Lutte contre le financement du terrorisme : un nouvel éclairage apporté par des experts israéliens invités par AJC

Paris – 8 juin 2018 – Hier, AJC et NGO Monitor ont organisé un événement sur le sujet « No Money for Terror : la lutte contre le terrorisme doit passer par l’assèchement de ses sources de financement » dans les bureaux parisiens d’AJC. Le député et ancien membre des services de renseignement intérieurs israéliens, Amir Ohana, et le chef du Bureau national de lutte contre le financement du terrorisme d’Israël Paul Landes, nous ont fait l’honneur de leur présence et ont apporté de nouveaux éclairages sur ces questions essentielles, notamment en matière de bonnes pratiques et de possibilités de coopération entre la France et Israël.

Lire la suite

Détournement des fonds reçus par l’Autorité palestinienne à des fins terroristes : l’exemple à suivre du Royaume-Uni

dollars1Le Royaume-Uni a suspendu temporairement son aide financière à l’Autorité palestinienne, accusée de détourner l’aide financière internationale à des fins terroristes, expliquent les médias britanniques parmi lesquels The Sun. L’American Jewish Committee invite vivement les autres pays européens, soutiens financiers de l’AP, à prendre exemple sur le Royaume-Uni dans cette démarche.

Lire la suite

Comment se finance l’organisation terroriste EIIL ?

EIIL financement

L’EIIL est l’organisation terroriste la mieux financée au monde ; elle est même plus riche que certains pays exigus. Comment l’EIIL – qui contrôle désormais les territoires en Syrie et en Irak – remplit-elle ses poches ? Le Washington Institute s’est penché sur la question…

  • Une richesse personnelle

Contrairement aux autres groupes terroristes, qui reposent essentiellement sur des sponsors, des donateurs et qui n’hésitent pas à abuser de la charité publique, l’EIIL est financièrement indépendant du fait de son entreprise criminelle prospère.

  • Un « héritage » illégal

Alors connu sous le nom d’Al-Qaïda en Irak (AQI), le groupe a importé près de 70 millions de dollars par an grâce à ses activités criminelles. Il est devenu si riche que la branche principale d’Al-Qaïda lui a demandé de l’argent en 2005.

  • Un business en pleine croissance

L’EIIL a continué à s’engager dans des activités telles que la contrebande, l’extorsion de fonds et la criminalité. Le fait de ne pas être tributaire de ses principaux donateurs lui a permis d’esquiver allègrement les mesures de lutte anti-terroriste concernant le financement.

  • Les dons privés du Golfe

Les contributeurs privés de l’EIIL – tout comme ceux d’autres groupes opérant en Syrie tels que Jabhat al-Nosra, groupe affilié à Al-Qaïda – représentent l’une des principales préoccupations des dirigeants américains. Les riches citoyens, provenant notamment des pays du Golfe Persique, ont totalisé des centaines de millions de dollars dans le conflit.

  • La réponse des Etats-Unis

Dans sa lutte anti-terroriste, Washington peut réduire la coopération financière de l’Arabie Saoudite et des autres pays du Golfe. Mais, pour porter atteinte de manière significative à la base financière de l’EIIL, il faudrait désormais s’attaquer aux sources de revenu locales, en Syrie comme en Irak.