Le dirigeant de la plus grande organisation musulmane du monde prendra la parole au Global Forum d’AJC à Jérusalem

14 mai 2018 – New York – Yahya Cholil Staquf, secrétaire général de la plus grande organisation musulmane du monde, le conseil suprême de la Nahdlatul Ulama, prendra la parole à l’occasion du Global Forum d’AJC à Jérusalem.

La conférence qui se tiendra sur 4 jours – du 10 au 13 juin – constitue l’événement annuel le plus important de notre organisation.

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Une délégation d’AJC se rend au Maroc et rencontre le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères

1er août 2017 – Tétouan, Maroc –Après une série de meetings à travers le Maroc avec des représentants du gouvernement, des leaders de la communauté juive, des entreprises et représentants de la société civile, AJC a participé aux cérémonies marquant l’anniversaire de l’accession au trône du roi Mohammed VI.

La délégation des 18 membres du Conseil national du leadership d’AJC a rencontré le Premier ministre Saad-Eddine El Othmani, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, le ministre des Affaires islamiques Ahmed Toufiq, le conseiller royal André Azoulay et d’autres hauts fonctionnaires. Ils ont échangé des points de vue sur les relations entre les États-Unis et les Marocains et diverses questions régionales et mondiales. La visite a été la dernière d’une série de consultations annuelles d’AJC depuis plus de 20 ans avec des fonctionnaires marocains et d’autres interlocuteurs sur des questions stratégiques, politiques et économiques. Il était aussi évidemment question des moyens pour favoriser la paix et la réconciliation israélo-arabe.

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Un an après le 13 novembre : Le souvenir et l’action

Il y a un an, la France était frappée au cœur de sa capitale. 130 vies décimées par la barbarie islamiste terroriste. 130 innocents fauchés simplement parce qu’ils voulaient assister à un concert, un match de football, boire un verre entre amis, discuter, danser, s’aimer, bref vivre libres. Nous ne les oublions pas, nous ne pouvons pas les oublier. Nous avons encore en tête les visages jeunes et souriants des victimes s’affichant sur les réseaux sociaux, les témoignages des survivants, les larmes de leurs proches. Hélas, d’autres visages se sont affichés depuis sur nos écrans, d’autres actes de terreurs planifiés pour semer la mort et l’effroi ont été commis. On pense, bien sûr au prêtre Jacques Hamel, à ceux qui sont tombés le 14 juillet à Nice mais aussi ceux qui ont perdu la vie à Bruxelles ou à Orlando. 

Depuis les terribles attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, notre pays est en guerre contre la folie génocidaire de Daesh. Depuis le 13 novembre, alors que les terroristes avaient auparavant délibérément choisi de cibler les Juifs, les apostats, les forces de l’ordre, les dessinateurs ayant représenté Mahomet, chacun sait aujourd’hui qu’il peut être visé. Car l’objectif de Daesh est bien de tuer ce que nous sommes, nous plonger dans la terreur et anéantir nos démocraties, nos libertés, nos droits, nos modes de vie.

Et pourtant que s’est il passé depuis un an ? Sommes-nous sortis du déni qui entoure l’ampleur du danger islamiste dans notre pays ?

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Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO nie les racines juives de Jérusalem

Comité patrimoine culturel

26 octobre 2016 – New York – AJC déplore l’adoption d’une résolution aujourd’hui par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, visant à effacer le lien ancestral entre le judaïsme et la Vieille ville de Jérusalem. La mesure a été adoptée à 10 voix contre 2, avec 8 abstentions.

La résolution, « La Vieille ville de Jérusalem et ses remparts », imite celle du Conseil exécutif de l’UNESCO du 13 Octobre dernier qui supprimait le lien entre les Juifs et les lieux saints de Jérusalem.

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AJC dans la presse: Intolerance, un test pour l’Amerique

Miami Herald

Le 11 septembre 2010

PAR NOAM E. MARANS

Les juifs sont particulièrement sensibles à la combustion de livres, surtout quand il s’agit  de livres religieux.

« Là où ils brûlent des livres, ils brûleront aussi le peuple »  a écrit Heinrich Heine,  célèbre poète et essayiste  juif allemand du 19ème siècle qui a espéré gagner l’acceptation par le baptême, une décision qu’il a, plus tard,  regrettée.

Heine se référait à la combustion du Coran  pendant l’Inquisition espagnole.

Ironiquement les livres d’Heine ont fait parti de ces  milliers de livres juifs brûlés par les Nazis en 1933, un avant-goût de l’Holocauste.

