Une délégation d’AJC rencontre le Président Sarkozy à Paris

David Harris, Nicolas Sarkozy et Simone Rodan-Benzaquen (Photo: Erez Lichtfeld)

21 janvier 2011 – Paris – Une délégation  d’AJC a effectué une visite à Paris sous la houlette de sa représentante en France Simone Rodan-Benzaquen. Ce vendredi 21 janvier 2011 a été une formidable occasion de s’entretenir avec le Président de la République Nicolas Sarkozy. 

« Le Président Sarkozy est un homme d’Etat respecté qui a une vision de l’Europe et du monde basée sur des valeurs démocratiques et sur la liberté. Nous avons apprécié cette opportunité d’approfondir le dialogue avec le Président Nicolas Sarkozy», a déclaré David Harris, Directeur Exécutif d’AJC.

Depuis son mandat en tant que Ministre de l’Intérieur, durant lequel il a à de maintes reprises démontré un fort engagement dans la lutte contre l’antisémitisme en France, AJC a maintenu de bons rapports avec Nicolas Sarkozy.

« Je ne change pas facilement mes convictions, tout comme je ne change pas facilement mes amis, et ma porte sera toujours ouverte à AJC », tels ont été les propos tenus par le Président envers la délégation.

Lors de cette rencontre au Palais de l’Elysée, AJC a félicité le Président français pour les vigoureux efforts qu’il fournit pour empêcher les ambitions nucléaires du régime iranien, pour renforcer le partenariat transatlantique, pour son soutient envers Israël  en tant « qu’état-nation du peuple juif » et son implication dans le processus de paix.

La conversation qui a duré une heure a couvert plusieurs sujets, dont les récents événements au Liban et en Tunisie, le processus de paix israélo-arabe, et les nouveaux défis auxquels les pays européens doivent faire face, tels que l’immigration, l’intégration et la question identitaire.

AJC entretient de bonnes relations avec la France depuis plusieurs décennies. Celles-ci ont débuté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, lorsqu’un bureau d’AJC a été établi à Paris. Actuellement, AJC France est représenté par Simone Rodan-Benzaquen.

En 2007, AJC avait eu l’immense honneur d’offrir le prix de “Lumières parmi les Nations » à Nicolas Sarkozy. Ce prix a ensuite également été offert à la Chancellière allemande Angela Merkel lors d’une cérémonie à Berlin le 20 janvier 2011.

Les membres de la délégation d’AJC ont commencé leur voyage en Europe mercredi à Berlin, où ils ont rencontré la Chancelière, le Président Wulff, Le Ministre de la Défense Guttenberg, le Ministre de l’Economie Brüderle, les ambassadeurs américain et israélien, ainsi que  les anciens ministres  des Affaires étrangères, Fischer et Steinmeier. A Paris, le groupe a également rencontré le Secrétaire Général de l’UMP Jean-François Copé, le dirigeant du parti socialiste Harlem Désir, le Maire de Paris Bertrand Delanoë et le président du CRIF Richard Prasquier. La délégation a ensuite quitté Paris pour continuer des entretiens à Londres.

Publicités

AJC Urges Knesset to Reconsider Measure

January 5, 2011 – New York – AJC is urging the Knesset to reconsider its decision today to create a parliamentary committee that will investigate Israeli groups critical of the Israel Defense Forces.

“The Knesset’s action today contravenes the democratic principles that are Israel’s greatest strength,” said AJC Executive Director David Harris. “Israel’s vibrant democracy not only can survive criticism, but it also thrives and is improved by it.”

The measure, adopted by a vote of 47-16, calls for establishing a special committee to examine funding of Israeli organizations engaged in advocacy seen by some as undermining support for Israel. Yisrael Beitenu, the party headed by Foreign Minister Avigdor Lieberman, introduced the measure afterIsrael’s attorney general, Yehuda Weinstein, had declined during the summer to investigate Israeli groups criticizing IDF actions.

AJC called on the Knesset to seek other means to address concerns about the role of funding in political and civic activity.

“The selective targeting of groups critical of the IDF runs counter to Israel’s legal and political tradition, and does no service to the one state that is a beacon of democracy in the Middle East,” said Harris.

“If there is a concern that foreign, and possibly malign, forces are funding civic or political groups in Israel, then let there be a debate on the advisability of requiring full disclosure of the revenues, and their sources, of all such groups across the political spectrum.”

