La prime au meurtre : confronter les compensations faites aux terroristes palestiniens

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Col. Dr. Eran Lerman, 16 juin 2017

Cela fait des années que l’Autorité Palestinienne effectue des paiements à ceux qui perpétuent des attaques terroristes contre des israéliens et leurs familles. Lors d’un entretien relativement tendu avec le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas à Bethléem en mai dernier, le Président Trump a fait comprendre à son interlocuteur que les palestiniens se devaient de mettre un terme définitif à cette pratique. Plus récemment, le Secrétaire d’État Tillerson, dans un discours prononcé devant la commission des affaires étrangères du Sénat, a affirmé qu’un changement dans la politique palestinienne était déjà en cours. Lorsque des sources israéliennes et palestiniennes ont réfuté cette interprétation inexacte de ce qu’il avait entendu lors de l’entretien de Bethléem, Tillerson s’est repris et a expliqué que les palestiniens travaillaient activement à une réforme de leurs procédures et que les Etats-Unis – et plus précisément le Président – étaient prêts à faire montre de patience, mais pas indéfiniment.

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AJC dénonce la demande palestinienne d’adhésion à la CPI

31 décembre 2014 – New York – AJC dénonce la demande d’adhésion du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Cour pénale internationale qui s’inscrit comme une entrave inadmissible au processus de paix.

Lors d’un rassemblement à Ramallah pour célébrer le 50ème anniversaire de son parti, Abbas a annoncé avoir signé le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, un jour après l’échec de l’Autorité palestinienne à recueillir les neufs voix nécessaires à l’adoption d’une résolution palestinienne.

« Mahmoud Abbas a fait tout son possible pour saboter la voie d’une solution durable à deux Etats » a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC. « Depuis qu’Abbas a tragiquement mis fin aux pourparlers de paix sponsorisés par les Etats-Unis avec Israël en interlocuteur direct, il y a 8 mois, l’Autorité palestinienne a cherché très activement à internationaliser le conflit, marginaliser Israël, avoir recours à l’incitation et s’opposer aux Etats Unis. Cette stratégie est une recette infaillible pour prolonger le conflit, et non pour obtenir la paix. »

Commentant le gambit palestinienne, un responsable du département d’Etat américain a dénoncé une « escalade tout à fait contre-productive qui ne fait rien pour les aspirations du peuple palestinien à un Etat souverain et indépendant. De plus, elle alourdit sérieusement le climat avec Israël. »

« La seule et unique voie de la paix durable est celle des négociations israélo-palestiniennes directes » confie David Harris. « Abbas doit être tenu responsable de la prise de mesures répétée destinée à faire reculer le processus de paix. La Maison Blanche et le Congrès procèderont sans doute à l’évaluation de nos relations avec l’Autorité palestinienne, comme ils devraient le faire. Les actions ont des conséquences. »

AJC félicite les États-Unis et six autres pays d’avoir rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU

30 décembre 2014 – New York – AJC félicite les Etats-Unis, ainsi que l’Australie et cinq autres pays, pour avoir empêché l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU poussée par l’Autorité palestinienne et la Ligue arabe. La mesure « n’est pas constructive, fixe des échéances arbitraires et ne tient pas compte des besoins sécuritaires d’Israël » a déclaré un porte-parole du Département d’Etat avant le vote.

Sur les 15 membres du Conseil de sécurité, huit ont voté pour, deux ont voté contre et cinq se sont abstenus. Ainsi, la résolution n’a pas obtenu les neuf voix nécessaires à son adoption.

« Une fois de plus, les États-Unis se distinguent comme une voix de clarté, de courage et de raison », a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a fustigé le Conseil de sécurité après le vote pour avoir convoqué et pris des mesures sur la résolution palestinienne de façon précipitée, sans aucune décision préalable. Elle explique que cette « mise en scène de l’affrontement » ne fera aucunement avancer la cause de la paix.

« Si le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait consacré autant de temps et d’énergie aux pourparlers de paix avec Israël que pour le Conseil de sécurité des Nations Unies, il y aurait eu de réels progrès dans la réalisation d’une solution négociée à deux Etats » a regretté David Harris. « Mais, hélas, il prouve encore une fois que la direction palestinienne travaille pour sa seule circonscription, et non pour faire avancer le processus de paix. »

« La capacité d’Abbas à bloquer toute tentative des dirigeants américains est sans limite », a ajouté David Harris. « En Avril, il a rejeté les efforts du secrétaire d’État John Kerry pour prolonger les négociations de paix avec Israël et a plutôt conclu un partenariat d’union avec le Hamas. Et maintenant, il décide d’ignorer allègrement la demande de Washington de patienter avant de solliciter une action du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Dimanche, Kerry avait demandé à Abbas de retarder la résolution. Mais les 22 pays arabes, dont certains avec plus d’enthousiasme que d’autres, ont décidé de forcer un vote, et la Jordanie, actuellement membre du Conseil de sécurité, a présenté la mesure.

