Une délégation d’AJC se rend au Maroc et rencontre le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères

1er août 2017 – Tétouan, Maroc –Après une série de meetings à travers le Maroc avec des représentants du gouvernement, des leaders de la communauté juive, des entreprises et représentants de la société civile, AJC a participé aux cérémonies marquant l’anniversaire de l’accession au trône du roi Mohammed VI.

La délégation des 18 membres du Conseil national du leadership d’AJC a rencontré le Premier ministre Saad-Eddine El Othmani, le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, le ministre des Affaires islamiques Ahmed Toufiq, le conseiller royal André Azoulay et d’autres hauts fonctionnaires. Ils ont échangé des points de vue sur les relations entre les États-Unis et les Marocains et diverses questions régionales et mondiales. La visite a été la dernière d’une série de consultations annuelles d’AJC depuis plus de 20 ans avec des fonctionnaires marocains et d’autres interlocuteurs sur des questions stratégiques, politiques et économiques. Il était aussi évidemment question des moyens pour favoriser la paix et la réconciliation israélo-arabe.

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AJC soutient les nouvelles sanctions votées par le Sénat américain contre la Russie

15 juin 2017 – Washington D.C. – AJC félicite le Sénat américain pour le vote d’une loi bipartisane visant à codifier les sanctions actuellement appliquées à la Russie et requiert du Président qu’il passe par le Congrès pour la levée ou suppression de ces sanctions.

Afin que l’intervention de la Russie dans nos élections ne reste pas impunie, des sanctions seront imposées sur de nouvelles entités incluant « les individus s’adonnant à des cyber activités frauduleuses au nom du gouvernement russe. » AJC encourage le Parlement américain à rapidement considérer et ratifier ces provisions, calquées sur le nécessaire et louable « Countering Iran’s Destabilizing Activities Act ».

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AJC dénonce l’appel de Donald Trump visant à interdire l’accès des Etats-Unis aux Musulmans

le-candidat-aux-primaires-republicaines-pour-la-maison-blanche-donald-trump-a-washington-le-9-septembre-2015_5418003AJC condamne le plus fermement possible les derniers commentaires offensants et incendiaires du candidat républicain Donald Trump, qui a suggéré hier que tous les Musulmans devraient se voir interdire l’entrée aux Etats-Unis.

« En tant qu’Américains qui venons de respecter les fêtes de Thanksgiving, en souvenir des pèlerins ayant fui la persécution religieuse en Europe et venus s’installer sur le sol américain, nous trouvons cette proposition odieuse et injustifiable. » a déclaré Jason Isaacson, directeur des relations internationales d’AJC. « De même, en tant que Juifs observant actuellement Hanoucca, fête qui célèbre le droit d’une petite minorité religieuse à vivre en paix, nous sommes profondément préoccupés par le racisme inhérent aux propos du candidat. Nul besoin de remonter jusqu’à l’histoire de Hanoucca pour observer les résultats terribles de la persécution religieuse ; ce genre de stéréotypes mène inévitablement à des actions désastreuses. »

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AJC présente un plan d’action au Parlement européen pour la lutte contre l’antisémitisme

26 février 2015 – Bruxelles – Un haut responsable de l’American Jewish Committee a exhorté les législateurs européens à élaborer un plan d’action immédiat afin de faire face à la marée montante de l’antisémitisme dans leur pays et de changer la réalité des Juifs vivant dans la peur en Europe.

« En premier lieu, les dirigeants européens doivent montrer leur volonté d’assurer Lire la suite

AJC intervient lors du Forum de Doha sur la paix au Moyen Orient.

21 mai 2012 – New York – Un haut responsable de l’AJC, intervenant à la grande conférence internationale qui vient de se dérouler au Qatar, a exhorté les gouvernements arabes à tendre la main à Israël pour faire avancer le processus de paix israélo-arabe.

