AJC dénonce la demande palestinienne d’adhésion à la CPI

31 décembre 2014 – New York – AJC dénonce la demande d’adhésion du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Cour pénale internationale qui s’inscrit comme une entrave inadmissible au processus de paix.

Lors d’un rassemblement à Ramallah pour célébrer le 50ème anniversaire de son parti, Abbas a annoncé avoir signé le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, un jour après l’échec de l’Autorité palestinienne à recueillir les neufs voix nécessaires à l’adoption d’une résolution palestinienne.

« Mahmoud Abbas a fait tout son possible pour saboter la voie d’une solution durable à deux Etats » a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC. « Depuis qu’Abbas a tragiquement mis fin aux pourparlers de paix sponsorisés par les Etats-Unis avec Israël en interlocuteur direct, il y a 8 mois, l’Autorité palestinienne a cherché très activement à internationaliser le conflit, marginaliser Israël, avoir recours à l’incitation et s’opposer aux Etats Unis. Cette stratégie est une recette infaillible pour prolonger le conflit, et non pour obtenir la paix. »

Commentant le gambit palestinienne, un responsable du département d’Etat américain a dénoncé une « escalade tout à fait contre-productive qui ne fait rien pour les aspirations du peuple palestinien à un Etat souverain et indépendant. De plus, elle alourdit sérieusement le climat avec Israël. »

« La seule et unique voie de la paix durable est celle des négociations israélo-palestiniennes directes » confie David Harris. « Abbas doit être tenu responsable de la prise de mesures répétée destinée à faire reculer le processus de paix. La Maison Blanche et le Congrès procèderont sans doute à l’évaluation de nos relations avec l’Autorité palestinienne, comme ils devraient le faire. Les actions ont des conséquences. »

AJC félicite les États-Unis et six autres pays d’avoir rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU

30 décembre 2014 – New York – AJC félicite les Etats-Unis, ainsi que l’Australie et cinq autres pays, pour avoir empêché l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU poussée par l’Autorité palestinienne et la Ligue arabe. La mesure « n’est pas constructive, fixe des échéances arbitraires et ne tient pas compte des besoins sécuritaires d’Israël » a déclaré un porte-parole du Département d’Etat avant le vote.

Sur les 15 membres du Conseil de sécurité, huit ont voté pour, deux ont voté contre et cinq se sont abstenus. Ainsi, la résolution n’a pas obtenu les neuf voix nécessaires à son adoption.

« Une fois de plus, les États-Unis se distinguent comme une voix de clarté, de courage et de raison », a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a fustigé le Conseil de sécurité après le vote pour avoir convoqué et pris des mesures sur la résolution palestinienne de façon précipitée, sans aucune décision préalable. Elle explique que cette « mise en scène de l’affrontement » ne fera aucunement avancer la cause de la paix.

« Si le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait consacré autant de temps et d’énergie aux pourparlers de paix avec Israël que pour le Conseil de sécurité des Nations Unies, il y aurait eu de réels progrès dans la réalisation d’une solution négociée à deux Etats » a regretté David Harris. « Mais, hélas, il prouve encore une fois que la direction palestinienne travaille pour sa seule circonscription, et non pour faire avancer le processus de paix. »

« La capacité d’Abbas à bloquer toute tentative des dirigeants américains est sans limite », a ajouté David Harris. « En Avril, il a rejeté les efforts du secrétaire d’État John Kerry pour prolonger les négociations de paix avec Israël et a plutôt conclu un partenariat d’union avec le Hamas. Et maintenant, il décide d’ignorer allègrement la demande de Washington de patienter avant de solliciter une action du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Dimanche, Kerry avait demandé à Abbas de retarder la résolution. Mais les 22 pays arabes, dont certains avec plus d’enthousiasme que d’autres, ont décidé de forcer un vote, et la Jordanie, actuellement membre du Conseil de sécurité, a présenté la mesure.

« Seuls les pourparlers israélo-palestiniens directs peuvent apporter une solution de paix durable, et non une nouvelle résolution de l’ONU » explique David Harris, qui salue également l’Australie pour avoir rejoint les Etats-Unis en votant non, ainsi que la Lituanie, le Nigeria, le Rwanda, la Corée du Sud et le Royaume-Uni pour leur abstention.

Les pays qui ont soutenu la résolution sont l’Argentine, le Tchad, le Chili, la Chine, la France, la Jordanie, le Luxembourg et la Russie.