Comment pouvez-vous défendre Israël? de David Harris directeur éxecutif d’AJC

J’étais assis dans une salle de cours d’une université britannique. La conférence m’ennuyait aussi je commençais à jeter des coups d’oeil dans la salle et je remarquais quelqu’un qui me semblait familier, jailli d’une époque ancienne où j’étais à l’université. À la fin de la conférence, je me suis présenté et je me demandais si après tant d’années ou plutôt tant de décennies, il se souviendrait de moi.

Il me dit qu’il se souvenait de moi et je lui répondis qu’il n’avait pas changé. Il me répliqua : « mais vous, vous avez beaucoup changé » !

« Comment cela ? » Demandai-je avec une certaine appréhension, sachant sans illusion qu’à 60 ans, on est plus tout à fait le même qu’à 30 ans.

Il me regarda droit dans les yeux, en présence des gens qui nous entouraient, et déclara : « je lis ce que vous écrivez sur Israël. Je les hais. Comment pouvez-vous défendre ce pays? Qu’est-il arrivé au brave gars libéral que je connaissais il y a 30 ans » ?

Je lui ai répondu: « ce brave gars libéral n’a pas changé d’idées. Israël est une cause libérale, et je suis fier de le défendre ».

Oui, je suis fier de prendre la parole en faveur d’Israël. Un récent voyage m’en a rappelé les raisons, une fois de plus.

Parfois, ce sont de petites choses en apparence minimes, des choses qu’on ne remarque pas, qui semblent aller de soi ou qu’on préfère ignorer de peur de briser le carcan rigide de son esprit.

— C’est par exemple une leçon de conduite à Jérusalem avec au volant une dévote femme musulmane et comme moniteur d’auto-école un israélien avec une kippa. A en juger par les rapports des médias sur les conflits intercommunautaires sans fin, une telle scène devrait être impossible. Pourtant, cela semble tellement banal que personne à part moi, n’y prête attention. Il va sans dire que cette femme, si elle vivait en Arabie Saoudite, n’aurait pas pu bénéficier du luxe de leçons de conduite et encore moins par un moniteur juif orthodoxe.

— Ce sont deux gays qui marchent main dans la main le long de la plage de Tel-Aviv. Personne ne les regarde ni ne met en cause leur droit d’afficher leur affection. Essayer de reproduire cette scène dans les pays voisins.

— C’est la foule du vendredi dans une mosquée à Jaffa. Les musulmans sont libres d’y entrer comme ils le veulent, de prier, d’affirmer leur foi. La scène se répète dans tout Israël. Pendant ce temps, les Chrétiens d’Irak se font tuer ; les Coptes en Égypte subissent des discriminations quotidiennes, l’Arabie Saoudite interdit toute manifestation publique du christianisme et les Juifs ont été chassés du Moyen-Orient arabe.

— C’est la gare routière centrale de Tel-Aviv. Il y a une clinique de soins gratuits mis en place pour les milliers d’Africains se trouvant en Israël, certains légalement, d’autres illégalement. Ils sont originaires du Soudan, de l’Érythrée, et d’ailleurs. Ils sont chrétiens, musulmans, et animistes. De toute évidence, ils savent des choses que ne connaissent pas les détracteurs d’Israël qui manifestent et tempêtent à chaque allégation de racisme. Ils savent qu’avec un peu de chance ils pourront prendre un nouveau départ en Israël. Ce n’est pas pour rien qu’ils contournent les pays arabes le long du chemin craignant l’emprisonnement ou les persécutions. Et alors que le petit Israël se demande combien de ces réfugiés il peut absorber, des équipes médicales professionnelles donnent bénévolement de leur temps pour les soigner dans cette clinique.

— C’est « Sauver le Cœur d’un enfant », une autre institution israélienne dont ne parlent pas les médias internationaux mais qui mériterait une nomination pour le prix Nobel de la paix. Ici, les enfants ayant besoin de soins cardiaques avancés arrivent, souvent en cachette de leur pays d’origine. Ils arrivent d’Irak, de Cisjordanie de Gaza et d’autres pays arabes. Ils bénéficient de traitements parmi les meilleurs du monde. C’est gratuit, offert par des médecins et des infirmières qui souhaitent prouver leur attachement à la coexistence. Pourtant ces personnes savent que dans de nombreux cas leur travail ne sera pas connu. Les familles ont peur de déclarer qu’elles ont cherché de l’aide en Israël même si grâce aux Israéliens leurs enfants ont reçu une nouvelle vie.