« Il est du devoir des dirigeants arabes, et du pouvoir du leadership arabe, de relancer le processus de paix », a déclaré Jason Isaacson, directeur des affaires gouvernementales et internationales de l’AJC. « Un nouveau partenariat entre les Etats arabes et Israël peut être établi avant même qu’un accord de paix entre Israël et les palestiniens soit signé. »

Jason Isaacson est intervenu au cours  de la conférence «Enrichir le Moyen-Orient, une conférence économique sur l’avenir » du Forum de Doha. Une conférence de trois jours co-organisée par le UCLA Center for Middle East Development et le ministère des Affaires étrangères du Qatar.
Alors que Monsieur Isaacson, et d’autres dirigeants de l’AJC entretiennent des relations avec plusieurs pays arabes de la région,  c’était pour AJC  la première fois de présenter, au cours d’un forum face à un public inhabituel, la perspective de l’AJC et ce dans la recherche d’une paix israélo-palestinienne.

L’AJC appuie fermement une solution de deux Etats comme « la seule solution viable, durable, et juste d’une résolution du conflit israélo-palestinien, » a dit Isaacson.

«AJC s’oppose à la solution d’un seul Etat pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qu’elle soit proposée par les partisans de la cause palestinienne ou par les partisans de la cause israélienne », a déclaré Monsieur Isaacson. « La solution d’un Etat unique est historiquement, politiquement et moralement intenable. »

En ce qui concerne l’Initiative de paix arabe, adoptée lors du Sommet arabe de Beyrouth il ya dix ans, Monsieur Isaacson a déclaré que le document est une bonne base mais doit être retravaillé « pour démontrer la sincérité de ses initiateurs. »

« Si l’intention de l’initiative était de convaincre un public israélien sceptique  et une communauté internationale méfiante que les Etats arabes acceptent Israël, sont prêts à vivre avec Israël et même à travailler aux côtés d’Israël, le message n’a pas été reçu, et il doit être retransmis, d’une manière nouvelle », a déclaré Monsieur Isaacson.

Monsieur Isaacson a souligné que, contrairement au Quartette, les Etats arabes ont le pouvoir de provoquer un changement dans l’approche de l’établissement d’une paix efficace. À titre d’exemple, Monsieur Isaacson a suggéré une nouvelle approche pour les gouvernements arabes concernant la direction palestinienne:

« Seuls les Etats arabes peuvent dire aux Palestiniens que leur leadership est fracturé et trop souvent corrompu « : « Mesdames et Messieurs, soyons sérieux. Arrêtons d’instrumentaliser la victimisation palestinienne. Arrêtons de gaspiller notre temps, notre argent et la bonne volonté internationale sur des boycotts et campagnes visant à dénigrer l’image d’Israël – l’image de la quintessence d’une «start-up nation», de ce petit pays et dynamique, qui a remporté 10 prix Nobel. Cela n’a aucun sens. Arrêtons de soutenir et tolérer les mouvements qui célèbrent et se livrent à la violence – à commencer par le Hamas ».

« Arrêtons d’essayer de convaincre notre peuple – les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, les réfugiés palestiniens et leurs descendants, où qu’ils vivent, et toutes les populations arabes partout dans le monde – que les Juifs n’ont pas de légitimité dans ce pays, et que si nous tenons assez longtemps à les traiter comme des parias, ils échoueront et ils partiront. Bien au contraire, ils y arrivent, il tiennent tête et ne sont pas prêt de partir. Arrêtons cela maintenant pour notre avenir, celui de vos enfants et des nôtres, et, oui, les enfants israéliens -. Tous otages de cette situation sans issues « 

Jason Isaacson a également appelé à une expansion de la coopération régionale existante, tel que la participation d’Israël à l’Agence internationale des énergies renouvelables à Abu Dhabi et au Centre de recherche de dessalement du Moyen-Orient à Oman. « Si ces efforts et d’autres de collaboration sont intensifiés, si le message de leadership arabe est celui de l’engagement, la dynamique de paix israélo-palestinienne va changer », a déclaré Monsieur Isaacson.