« Seuls les pourparlers israélo-palestiniens directs peuvent apporter une solution de paix durable, et non une nouvelle résolution de l’ONU » explique David Harris, qui salue également l’Australie pour avoir rejoint les Etats-Unis en votant non, ainsi que la Lituanie, le Nigeria, le Rwanda, la Corée du Sud et le Royaume-Uni pour leur abstention.

Les pays qui ont soutenu la résolution sont l’Argentine, le Tchad, le Chili, la Chine, la France, la Jordanie, le Luxembourg et la Russie.

Consterné par la dernière attaque terroriste à Jérusalem, AJC encourage instamment le monde entier à la condamner

AJC est consterné par l’attaque terroriste palestinienne perpétrée hier, de sang-froid, pendant les prières du matin dans une synagogue de Jérusalem. Quatre fidèles juifs ont été assassinés par deux hommes au moyen de fusils et de haches. Six autres ont été blessés, dont l’un était dans un état critique et a finalement succombé à ses blessures. Les deux terroristes ont été abattus par la police israélienne.

AJC demande à tous les gouvernements de condamner sans équivoque les attaques terroristes palestiniennes perpétrées à Jérusalem ces dernières semaines, et d’exhorter l’Autorité palestinienne à faire tout son possible pour dissuader toute nouvelle agression.

«Les roquettes et les missiles du Hamas sont peut-être au repos pour l’instant, mais les individus palestiniens, affiliés à des organisations terroristes, ont d’autres méthodes pour tuer et mutiler» a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC. «Les Palestiniens, encouragés par la rhétorique de plus en plus ardente des dirigeants du Hamas et du Fatah comprenant notamment une incitation religieuse, cherchent à assassiner en toute impunité» ajoute-t-il. Avec l’attaque de la synagogue, le nombre d’Israéliens tués ce mois-ci s’élève à onze, dont un enfant de trois mois.

«Les déclarations du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne calment pas la situation et incitent au contraire à davantage de violence envers les Juifs.» exprime David Harris. «Abbas doit être clair en parlant à son peuple. Il doit fermement affirmer que la violence envers les Israéliens est totalement inacceptable et qu’elle sera condamnée par l’Autorité palestinienne, ou bien il doit renoncer à toute prétention de partenariat de paix avec Israël dans la recherche d’un accord à deux Etats.»

Dans son commentaire concernant l’attaque de la synagogue, M. Abbas a également appelé les Israéliens «à arrêter toute ingérence à Al-Aqsa», faisant référence à la mosquée située sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem.

«Abbas sait pertinemment qu’Israël n’a pas de volonté d’emprise sur les lieux saints musulmans à Jérusalem, et qu’il a, au contraire, concentré ses efforts pour les protéger » explique David Harris. « Le Premier ministre Netanyahou a déclaré à plusieurs reprises qu’Israël ne modifierait pas le statu quo de la zone du Mont du Temple, et ce même si le site est également sacré pour le peuple juif depuis toujours. Israël respecte les sensibilités musulmanes et cherche à éviter les tensions interconfessionnelles».

«Quelles que soient les motivations « politiques » présumées qui se cachent derrière ces attaques terroristes, elles ne seraient pas tolérées par les États membres de l’ONU si elles touchaient à leurs propres citoyens. La communauté internationale – et plus spécifiquement les pays européens qui suivent de près les événements au Moyen-Orient – doivent condamner sans ambiguïté cette dernière attaque.» a conclu David Harris.

Tribune de Simone Rodan-Benzquen, publiée dans le Monde: La Paix se fait à deux

Simone Rodan-Benzaquen, directrice d’AJC France

Le président Mahmoud Abbas et quelques membres du leadership palestinien ont depuis plusieurs mois fait la démarche de sortir du processus de négociation en vue de demander la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. Cette initiative pourrait torpiller l’idée même d’un état démocratique vivant en paix avec ses voisins.