— C’est la vitalité du débat israélien sur tous les sujets possibles et imaginables avec bien sûr le conflit en cours avec les Palestiniens. L’histoire raconte que le président américain Harry Truman a rencontré le président israélien Chaïm Weizmann peu de temps après la création d’Israël en 1948. Ils ont eu une discussion à propos de qui avait le job le plus difficile. Truman a dit: « avec tout mon respect, je suis président de 140 millions de personnes », Weizmann répondit: « C’est vrai, mais je suis président d’un million de présidents ». Que ce soit à travers les partis politiques, la Knesset, les médias, la société civile, ou la rue, les Israéliens sont capables de s’affirmer, de faire leur autocritique et de réfléchir à un large éventail de points de vue.

— C’est aussi quand les Israéliens comme ces jours-ci sont en train de planifier la restauration de la forêt de Carmel après un incendie qui a causé la mort de 44 personnes et détruit 8000 ha de nature sublime. Les Israéliens ont pris une terre aride et stérile et malgré des difficultés inimaginables, ils ont amoureusement planté un arbre après l’autre, de sorte qu’Israël se trouve aujourd’hui parmi les très rares pays au monde qui ont plus de terres boisées qu’il y a un siècle.

— Ce sont les Israéliens qui, avec une volonté calme et du courage, sont déterminés à défendre leur petit morceau de terre contre toutes les menaces possibles, l’arsenal croissant du Hamas à Gaza, l’accumulation dangereuse de missiles par le Hezbollah au Liban, les appels de l’Iran bientôt nucléarisé pour un monde débarrassé d’Israël, l’hospitalité de la Syrie pour les dirigeants du Hamas et son transfert d’armes au Hezbollah, sans oublier leurs ennemis qui sans vergogne utilisent des civils comme boucliers humains. Ou la campagne mondiale pour contester la légitimité d’Israël et son droit à la légitime défense, la coalition antisioniste étrange qui unit gauche radicale et islamistes radicaux, la majorité automatique à l’ONU, prête à souscrire à toute accusation contre Israël même la plus absurde et tirée par les cheveux. Et tous ces soi-disant pays grands experts qui sont soit incapables soit ne veulent pas saisir les immenses défis stratégiques auxquels Israël est confronté.

— Oui, ce sont ces Israéliens qui, après avoir enterré 21 jeunes assassinés par des terroristes dans une discothèque de Tel-Aviv, endossent l’uniforme de l’armée israélienne pour défendre leur pays et proclament, dans le même souffle, « qu’ils nous empêcheront pas de continuer à danser non plus ».

C’est le pays que je suis fier de défendre. Je ne pourrais jamais dire qu’Israël est parfait. Il a ses défauts et ses faiblesses. Il commet des erreurs. Mais c’est la même chose pour tous les pays démocratiques, libéraux et pacifiques que je connais et pourtant bien peu d’entre eux ont été confrontés à des défis existentiels quotidiennement depuis leur naissance.

On dit que le mieux est l’ennemi du bien. Le fait de voir Israël de près plutôt qu’à travers les filtres de la BBC ou du Guardian, confirme immanquablement les raisons pour lesquelles Israël est un bon pays.

adapté de l’anglais par Danilette

Rencontre entre AJC et la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova

Paris, le 22 décembre 2010– Simone Rodan-Benzaquen, directrice d’AJC France et Jason Isaacson, directeur des relations internationales d’AJC ont rencontré la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova pour évoquer les récentes résolutions anti-israéliennes ainsi que le rôle que devrait jouer l’UNESCO pour favoriser un climat de paix au Proche-Orient.
« Pour que l’UNESCO puisse être efficace, le conseil exécutif de l’agence devrait revenir au vote consensuel plutôt qu’au vote majoritaire ». Irina Bokova a exprimé à AJC sa volonté de prévenir toute politisation de l’agence.
Au dernier vote, le bloc arabe du conseil exécutif de l’UNESCO avait proposé cinq résolutions sur le statut des sites bibliques juifs et sur d’autres sujets concernant le Proche-Orient. Le bloc arabe avait fait pression pour obtenir un vote rapide, qui a été adopté en vote majoritaire et qui a conduit à l’adoption d’un texte contenant un langage profondément anti-israélien.
« La directrice générale Irina Bokova reconnaît clairement que l’UNESCO encourt une politisation sur des sujets sensibles notamment concernant le Proche-Orient. Ce qui pourrait rendre totalement inefficace cette organisation culturelle, éducative et scientifique », souligne Jason Isaacson.
« Nous avons insisté auprès de la directrice générale afin qu’elle use de toute son influence pour restaurer une règle de consensus pour reconnaître les soucis d’équilibre entre les Etats sur des sujets délicats.
Elle a exprimé son soutien à cette position comme étant la seule permettant à l’UNESCO de fonctionner comme une agence multilatérale crédible».