Même en l’absence de paix israélo-palestinienne, « il y a des questions propres aux Etats du Moyen-Orient ne peuvent se résoudre autrement qu’ensemble, en tant que région. »

AJC se félicite de la condamnation du Premier ministre palestinien Salam Fayyad à propos des meurtres commis à l’école juive à Toulouse

21 mars 2012 – New York – AJC salue le Premier ministre palestinien Salam Fayyad pour son rejet clair du terrorisme commis au nom de la cause palestinienne, et pour l’expression de sa solidarité et celle de la direction palestinienne envers les familles des victimes des meurtres antisémites perpétrés lundi à Toulouse.

Définissant l’assaut de l’école Ozar Hatorah comme une attaque « contre la vie d’innocents … un acte terroriste lâche », Fayyad a condamné ceux qui prétendent faire avancer les aspirations des Palestiniens à travers le terrorisme. Trois écoliers et le père de deux d’entre eux ont été abattus au cours de l’attaque de Toulouse, et un autre étudiant a été grièvement blessé.

« Les conndamnations du Premier ministre Fayyad envoient un signal important aux promoteurs de la haine et de la violence au Moyen-Orient et dans le monde», a déclaré le Directeur des affaires gouvernementales et internationales de l’AJC, Jason Isaacson. « Il est un nouveau – et nécessaire –  rejet du terrorisme comme outil pour faire avancer des fins politiques. »

Le principal suspect identifié par les autorités françaises, Mohamed Merah, aurait affirmé que les meurtres ont été motivés en partie pour venger la mort d’enfants palestiniens.

Dans un communiqué publié aujourd’hui à Ramallah, Salam Fayyad a rejeté cet égard. « Il est temps pour ces criminels d’arrêter d’exploiter le nom de la Palestine à travers leurs actions terroristes, et cesser de faire semblant de se lever pour les enfants palestiniens, qui n’aspirent qu’à une vie décente pour eux mêmes et pour tous les enfants à travers le monde», a déclaré Salam Fayyad.

En plus des commentaires de Fayyad, la mission de l’Organisation de Libération de la Palestine à Paris a publié une déclaration disant que les Palestiniens « condamnent dans les termes les plus forts possibles l’attaque odieuse menée à Toulouse. » Le communiqué ajoute: « Nous mettons en garde contre toute exploitation politique de ces événements. Nous souhaitons assurer aux familles et aux proches des victimes notre solidarité, et notre soutien dans leur douleur et leur chagrin. « 

Rencontre entre AJC et la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova

Paris, le 22 décembre 2010– Simone Rodan-Benzaquen, directrice d’AJC France et Jason Isaacson, directeur des relations internationales d’AJC ont rencontré la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova pour évoquer les récentes résolutions anti-israéliennes ainsi que le rôle que devrait jouer l’UNESCO pour favoriser un climat de paix au Proche-Orient.
« Pour que l’UNESCO puisse être efficace, le conseil exécutif de l’agence devrait revenir au vote consensuel plutôt qu’au vote majoritaire ». Irina Bokova a exprimé à AJC sa volonté de prévenir toute politisation de l’agence.
Au dernier vote, le bloc arabe du conseil exécutif de l’UNESCO avait proposé cinq résolutions sur le statut des sites bibliques juifs et sur d’autres sujets concernant le Proche-Orient. Le bloc arabe avait fait pression pour obtenir un vote rapide, qui a été adopté en vote majoritaire et qui a conduit à l’adoption d’un texte contenant un langage profondément anti-israélien.
« La directrice générale Irina Bokova reconnaît clairement que l’UNESCO encourt une politisation sur des sujets sensibles notamment concernant le Proche-Orient. Ce qui pourrait rendre totalement inefficace cette organisation culturelle, éducative et scientifique », souligne Jason Isaacson.
« Nous avons insisté auprès de la directrice générale afin qu’elle use de toute son influence pour restaurer une règle de consensus pour reconnaître les soucis d’équilibre entre les Etats sur des sujets délicats.
Elle a exprimé son soutien à cette position comme étant la seule permettant à l’UNESCO de fonctionner comme une agence multilatérale crédible».