En effet, ce processus inique et unilatéral risquerait de déstabiliser la région. Il pourrait devenir une réelle source de frustration pour Israël qui considérerait alors ne plus avoir de partenaire sérieux dans la négociation d’une paix juste et durable. Cela pourrait provoquer une succession de réactions unilatérales qui externaliseraient et internationaliseraient le conflit.

Il serait surtout susceptible, comme cela m’a été relaté par des hauts responsables palestiniens, de créer une profonde insatisfaction dans la population palestinienne. Projetons-nous un instant au lendemain du vote à l’Assemblée Générale des Nations Unies (dont nous ne connaissons pas encore les modalités ni les contenu). Peut-on imaginer que cette action puisse aboutir à la construction d’un véritable Etat ? Changerait-elle le quotidien des Palestiniens ? Ramènerait-elle la paix ?

Ce processus unilatéral qui tend à rejeter l’autre, le partenaire incontournable, n’aboutira qu’à exacerber les tensions. Or chacun sait dans la région que la frustration mène à la violence.

Cette mesure ne peut en aucun cas aboutir à la création d’un Etat palestinien viable. Elle pourrait bloquer pour longtemps toute tentative de négociation entre les parties. Car comment imaginer qu’une fois les frontières gravées artificiellement dans le marbre onusien, un futur leader palestinien puisse envisager des compromis indispensables ? Nombreux seraient ceux alors qui les vivraient et les présenteraient comme un recul.

De plus, tous ceux qui, comme moi, militent depuis des années pour la promotion d’une solution négociée de deux Etats, auront encore plus de mal à trouver des oreilles attentives à leurs sollicitations. Cette démarche unilatérale ne ferait qu’affaiblir le camp de la paix et renforcerait ceux qui veulent éviter un véritable dialogue et la réconciliation.

Nous savons qu’il n’y a aucune solution miracle dans cette région si sensible, et que le temps des fleurs au bout des fusils n’est pas (encore) venu. Le choix est simple mais cruel: l’affrontement ou le retour à la table des négociations, même avec la gorge serrée.

C’est vrai, ce ne sera pas facile et les obstacles seront nombreux. Côté palestinien, on peut s’interroger sur les conséquences d’un gouvernement d’union nationale avec le Hamas. Cette organisation ne reconnaît pas les trois conditions posées par le Quartet (reconnaissance d’Israël, reconnaissance des accords de paix, fin de la violence) et retient à ce jour l’otage Guilad Shalit.
Et côté israélien, le gouvernement de Netanyahou – dont nous connaissons les fragiles et tumultueuses coalitions – saura-t-il exprimer une vision claire et faire accepter des compromis indispensables pour aboutir à la paix? Tout ceci doit être envisagé à un moment où des évolutions dangereuses et des forces extérieures menacent l’espoir né du Printemps arabe.

Ainsi, plutôt que de dénoncer les failles de ce « statut quo intenable » et de se laisser entraîner vers une dégradation dangereuse des relations entre leaders israéliens et palestiniens qui résulteront d’une action unilatérale, prenons la mesure des avancées déjà réalisées au cours des dernières années. Il y a des évolutions positives qu’à force d’ignorer, on pourrait finir par détruire.

Il y a quelques semaines j’étais à Ramallah et à Bethlehem et j’ai pu constater comment, en peu temps, sous l’impulsion du premier ministre Salam Fayyad, la situation économique avait pu évoluer favorablement. Certes, la « paix économique », les initiatives concrètes, ne seront pas suffisantes, mais elles peuvent créer un terreau propice à une paix globale.

En Israël, comment ne pas voir l’évolution du Likoud qui évoque aujourd’hui sans ambiguïté la création d’un Etat palestinien?  Alors qu’il y a encore quelques années une grande partie de la droite israélienne défendait l’idée d’un Etat juif s’étendant sur les deux rives du fleuve du Jourdain, un récent sondage a montré que 76 % des membres du Likoud ont accepté le principe d’une solution à deux Etats.

Enfin, si nous observons les sondages en Israël et dans les territoires palestiniens, nous constatons qu’en Mars 2010, 71% des Israéliens et 57% des palestiniens se sont déclarés être en faveur d’une solution de deux Etats. La mentalité et les opinions des populations, dans leur grande majorité, ont évolué. La reconnaissance de deux Etats pour deux peuples est aujourd’hui une réalité dans l’esprit des concitoyens israéliens et palestiniens.