AJC Mourns the Passing of Ambassador Richard Holbrooke

December 13, 2010 — New York — AJC Executive Director David Harris issued the following statement on the passing of Ambassador Richard Holbrooke.
« We mourn the loss of a giant of American diplomacy. Richard Holbrooke devoted the better part of his life to advancing our nation’s foreign policy and bringing hope to millions around the world. A remarkably energetic, creative, and determined public servant, he will long be remembered for bringing the bloody conflict and Serb-instigated ethnic cleansing in Bosnia to an end through the Dayton Accords, and, more recently, for leading so skillfully America’s efforts in the complex region of Afghanistan and Pakistan.
“At AJC, we shall also long cherish the close relationship we had with him, particularly in his roles as Ambassador to Germany and Permanent Representative to the United Nations. In the latter position, for example, he was instrumental in helping correct Israel’s anomalous status as the only UN member state ineligible to vie for a seat on the Security Council. Having become aware of the issue, as he often said, because of a series of full-page AJC ads in The New York Times, Holbrooke mobilized his vast experience to overcome five decades of systemic discrimination against Israel and right a wrong.
“And we shall never forget his speech at our gala dinner in honor of Ambassador Morris Abram, the founder of AJC’s UN Watch, in December 1999. Just off a plane from Africa, Ambassador Holbrooke spoke so movingly of what he had just seen and the need to focus far more global attention on political, economic and social development for what he viewed as a neglected continent.
“We mourn Ambassador Holbrooke’s passing, as we remain grateful for all that he achieved, on behalf of the United States, a country he loved, to advance democratic values, humanitarian concerns, and security interests around the world. »

AJC Leadership Delegation Concludes Europe Visit, Highlighting AJC Presence in Germany, France, Belgium

November 21, 2010 — Brussels — An AJC leadership delegation has just concluded a weeklong mission to Germany, France and Belgium, three key European countries where AJC maintains an official presence.
In Berlin, the delegation and AJC Berlin, under the direction of Deidre Berger, conducted high-level discussions with key officials in the Chancellery and German Foreign Office.
At meetings with State Secretary Dr. Wolf Ruthart-Born and Foreign Policy and Security Advisor to Chancellor Merkel, Christoph Heusgen, AJC raised several issues, including the Iranian nuclear threat and human rights violations, the Israeli-Palestinian peace process, the UN Human Rights Council five-year review in 2011, the upcoming referendum on independence for southern Sudan, and the Special Tribunal on Lebanon. The group also held discussions with the Israeli and American ambassadors to Germany.
AJC Executive Director David Harris and Ambassador Wolfgang Ischinger, chairman of the Munich Security Conference, addressed recent alumni of AJC’s exchange program with insurance giant Allianz.  The AJC-Allianz exchange is a pioneering program that brings young German professionals together with their American Jewish counterparts for a weeklong program in Germany.
From Berlin, the group traveled to Paris, where along with AJC Paris Director Simone Rodan-Benzaquen they met with top government officials.
In her very first official meeting as French foreign minister, Michèle Alliot-Marie, received the AJC delegation at the Quai d’Orsay.  Items on the agenda included the Israeli-Palestinian peace process, Iran’s drive for nuclear weapons capability, reform of the UN Human Rights Council, Lebanon, and the upcoming referendum in Sudan.
At the Foreign Ministry, AJC also praised the efforts of Ambassador François Zimeray to advance international human rights and promote greater understanding between Arabs and Jews worldwide, as well as of Ambassador Valerie Hoffenberg, former AJC Paris director, to strengthen ties between Israelis and Palestinians in the fields of economic cooperation and youth.
In addition to the meeting with Alliot-Marie, AJC met with the President of the Senate, Gérard Larcher, the President and other members of the French-Israeli Friendship Group in the National Assembly, leaders of the Jewish community, the American ambassador to France, the Israeli ambassadors to France and UNESCO, and leaders of the French Union of Jewish Students.
Jason Isaacson, AJC Director of Government and International Affairs, led a panel discussion at Sciences Po, one of France’s most distinguished universities, on the subject of U.S. and European policies toward Iran.
« AJC recognized long ago that France, which is home to Europe’s largest Jewish community, is a key player on the international stage,” said Harris. “Indeed, we established a presence in France shortly after the war. Today, France remains critically important to our concerns in the Middle East and elsewhere, and President Sarkozy is to be applauded, in particular, for his unrelenting courage and leadership in combating the Iranian nuclear threat.”
In Belgium, AJC’s Brussels-based Transatlantic Institute (TAI), founded in 2004, organized the visit in Europe’s capital.
AJC met with the EU Commissioner for Enlargement and Neighborhood Policy, Stefan Füle, to discuss, among other matters, the EU’s relations with Israel, and the accession bids of Turkey and other candidate countries.
The delegation, including TAI Acting Chair Harold Tanner, also met with Members of the European Parliament in charge of links with Iran, Israel, and the United States, an array of ambassadors to the EU, leaders of Belgium’s Jewish community, and representatives of the Brussels-based European Union of Jewish Students, an AJC partner organization, and the Belgian Union of Jewish Students.
« The European Union is the most ambitious and successful peace project of the 20th century, » said Harris.
« AJC has long applauded the process of European integration. Further, as committed proponents of the transatlantic relationship, exemplified by our establishing the Transatlantic Institute six years ago, we came to Brussels to bolster and reaffirm this critically important alliance. It represents a vital and irreplaceable community of democratic values and common security concerns, » Harris said.