Sciences Po- Discours de Jason Isaacson, directeur de relations gouvernementales et internationales

“THE U.S., EUROPE AND IRAN: WHAT POLICY FOR WHAT THREAT?”
REMARKS AT L’INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES DE PARIS

BY JASON ISAACSON, AMERICAN JEWISH COMMITTEE

NOVEMBER 16, 2010

Good evening. On behalf of my AJC colleagues and myself, thank you for creating this opportunity for me to present our organization’s perspectives on perhaps the most critical strategic issue confronting Europe, the United States, our allies and energy suppliers in the Middle East, and, indeed, the future of nuclear non-proliferation and the entire international security architecture: Iran’s efforts to acquire nuclear-weapons capability – and the steps that can be taken to thwart them.

 

I’d like to begin this evening not where the flyers announcing this program suggested an American Jewish Committee spokesman would likely begin in discussing the Iranian challenge. I’ll begin not in the United States or in Europe, but in the Persian Gulf – or, as they prefer to call it in the states of the Gulf Cooperation Council, the Arabian Gulf.

 

Just last Saturday, I completed a nine-day tour of three Gulf states – the latest in a series of periodic consultations my AJC colleagues and I have been conducting in the region since the mid-90’s. The objective of this and similar trips has been to build bridges across religious and national divides; to puncture myths and counter prejudices about Jews and Arabs; to encourage cooperation in various sectors and at various levels between these countries and Israel – as a means to help improve the climate for regional peace; and to discuss common problems and, perhaps, common strategies to resolve them. In the course of the week, I met with cabinet ministers and business leaders, think tank directors and diplomats, military planners, human rights activists and university students. Our conversations were frank, our agenda was broad, and, on many issues, there was considerable congruity in our thinking.

 

It may not surprise anyone in this sophisticated audience to learn that the viability of the Arab-Israeli peace process, the latest developments in the search for a formula to induce Prime Minister Netanyahu and President Abbas back to the bargaining table, was not the primary focus of our discussions – although, of course, the peace process was a subject of concern and frustration. No, the most urgent talks we had were on the topic of Iran.

 

From the perspective of any of the small GCC member states, with native populations of no more than one or two million (and sometimes considerably less), Iran is a dominant presence – and, with an ideological regime that rejects the fundamental concept of strategic cooperation between the West and the Muslim world, it is a persistent threat. In Gulf states with a significant, or even a majority, Shi’a population, Iran is seen in a further dimension: as an aggressive, radicalizing factor in internal affairs.

 

As I have seen in each visit I have made over the last 15 years, every Arab state in the Gulf views Iran through multiple lenses: as an important trading partner; as a cultural and demographic fixture in Gulf societies; as a supporter and an exporter of extremism – and as financier and arms supplier to movements destabilizing and terrorizing one Arab country, Lebanon, and one state-in-the-making, Palestine; and as a direct threat to the security of GCC regimes.

 

Business and political leaders and policy analysts in the Gulf recognize Iran as a significant factor in sustaining and deepening civilizational conflict. When a Canadian journalist is beaten to death in an Iranian prison … when a young woman is murdered in a street protest over the 2009 Iranian election and the air of freedom is brutally sucked out of an entire generation … when the Iranian president mocks and denies the facts of the Holocaust … when in the Iranian construct “modern” and “Western” equal “decadent” and “evil” … the divide between West and East grows immeasurably wider, the wall of suspicion grows higher, the burden on adherents to Islam living and working in other societies grows heavier.

 

The prospect of the brutal, zealous, truth-twisting mullahs in Tehran – the most polarizing forces in the East-West divide, and the rulers of a large and rich country just a few dozen kilometers away – having access to the deadliest form of modern weaponry fills Gulf leaders with dread. It also fills them with plans: plans to vastly expand and upgrade their military forces, in ever-closer partnership with the United States and other Western allies; plans to install new anti-missile systems; and plans, should it come to this, to pursue nuclear programs of their own and to consider breaking out of the Non-Proliferation Treaty and obtaining weapons capability.