Les Etats-Unis, la France, l’Europe et le reste de la communauté internationale peuvent et doivent engager des démarches, faire des propositions, mais la solution ne pourra être trouvée que par les Palestiniens et les Israéliens eux-mêmes à la table des négociations. La reprise des pourparlers sur le statut final doit être basée sur un calendrier fixé par les parties et les préoccupations légitimes de chacun devront être reconnues.

Les deux peuples sont (presque) prêts. Alors ne déchirons pas les accords passés, ne renions pas les promesses audacieuses, ne reculons pas devant l’espoir.

Mahmoud Abbas rencontre des personnalités de la communauté juive de France

(de gauche) Eric de Rothschild, Nicole Guedj, Mahmoud Abbas, Ofer Bronchtein, Simone Rodan Benzaquen

Simone Rodan-Benzaquen, représentante de l’American Jewish Committee en France était parmi quelques responsables et personnalités de la communauté juive de France qui ont rencontré dimanche soir 26 septembre pendant près de deux heures le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Paris.

Mahmoud Abbas a souhaité avoir cette rencontre afin “d’avoir l’opportunité de discuter directement avec des représentants de la communauté juive de France…Nous voulons que vous nous entendiez et non que vous entendiez des choses sur nous.” a-t-il dit.

M Abbas a dit qu’il ne violerait pas la confidentialité des négociations en cours, toutefois il a laissé transparaître une vision claire de ses objectifs: “Nous voulons un Etat dans les frontières de 1967 avec quelques échanges de territoires de façon equilibré. Nous voulons aussi que les israéliens aient un sentiment de sécurité. Nous voulons également une solution juste et agréée pour le problème des réfugiés…C’est un problème très sensible et complexe qui est sur la table des négociations.”

Le président Abbas a également condamné fermement ceux qui essaient de perturber les négociations de paix, en particulier l’Iran. “ Le Hamas représente la politique iranienne chez nous…le Hamas est lié à l’Iran. Nous essayons de faire comprendre aux palestiniens que notre intérêt n’est pas celui de l’Iran…Nous ne leur permettrons pas d’enrayer le procéssus de paix.” Concernant les déclarations injurieuses à l’encontre d’ Israël venant du Président iranien Ahmadinejad le président palestinien a ajouté: “Notre opinion est qu’un nouvel Etat se doit d’être créé dans la région et non un autre détruit ».

« Cet entretien montre encore une fois à quel point le dialogue direct est la seule manière de faire avancer le processus de paix. Isrëliens et Palestiniens doivent faire des concessions douloureuses pour arriver à cet objectif. Il est essentiel de poursuivre le dialogue rétabli sans chercher à trouver d’excuses, afin de parvenir à un accord-cadre historique « , a dit Simone Rodan-Benzaquen. “Nous esperons également que le message du président Abbas sera entendu par ceux en France qui essaient d’instrumentaliser le conflit israélo-palestinien, notamment pour inciter à la haine et à la délégitimisation de l’état d’Israël. »

Lettre de l’AJC à l’attention de Barak Obama

Washington, 21 août 2010

Monsieur le Président,

AJC souhaite vous temoigner sa reconnaissance pour le leadership et la persévérance dont vous avez fait preuve et qui ont mené à la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens pour la paix.

Nous savons que le chemin vers une solution de deux Etats – une solution qui requiert des compromis douloureux de chaque côté – sera extrêmement difficile.

Nous savons que tous les regards sont portés sur vous et votre gouvernement, que les exigences  sont considérables et que l’objectif vers lequel vous tendez est noble et nécessaire.

Nous avons conscience des concessions qu’Israël sera amené à faire si les pourparlers progressent, mais que ce pays, marqué par les attaques répétées et le désaveu récurrent, doit choisir le renoncement de terres pour garantir une paix durable.

Mais nous savons aussi – comme vous, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le Sénateur Mitchell, différents membres du Quartet et le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, l’avez souvent exprimé – que la seule manière pour que les Israéliens et les Palestiniens parviennent un jour à un accord satisfaisant pour les deux peuples, est qu’ils s’assoient ensemble à la même table et négocient face-à-face.

Tout comme vous, nos collègues d’AJC et nous-mêmes regrettons qu’autant de mois aient dû s’écouler avant que la déclaration d’hier puisse avoir lieu. Mais, conscients de la détermination dont vous et vos conseillers avez fait preuve pour y faire parvenir, nous devons espérer le meilleur de ce relancement des négociations directes et lui offrir notre sincère soutien.

Avec nos meilleurs vœux pour le succès de cette entreprise vitale.

Respectueusement,

David Harris                                               Robert Elman
Directeur de AJC                                       Président d’AJC