AJC France en action

(de gauche) Elisa Sagor, David Harris, Michèle Alliot-Marie, Simone Rodan-Benzaquen, Jason Isaacson

Une délégation de AJC (American Jewish Comittee) composée de David Harris, Jason Isaacson, Simone Rodan Benzaquen et Elisa Sagor a pu rencontrer durant 2 jours (mardi 16 et mercredi 17 novembre), des personnalités du monde politique et de la diplomatie française.
Ce court séjour marathon organisé par la représentante de l’AJC en France Simone Rodan Benzaquen, a été particulièrement riche. En plein remaniement ministériel, et malgré une actualité de politique intérieure très imposante, l’accueil des différentes personnalités politiques, notamment Gérard Larcher président du Sénat ou bien le long entretien avec Michèle Alliot-Marie nommée la veille Ministre des Affaires Etrangères, a prouvé l’extraordinaire amitié que porte la France à l’American Jewish Committee. Pendant ces différentes entrevues les sujets abordés ont été les suivants: les relations transatlantiques, le processus de paix entre israéliens et palestiniens, le Liban, le Soudan et l’imminent référendum du Sud, l’inquiétude concernant la politique iranienne, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ou encore les questions liées au racisme et à l’antisémitisme en Europe.

Sciences Po- Discours de Jason Isaacson, directeur de relations gouvernementales et internationales

“THE U.S., EUROPE AND IRAN: WHAT POLICY FOR WHAT THREAT?”
REMARKS AT L’INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES DE PARIS

BY JASON ISAACSON, AMERICAN JEWISH COMMITTEE

NOVEMBER 16, 2010

Good evening. On behalf of my AJC colleagues and myself, thank you for creating this opportunity for me to present our organization’s perspectives on perhaps the most critical strategic issue confronting Europe, the United States, our allies and energy suppliers in the Middle East, and, indeed, the future of nuclear non-proliferation and the entire international security architecture: Iran’s efforts to acquire nuclear-weapons capability – and the steps that can be taken to thwart them.

 

I’d like to begin this evening not where the flyers announcing this program suggested an American Jewish Committee spokesman would likely begin in discussing the Iranian challenge. I’ll begin not in the United States or in Europe, but in the Persian Gulf – or, as they prefer to call it in the states of the Gulf Cooperation Council, the Arabian Gulf.

 

Just last Saturday, I completed a nine-day tour of three Gulf states – the latest in a series of periodic consultations my AJC colleagues and I have been conducting in the region since the mid-90’s. The objective of this and similar trips has been to build bridges across religious and national divides; to puncture myths and counter prejudices about Jews and Arabs; to encourage cooperation in various sectors and at various levels between these countries and Israel – as a means to help improve the climate for regional peace; and to discuss common problems and, perhaps, common strategies to resolve them. In the course of the week, I met with cabinet ministers and business leaders, think tank directors and diplomats, military planners, human rights activists and university students. Our conversations were frank, our agenda was broad, and, on many issues, there was considerable congruity in our thinking.

 

It may not surprise anyone in this sophisticated audience to learn that the viability of the Arab-Israeli peace process, the latest developments in the search for a formula to induce Prime Minister Netanyahu and President Abbas back to the bargaining table, was not the primary focus of our discussions – although, of course, the peace process was a subject of concern and frustration. No, the most urgent talks we had were on the topic of Iran.