 

This is the not-very-distant future we are now creating: a future in which the region that is the world’s most significant energy supplier is increasingly militarized, increasingly radicalized, and very likely, with great wealth and fear and unfettered by NPT restraints, increasingly nuclear.

 

The question of whether Iran does or does not acquire nuclear weapons capability, and what the most effective response should be, is at its most immediate and urgent, I would argue, right there in the Gulf – amid the oil and gas fields and the sea lanes that deliver energy to the world … amid societies that nourish the faith of more than one billion adherents across the globe … and amid economies that are deeply invested and enmeshed in the industrial and commercial life of Europe, the Americas, and the Far East.

 

From my most recent conversations in the Gulf, and discussions over recent months elsewhere in the Middle East, I know that the Iranian nuclear threat, a powerful extension of Iran’s hegemonic ambitions, is a pressing Arab problem before it is an Israeli or an American or a European problem. But it is also – now and ultimately – very much our problem … which we have allowed to grow in severity and complexity, and which we have sought to address together – ineffectively until now – and which now summons us to the most urgent action. Because, given the resources and technical prowess of Iran and the worldview of its bunkered, morally bankrupt, theocratic regime, the problem of Iran’s drive for nuclear weapons capability is unquestionably the preeminent global security challenge we face.

 

Allow me to summarize our dilemma: Iran is on the verge of nuclear arms capability. It has already amassed enough enriched uranium to make, with further enrichment, at least two and possibly more nuclear bombs.

 

If Iran were to acquire nuclear weapons, or were to stop short of deploying such weapons but possess the ingredients and the knowledge to do so, the regional security regime would be permanently and drastically altered. Its actual or presumed nuclear arsenal would threaten not only its neighbors – including its almost-neighbor, Israel, which Tehran has repeatedly threatened directly, and toward which it has proven its hostile intent through its proxies and clients Hezbollah and Hamas – but it would also threaten Europe and other regions reachable by new generations of ballistic missiles.

 

Iran could be expected to use its enhanced regional power to seek hegemony over the Gulf – the vital energy supply routes through which 40 percent of the global supply of crude oil transits. Its policy influence on, and its political influence within, the GCC states as well as Iraq, Jordan, Syria and other regional states would grow.

 

A nuclear Iran would stir the already simmering tensions between Shi’a and Sunni societies. I do not believe it is far-fetched to envision the Iranian Revolutionary Guard Corps transferring – or threatening to transfer – weapons-grade material to be used in “dirty bombs” by Hezbollah or other terrorist groups; such capability would make the prospect of a pragmatic solution to the Israeli-Palestinian conflict and wider Arab-Israel peace (and we must note that Iran opposes such a pragmatic solution) infinitely more complex. It would further undermine French, U.S. and other efforts to stabilize and normalize Lebanon. And it would set off an accelerated and dangerous regional arms race.

 

The first victim would be the NPT regime and the international order that regulates the use of nuclear energy for peaceful purposes. From Egypt to Saudi Arabia to Turkey and beyond, many regional players will seek to acquire nuclear arsenals to deter Iran. The risks for Europe and South Asia – and, of course, for Israel and other regional allies, and for global interests in Middle East stability – are obvious. The risk of accident, of miscalculation, of the deadliest technology falling into the most reckless hands, is enormous – and intolerable.

 

Iran’s revolutionary ideology is not necessarily tinged with a yearning for the End of the Days, though it would be foolish to dismiss the existence of such feelings among Iran’s ruling elites. In spite of their rhetoric, Iran’s leaders may be guided by a rational calculation – the desire to ensure the survival for the Islamic Revolution and to strengthen it, both internally and regionally, in order to achieve regional hegemony. But the revolutionary nature of the regime means that, at a minimum, Iran aspires to redefine the regional order of power in its favor, and remake it in its own image. Nuclear weapons would exponentially increase Iran’s ability to achieve that goal.

 

What can we do about the Iranian nuclear threat?

