Les Enjeux du rapprochement Israël-Arabie saoudite par le géopolitologue Frédéric Encel

La lune de miel sans précédent qui prévaut dorénavant entre Israël et l’Arabie saoudite ne peut en aucun cas se comprendre sans la prise en compte maximale de la guerre froide à laquelle de livre cette deuxième et l’Iran et, de façon plus générale, entre axe sunnite et axe chiite. Quatre rivalités de nature et d’ampleur différentes opposent Riyad et Téhéran.

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Un an après le 13 novembre : Le souvenir et l’action

Il y a un an, la France était frappée au cœur de sa capitale. 130 vies décimées par la barbarie islamiste terroriste. 130 innocents fauchés simplement parce qu’ils voulaient assister à un concert, un match de football, boire un verre entre amis, discuter, danser, s’aimer, bref vivre libres. Nous ne les oublions pas, nous ne pouvons pas les oublier. Nous avons encore en tête les visages jeunes et souriants des victimes s’affichant sur les réseaux sociaux, les témoignages des survivants, les larmes de leurs proches. Hélas, d’autres visages se sont affichés depuis sur nos écrans, d’autres actes de terreurs planifiés pour semer la mort et l’effroi ont été commis. On pense, bien sûr au prêtre Jacques Hamel, à ceux qui sont tombés le 14 juillet à Nice mais aussi ceux qui ont perdu la vie à Bruxelles ou à Orlando. 

Depuis les terribles attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, notre pays est en guerre contre la folie génocidaire de Daesh. Depuis le 13 novembre, alors que les terroristes avaient auparavant délibérément choisi de cibler les Juifs, les apostats, les forces de l’ordre, les dessinateurs ayant représenté Mahomet, chacun sait aujourd’hui qu’il peut être visé. Car l’objectif de Daesh est bien de tuer ce que nous sommes, nous plonger dans la terreur et anéantir nos démocraties, nos libertés, nos droits, nos modes de vie.

Et pourtant que s’est il passé depuis un an ? Sommes-nous sortis du déni qui entoure l’ampleur du danger islamiste dans notre pays ?

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Comment se finance l’organisation terroriste EIIL ?

EIIL financement

L’EIIL est l’organisation terroriste la mieux financée au monde ; elle est même plus riche que certains pays exigus. Comment l’EIIL – qui contrôle désormais les territoires en Syrie et en Irak – remplit-elle ses poches ? Le Washington Institute s’est penché sur la question…

  • Une richesse personnelle

Contrairement aux autres groupes terroristes, qui reposent essentiellement sur des sponsors, des donateurs et qui n’hésitent pas à abuser de la charité publique, l’EIIL est financièrement indépendant du fait de son entreprise criminelle prospère.

  • Un « héritage » illégal

Alors connu sous le nom d’Al-Qaïda en Irak (AQI), le groupe a importé près de 70 millions de dollars par an grâce à ses activités criminelles. Il est devenu si riche que la branche principale d’Al-Qaïda lui a demandé de l’argent en 2005.

  • Un business en pleine croissance

L’EIIL a continué à s’engager dans des activités telles que la contrebande, l’extorsion de fonds et la criminalité. Le fait de ne pas être tributaire de ses principaux donateurs lui a permis d’esquiver allègrement les mesures de lutte anti-terroriste concernant le financement.

  • Les dons privés du Golfe

Les contributeurs privés de l’EIIL – tout comme ceux d’autres groupes opérant en Syrie tels que Jabhat al-Nosra, groupe affilié à Al-Qaïda – représentent l’une des principales préoccupations des dirigeants américains. Les riches citoyens, provenant notamment des pays du Golfe Persique, ont totalisé des centaines de millions de dollars dans le conflit.

  • La réponse des Etats-Unis

Dans sa lutte anti-terroriste, Washington peut réduire la coopération financière de l’Arabie Saoudite et des autres pays du Golfe. Mais, pour porter atteinte de manière significative à la base financière de l’EIIL, il faudrait désormais s’attaquer aux sources de revenu locales, en Syrie comme en Irak.