 

From the perspective of any of the small GCC member states, with native populations of no more than one or two million (and sometimes considerably less), Iran is a dominant presence – and, with an ideological regime that rejects the fundamental concept of strategic cooperation between the West and the Muslim world, it is a persistent threat. In Gulf states with a significant, or even a majority, Shi’a population, Iran is seen in a further dimension: as an aggressive, radicalizing factor in internal affairs.

 

As I have seen in each visit I have made over the last 15 years, every Arab state in the Gulf views Iran through multiple lenses: as an important trading partner; as a cultural and demographic fixture in Gulf societies; as a supporter and an exporter of extremism – and as financier and arms supplier to movements destabilizing and terrorizing one Arab country, Lebanon, and one state-in-the-making, Palestine; and as a direct threat to the security of GCC regimes.

 

Business and political leaders and policy analysts in the Gulf recognize Iran as a significant factor in sustaining and deepening civilizational conflict. When a Canadian journalist is beaten to death in an Iranian prison … when a young woman is murdered in a street protest over the 2009 Iranian election and the air of freedom is brutally sucked out of an entire generation … when the Iranian president mocks and denies the facts of the Holocaust … when in the Iranian construct “modern” and “Western” equal “decadent” and “evil” … the divide between West and East grows immeasurably wider, the wall of suspicion grows higher, the burden on adherents to Islam living and working in other societies grows heavier.

 

The prospect of the brutal, zealous, truth-twisting mullahs in Tehran – the most polarizing forces in the East-West divide, and the rulers of a large and rich country just a few dozen kilometers away – having access to the deadliest form of modern weaponry fills Gulf leaders with dread. It also fills them with plans: plans to vastly expand and upgrade their military forces, in ever-closer partnership with the United States and other Western allies; plans to install new anti-missile systems; and plans, should it come to this, to pursue nuclear programs of their own and to consider breaking out of the Non-Proliferation Treaty and obtaining weapons capability.

 

This is the not-very-distant future we are now creating: a future in which the region that is the world’s most significant energy supplier is increasingly militarized, increasingly radicalized, and very likely, with great wealth and fear and unfettered by NPT restraints, increasingly nuclear.

 

The question of whether Iran does or does not acquire nuclear weapons capability, and what the most effective response should be, is at its most immediate and urgent, I would argue, right there in the Gulf – amid the oil and gas fields and the sea lanes that deliver energy to the world … amid societies that nourish the faith of more than one billion adherents across the globe … and amid economies that are deeply invested and enmeshed in the industrial and commercial life of Europe, the Americas, and the Far East.

 

From my most recent conversations in the Gulf, and discussions over recent months elsewhere in the Middle East, I know that the Iranian nuclear threat, a powerful extension of Iran’s hegemonic ambitions, is a pressing Arab problem before it is an Israeli or an American or a European problem. But it is also – now and ultimately – very much our problem … which we have allowed to grow in severity and complexity, and which we have sought to address together – ineffectively until now – and which now summons us to the most urgent action. Because, given the resources and technical prowess of Iran and the worldview of its bunkered, morally bankrupt, theocratic regime, the problem of Iran’s drive for nuclear weapons capability is unquestionably the preeminent global security challenge we face.

 

Allow me to summarize our dilemma: Iran is on the verge of nuclear arms capability. It has already amassed enough enriched uranium to make, with further enrichment, at least two and possibly more nuclear bombs.

 

If Iran were to acquire nuclear weapons, or were to stop short of deploying such weapons but possess the ingredients and the knowledge to do so, the regional security regime would be permanently and drastically altered. Its actual or presumed nuclear arsenal would threaten not only its neighbors – including its almost-neighbor, Israel, which Tehran has repeatedly threatened directly, and toward which it has proven its hostile intent through its proxies and clients Hezbollah and Hamas – but it would also threaten Europe and other regions reachable by new generations of ballistic missiles.

 

Iran could be expected to use its enhanced regional power to seek hegemony over the Gulf – the vital energy supply routes through which 40 percent of the global supply of crude oil transits. Its policy influence on, and its political influence within, the GCC states as well as Iraq, Jordan, Syria and other regional states would grow.

 

A nuclear Iran would stir the already simmering tensions between Shi’a and Sunni societies. I do not believe it is far-fetched to envision the Iranian Revolutionary Guard Corps transferring – or threatening to transfer – weapons-grade material to be used in “dirty bombs” by Hezbollah or other terrorist groups; such capability would make the prospect of a pragmatic solution to the Israeli-Palestinian conflict and wider Arab-Israel peace (and we must note that Iran opposes such a pragmatic solution) infinitely more complex. It would further undermine French, U.S. and other efforts to stabilize and normalize Lebanon. And it would set off an accelerated and dangerous regional arms race.