 

I think we can begin by acknowledging that international appreciation of this threat has heightened significantly in recent years. We have seen four United Nations Security Council resolutions imposing political and economic sanctions on Iran – the most recent, last summer, representing the firmest response by the world body to Iran’s continued defiance of its treaty obligations and its threats to world order. We have seen a very significant European Union sanctions measure, in which France exerted extraordinary leadership, and we have seen a number of governments around the world step up to the challenge with their own unilateral economic and political sanctions measures.

 

From available evidence, the sanctions are starting to bite. The Iranian economy is suffering. Crucial investments in the energy sector are being deferred. Access to capital has been constrained as key financial institutions around the world, under pressure from the U.S. and other governments – and on their own volition, to safeguard their own reputations – have halted transactions with Iranian banks. Deliveries of cargo and refined petroleum products have been impeded by interruptions in Iran’s access to insurance on such shipments.

 

What we have seen over the last year and a half, as a new Administration in Washington has signaled its intention to both continue and tighten existing sanctions and to extend an offer of diplomatic engagement to Iran – policies entirely consistent with the policies in place at the end of the Bush Administration – is ever-closer cooperation between key European powers and the United States; in particular, there has been close alignment between Paris and Washington in assessing the Iranian threat and devising measures to address it.

 

While this cooperation has been fruitful and welcome, and has showcased leadership and generated success on the political front, there is no evidence that economic and diplomatic pressure on Iran is producing consequent effect on the regime’s nuclear progress. Experts in the International Atomic Energy Agency and elsewhere tell us that Iran is continuing to install new cascades of centrifuges, and its stockpile of low-enriched uranium is continuing to grow. There have been reports, of course, of trouble in the Iranian program – of technical problems that have set back the timetable for further enrichment and perhaps the fashioning of a nuclear device. But there is no indication that the Iranian regime is any less committed to acquiring this capability, no indication that the nearly universal condemnation Iran’s program has generated has had any impact on the mullahs’ nuclear ambitions. In the face of international censure, in the face of international sanctions, they are determined to move forward.

 

This determination and intransigence presents the United States and Europe – as well as our Gulf allies and the Israelis, all directly threatened by Iran – with several policy options, and a set of profoundly difficult choices.

 

The first choice, I would argue, is a question of ultimate objectives: Are we prepared to accept that the Iranian regime – which routinely violates international law with its arms supplies to terrorist organizations, actively works to subvert Arab regimes from Morocco to Lebanon, brazenly threatens the security of more than one UN member state, and shows no conscience in its abuses of its own citizens’ rights – can be the reliable custodian of nuclear weapons technology? Successive American presidents of both major parties, and the President of France, and other global leaders have said no. If the answer is truly no, the policy options are stark.

 

In fact, I believe the only responsible option is to signal to Tehran that the international community is united and resolute; that diplomatic engagement with Iran and the development of common understandings with Iran are desirable – but that engagement and understanding are not ends in themselves, and cannot substitute for, and cannot be allowed to defer, the necessary action Iran must take to comply with its international obligations; that the military means to focus Iran’s attention and, if necessary, to prevent it from fulfilling its nuclear ambitions remain viable, and are at the ready.

 

Any other option – protracted bargaining while the nuclear clock continues to tick, or acquiescence to Iran’s ambitions and an assumption that a Cold War strategy of containment will work against a regime with a very different ideological framework – is unacceptably dangerous. Any other policy course but determined and tough engagement, international unity, and the maintenance of a convincing military option exposes all of us, Americans and Europeans, our regional allies, and the international order on which we rely, to intolerable risk.

 

 

 

AJC invité à Sciences PO

Iran, the United-States, and Europe: what policy for what threat?

Jason Isaacson
International and governmental relations director of the American Jewish Committee

Michel Taubmann
Journalist, historian, director of the journal Le Meilleur des Mondes, author of books on Iran (Histoire secrète de la Révolution iranienne)

Setâre Enayatzadeh
Researcher in philosophy and political sociology, author, specialist of the Kurd-Iranian world and political Shiism

Tuesday November 16, 19:15 à Sciences Po
Amphi Leroy-Beaulieu (3rd floor)
27, rue Saint-Guillaume