Heine croyait en l’idée que la crainte et la haine pour une religion se traduisent souvent dans la persécution des adhérents de cette religion.

Ainsi, nous ne pouvons  être ni silencieux ni dédaigneux quand une église américaine a pour projet de brûler un Coran  le 11 septembre, même si cette église – située à Gainesville – compte seulement une poignée de fidèles.

Cela n’en reste pas moins  une tentative flagrante d’inciter à la haine à un moment particulièrement sensible en Amérique, quand la construction de mosquées fait face à l’opposition dans lieux divers à travers le pays.

Nous pouvons espérer que les 15 minutes de gloire du Pasteur Terry Jones  soient écoulées, mais rendons nous aussi  compte qu’il symbolise un problème plus large qui exige notre attention collective.

Dans  les jours, les mois, et les années après le 11 septembre, l’Amérique a généralement – et fièrement –  évité les appels anti-Islam. Les musulmans américains n’ont pas eu à se cacher par peur que la colère refoulée des Américains  à l’encontre terroristes Islamistes  leur soit destinée.

Le président George W. Bush a tenté de donner l’exemple quand il a visité le Centre Islamique de Washington le 17 septembre 2001 et a dit, « le visage de terreur n’est pas la vraie foi d’Islam. » Les musulmans « doivent être traités avec respect. Dans notre colère et émotion, nos Américains doivent se traiter avec respect. »

Nous avons cru que nous pourrions faire une guerre à la terreur Islamiste sans faire la guerre à l’Islam et aux Musulmans.

Mais la haine est une maladie difficile à canaliser. Parc 51 – le foyer municipal Musulman proposé et la mosquée à deux blocs du Point de radiation maximum au sol –  a propulsé la maladie de haine de l’inertie à la contagion.

En effet, c’est peut  être cette période cynique d’élection qui a donné lieu à un torrent de commentaires incendiaires par les leaders publics qui devraient pourtant connaître mieux le sujet. Parmi les propos les plus accablants se trouvent ceux d’un ancien de la « House Speaker Newt Gingrich », qui a comparé la prétendue mosquée du Point de radiation maximum au sol au placement d’un svastika au site du Musée de l’Holocauste de Washington.

Indépendamment des motivations des provocateurs, l’histoire a appris que silence est complicité.

Les leaders religieux et les responsables politiques doivent réagir et refuser de jouer avec les extrémistes verbaux.

Les paroles qui incitent à la haine sont fausses pénibles et dangereuses. Ils peuvent mener à la violence, comme ce fut le cas dans l’agression à coups de couteau d’un chauffeur de taxi musulman à New York ou encore l’incendie criminel et les coups de feu contre  une mosquée du Tennessee.

Chacun d’entre nous a une responsabilité de rejeter ceux qui ont allumer la flamme, de condamner ceux qui en ont encouragé d’autres dans leur haine de l’Islam et de tendre la main à  ceux qui ont sont devenus vulnérables.

Les juifs ont une responsabilité particulière pour aider et pour changer le climat actuel. Après tout, nous connaissons mieux que quiconque comment les stéréotypes, la discrimination, l’exode et la violence ont défié notre long voyage.

On ne devrait pas collectivement juger les terroristes musulmans du 11 septembre  qui, dans leur perversion de l’Islam, ont tués des milliers de personne, y compris des musulmans. Les terroristes n’étaient pas serviteurs  de religion, mais de sacrilège.

Bien sûr, comme nous nous exprimons et en appelons à nos concitoyens musulmans, nous – comme eux – n’osent être naïfs. Il y a des extrémistes islamistes dans notre milieu qui cherchent l’occasion de profiter de l’ouverture américaine pour faire le mal, sans distinction, au nom de l’Islam. Il y a des batailles internes qui ont lieu au sein de l’islam entre des extrémistes et des modérés. Des forces puissantes dans le milieu de la foi ont résisté et sont parvenues à concilier certains des  principes antiques avec des sensibilités modernes, un processus de floraison dans un âge moderne, était essentiel pour le Christianisme et le Judaïsme. Mais dans le climat américain actuel d’égalité, on menace le pluralisme et la liberté religieuse. Il est essentiel de déclarer clairement que le courant  anti-musulman n’est aucunement plus acceptable aux États-Unis que le racisme et l’antisémitisme.

Notre pays sera toujours considéré comme celui qui prend le chemin des plus vulnérables.

C’est aujourd’hui que des musulmans américains sont vulnérables, et c’est un test pour l’Amérique.

Rabbi Noam E. Marans is the American Jewish Committee’s associate director of interreligious and intergroup relations, based in New York.