 

The first victim would be the NPT regime and the international order that regulates the use of nuclear energy for peaceful purposes. From Egypt to Saudi Arabia to Turkey and beyond, many regional players will seek to acquire nuclear arsenals to deter Iran. The risks for Europe and South Asia – and, of course, for Israel and other regional allies, and for global interests in Middle East stability – are obvious. The risk of accident, of miscalculation, of the deadliest technology falling into the most reckless hands, is enormous – and intolerable.

 

Iran’s revolutionary ideology is not necessarily tinged with a yearning for the End of the Days, though it would be foolish to dismiss the existence of such feelings among Iran’s ruling elites. In spite of their rhetoric, Iran’s leaders may be guided by a rational calculation – the desire to ensure the survival for the Islamic Revolution and to strengthen it, both internally and regionally, in order to achieve regional hegemony. But the revolutionary nature of the regime means that, at a minimum, Iran aspires to redefine the regional order of power in its favor, and remake it in its own image. Nuclear weapons would exponentially increase Iran’s ability to achieve that goal.

 

What can we do about the Iranian nuclear threat?

 

I think we can begin by acknowledging that international appreciation of this threat has heightened significantly in recent years. We have seen four United Nations Security Council resolutions imposing political and economic sanctions on Iran – the most recent, last summer, representing the firmest response by the world body to Iran’s continued defiance of its treaty obligations and its threats to world order. We have seen a very significant European Union sanctions measure, in which France exerted extraordinary leadership, and we have seen a number of governments around the world step up to the challenge with their own unilateral economic and political sanctions measures.

 

From available evidence, the sanctions are starting to bite. The Iranian economy is suffering. Crucial investments in the energy sector are being deferred. Access to capital has been constrained as key financial institutions around the world, under pressure from the U.S. and other governments – and on their own volition, to safeguard their own reputations – have halted transactions with Iranian banks. Deliveries of cargo and refined petroleum products have been impeded by interruptions in Iran’s access to insurance on such shipments.

 

What we have seen over the last year and a half, as a new Administration in Washington has signaled its intention to both continue and tighten existing sanctions and to extend an offer of diplomatic engagement to Iran – policies entirely consistent with the policies in place at the end of the Bush Administration – is ever-closer cooperation between key European powers and the United States; in particular, there has been close alignment between Paris and Washington in assessing the Iranian threat and devising measures to address it.

 

While this cooperation has been fruitful and welcome, and has showcased leadership and generated success on the political front, there is no evidence that economic and diplomatic pressure on Iran is producing consequent effect on the regime’s nuclear progress. Experts in the International Atomic Energy Agency and elsewhere tell us that Iran is continuing to install new cascades of centrifuges, and its stockpile of low-enriched uranium is continuing to grow. There have been reports, of course, of trouble in the Iranian program – of technical problems that have set back the timetable for further enrichment and perhaps the fashioning of a nuclear device. But there is no indication that the Iranian regime is any less committed to acquiring this capability, no indication that the nearly universal condemnation Iran’s program has generated has had any impact on the mullahs’ nuclear ambitions. In the face of international censure, in the face of international sanctions, they are determined to move forward.

 

This determination and intransigence presents the United States and Europe – as well as our Gulf allies and the Israelis, all directly threatened by Iran – with several policy options, and a set of profoundly difficult choices.

 

The first choice, I would argue, is a question of ultimate objectives: Are we prepared to accept that the Iranian regime – which routinely violates international law with its arms supplies to terrorist organizations, actively works to subvert Arab regimes from Morocco to Lebanon, brazenly threatens the security of more than one UN member state, and shows no conscience in its abuses of its own citizens’ rights – can be the reliable custodian of nuclear weapons technology? Successive American presidents of both major parties, and the President of France, and other global leaders have said no. If the answer is truly no, the policy options are stark.

 

In fact, I believe the only responsible option is to signal to Tehran that the international community is united and resolute; that diplomatic engagement with Iran and the development of common understandings with Iran are desirable – but that engagement and understanding are not ends in themselves, and cannot substitute for, and cannot be allowed to defer, the necessary action Iran must take to comply with its international obligations; that the military means to focus Iran’s attention and, if necessary, to prevent it from fulfilling its nuclear ambitions remain viable, and are at the ready.

