée au titre du point 16 de l’ordre du jour, intitulé « Répercussions économiques et sociales de l’occupation israélienne sur les conditions de vie du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe du Golan syrien occupé ». C’est le seul point de l’ordre du jour de l’ECOSOC consacré spécifiquement à la condamnation d’un seul pays : Israël. Tous les autres domaines d’intervention se concentrent sur des thématiques globales. Le contexte même est donc anti-Israël.

La résolution abonde de dispositions blâmant Israël (voir, par exemple, le huitième alinéa du préambule et les paragraphes 1 et 2 du dispositif).

Il n’y a pas de dispositions similaires critiquant l’Autorité palestinienne, bien que le Secrétaire général des Nations Unies, dans son rapport sur « la situation des femmes palestiniennes et l’aide à leur apporter » (E/CN.6/2019/6), ait explicitement présenté des preuves de discrimination fondée sur le sexe dans la société palestinienne, notamment : la violation des droits des femmes ; la violence à l’encontre des femmes ; la discrimination au travail et dans le système éducatif ; la dépendance économique et les pressions sociales ; et les obstacles à l’égalité des sexes inhérents aux lois sur le mariage, le divorce et l’héritage. Mais la résolution de l’ECOSOC blâme Israël pour les mauvaises conditions des femmes palestiniennes plutôt que de se concentrer sur ces résultats troublants.

Le treizième alinéa du préambule note « l’adhésion de la Palestine à plusieurs instruments relatifs aux droits de l’homme et aux principales conventions relatives au droit humanitaire, ainsi qu’à d’autres traités internationaux » et souligne la nécessité de s’acquitter pleinement des obligations découlant de ces instruments qui protègent les droits des femmes et des filles, notamment pendant et après les conflits. Des propos nettement plus indulgents que ceux dirigés à l’encontre d’Israël.

Il en va de même pour le paragraphe 6 du dispositif, qui est le seul paragraphe mentionnant le Gouvernement palestinien : « Se félicite de l’adoption par le Gouvernement palestinien du plan d’action national pour l’application de la résolution 1375 (2000) ».

La France a également voté en faveur de l’autre résolution unilatérale adoptée par l’ECOSOC, intitulée, tout comme le point de l’ordre du jour au titre duquel elle a été adoptée ; « Répercussions économiques et sociales de l’occupation israélienne sur les conditions de vie du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe du Golan syrien occupé ».

Si ces deux résolutions non contraignantes, il n’en reste pas moins qu’elles pointent Israël de façon unilatérale et qu’elles sont, en ce sens, largement contestables.

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