AJC s’inquiète de la décision de la Cour de justice européenne sur l’étiquetage et appelle à renforcer les liens entre l’UE et Israël

Bruxelles – 12 novembre 2019 – AJC regrette l’arrêt rendu aujourd’hui par la Cour de justice européenne qui impose l’étiquetage des denrées alimentaires israéliennes produites au-delà de la ligne verte. Cette décision sera probablement instrumentalisée par ceux qui cherchent à délégitimer l’État d’Israël, c’est pourquoi il est désormais particulièrement urgent de renforcer les liens mutuellement bénéfiques entre l’UE et Israël.

« En tant que partisans d’une solution – négociée – à deux États, nous ne pensons pas que l’étiquetage discriminatoire puisse contribuer à faire progresser la paix. L’instrumentalisation de la législation de l’UE entravera la recherche d’un accord entre Israéliens et Palestiniens, qui ne peut réussir que dans le domaine diplomatique – et non judiciaire « , a déclaré Daniel Schwammenthal, directeur de l’AJC Transatlantic Institute, le bureau européen d’AJC basé à Bruxelles.

« L’étiquetage général ne constitue pas une réponse adaptée à la complexité du conflit car, par exemple, les règles s’appliquent également aux blocs d’implantations adjacents à la ligne verte, qui resteront israéliens dans tout futur accord de paix envisageable. De plus, l’étiquetage est même rendu obligatoire sur le plateau du Golan, un territoire qui n’a aucun lien avec le conflit israélo-palestinien et qui, heureusement, n’est plus sous le contrôle du régime assassin d’Assad et de ses complices iraniens et russes  » a exprimé Daniel Schwammenthal.

« La décision d’aujourd’hui ne s’inscrit pas dans un vide politique, mais dans le contexte d’attaques antisémites croissantes dans toute l’Europe et des efforts persistants d’un mouvement extrémiste qui cherche à boycotter, désinvestir et sanctionner (BDS) Israël. Ce mouvement BDS, dont les militants rejettent le droit même d’Israël à exister, revendiquera cette décision comme une victoire majeure dans sa campagne contre l’Etat d’Israël. Il ne fait aucun doute que le mouvement antisémite BDS utilisera cette décision pour intensifier sa politique honteuse d’intimidation des consommateurs et des propriétaires d’entreprises en interdisant de facto les produits des colonies israéliennes comme première étape dans sa stratégie de boycott de tous les produits israéliens » a ajouté Schwammenthal.

C’est pourquoi AJC soutient l’appel du groupe des Amis transatlantiques d’Israël (TFI) du Parlement européen, dont la direction a déclaré : « Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire que l’Europe établisse un programme positif avec notre principal allié et seule véritable démocratie dans la région :

L’UE doit donc immédiatement

1) Fixer une date pour un Conseil d’association avec Israël, qui n’a pas été convoqué – ce qui semble impensable – depuis 2012,

2) Mettre à niveau et actualiser l’accord d’association UE-Israël entré en vigueur en juin 2000,

3) Convenir enfin des priorités du partenariat dans le cadre de la politique européenne de voisinage. »

La déclaration complète du TFI peut être consultée ici.

Le TFI est le tout premier groupe d’amitié à s’être spécifiquement engagé à soutenir le partenariat trilatéral entre les États-Unis, Israël et l’Europe. Fondé en juillet 2019, le TFI est dirigé par le député européen autrichien Lukas Mandl (PPE). Les vice-présidents sont les députés européens Frédérique Ries (Renew Europe), Petras Auštrevičius (Renew Europe) et Anna-Michelle Asimakopoulou (PPE).

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