 

Any other option – protracted bargaining while the nuclear clock continues to tick, or acquiescence to Iran’s ambitions and an assumption that a Cold War strategy of containment will work against a regime with a very different ideological framework – is unacceptably dangerous. Any other policy course but determined and tough engagement, international unity, and the maintenance of a convincing military option exposes all of us, Americans and Europeans, our regional allies, and the international order on which we rely, to intolerable risk.

 

 

 

AJC invité à Sciences PO

Iran, the United-States, and Europe: what policy for what threat?

Jason Isaacson
International and governmental relations director of the American Jewish Committee

Michel Taubmann
Journalist, historian, director of the journal Le Meilleur des Mondes, author of books on Iran (Histoire secrète de la Révolution iranienne)

Setâre Enayatzadeh
Researcher in philosophy and political sociology, author, specialist of the Kurd-Iranian world and political Shiism

Tuesday November 16, 19:15 à Sciences Po
Amphi Leroy-Beaulieu (3rd floor)
27, rue Saint-Guillaume

AJC Criticizes Special Vatican Synod Statement on Middle East

October 24, 2010 – New York – AJC is dismayed by the final communiqué of Catholic bishops gathered in Rome for the Vatican’s Special Assembly on the Middle East for its one-sided focus on the Israeli-Palestinian conflict.

« It is appalling that in their final statement of the Special Vatican Synod on the Middle East, the bishops did not have the courage to address challenges of intolerance and extremism in the Muslim countries in which they reside, and rather chose to make the Israeli-Palestinian conflict their first focus » said Rabbi David Rosen, AJC’s International Director of Interreligious Affairs. Rosen, one of only a select few Jews to have received the Papal Knighthood, was the lone Jewish representative to address the Special Assembly.

In the Synod’s final statement, Greek Melkite Archbishop Cyril Salim Bustros, declared “The Holy Scriptures cannot be used to justify the return of Jews to Israel and the displacement of the Palestinians, to justify the occupation by Israel of Palestinian lands.” The archibishop added: “We Christians cannot speak of the ‘promised land’ as an exclusive right for a privileged Jewish people. This promise was nullified by Christ. There is no longer a chosen people – all men and women of all countries have become the chosen people.”

Rosen responded, « The comments of Archbishop Bustros reflect either shocking ignorance or insubordination in relation to the Catholic Church’s teaching on Jews and Judaism flowing from the Vatican II declaration Nostra Aetate. That declaration affirms the eternal covenant between God and the Jewish People, which is inextricably bound up with the Land of Israel. We urge the Vatican to issue a clear repudiation of Archbishop Bustros’s outrageous and regressive comments. »

AJC dénonce les commentaires de l’ancien Grand Rabbin relatifs aux non juifs

Le 18 octobre 2010 de son bureau de New York, AJC déplore les remarques méprisables du Rabbin Ovadia Yosef relatifs aux non juifs, livrés dans un sermon.

« Les remarques du Rabbin Yosef – la suggestion atroce que l’Ecriture sainte juive affirme que les non juifs n’existent que pour servir les Juifs – sont répugnantes et constituent un délit à la dignité humaine et l’égalité humaine, » a dit le Directeur d’AJC David Harris

« Le Judaïsme a d’abord appris au monde que tous les individus sont créés à l’image divine, et c’est ce qui a aidé à former la base de notre code moral. Un rabbin devrait être le premier, et non le dernier, à refléter cet enseignement, qui est l’essence même de notre tradition. »

Le rabbin Yosef, l’ancien Grand rabbin juif Sephardic d’Israël, a fait ces remarques en public dans la nuit de samedi à dimanche. Dans le passé, il a été largement critiqué dans le monde juif, y compris par AJC, pour déshumaniser les déclarations des Palestiniens.


AJC recommande vivement au Cabinet Israélien de reconsidérer le Serment d’Allégiance

Le 13 octobre 2010  de son bureau de New York, AJC exprime son inquiétude face à la décision du Cabinet israélien d’approuver le projet de l’amendement à la loi de citoyenneté israélienne qui appelle les non juifs cherchant à obtenir la citoyenneté israélienne à jurer fidélité et loyauté à Israël comme un Etat juif et démocratique.

AJC soutient de tout cœur le principe qu’Israël est l’État Nation des Juifs et est fier du fait qu’Israël soit une véritable démocratie, la seule démocratie du Moyen-Orient.

Cependant, appliquer des normes différentes basées sur l’appartenance ethnique des personnes cherchant la citoyenneté du pays peut amoindrir la cause noble que l’amendement prétend promouvoir.

AJC espère que le Cabinet israélien passera soigneusement en revue toutes les ramifications de cet amendement avant d’aller plus loin.