AJC réagit au retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA)

8 mai 2018 – New York – Le directeur exécutif d’AJC David Harris réagissant à l’annonce faite par le Président Trump du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, a fait la déclaration suivante :

Lorsque la signature du JCPOA a été annoncée le 14 juillet 2015, AJC a passé trois semaines à étudier l’accord, a rencontré une série d’officiels de haut niveau américains, européens et du Moyen-Orient, et s’est engagé dans une discussion interne très minutieuse. Ceci est par ailleurs à replacer dans le contexte d’un engagement d’AJC depuis près de deux décennies pour lutter contre la montée de la menace iranienne, menant des discussions innombrables de Beijing à Berlin, de Tokyo à Paris, de New Delhi à Bruxelles, de Washington aux Nations-Unies et bien au-delà.

Lire la suite

Colloque: Peut-on stopper la prolifération nucléaire en Iran à des fins militaires ? en partenariat avec Terranova, lundi 25 juin à 9h, au Sénat.

AJC organise en partenariat avec Terranova, le lundi 25 juin à 9h un colloque:

Peut-on stopper la prolifération nucléaire en Iran à des fins militaires ?

Interviendront lors de ce colloque :

Jacques Audibert, directeur général des affaires politiques et de sécurité au ministère des Affaires étrangères et européennes

Frédéric Encel, professeur de relations internationales à l’ESG Management School et consultant en risques-pays

Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique

Michel Taubmann, journaliste et directeur de la revue Building

Entrée libre. Inscription à l’adresse suivante : colloque.iran.senat@gmail.com

Pièce d’identité obligatoire à présenter à l’entrée du Sénat. Accueil à 9h.

En partenariat avec

 

 

 

Avec le soutien de

Présidentielles: mais où est passé le monde?

Tribune de Simone Rodan-Benzaquen, publiée le 20 avril dans le Huffington Post
Nous vivons dans un monde en pleine évolution qui doit faire face à des questions cruciales quant à son avenir. La donne géopolitique est probablement en train d’être refaite. Quelles seront les relations entre l’orient et l’occident, entre l’est et l’ouest, le nord et le sud? Quel est l’avenir du modèle de démocratie libérale qui nous est si cher ? Y-aura-t-il, comme l’avait prédit Huntington un « clash des civilisations? Quel sera le rôle des Etats Unis, le rôle de la Chine, le rôle des différents pays émergents comme le Brésil et l’Inde et surtout celui de l’Europe?

C’est dans ce contexte complexe que les élections présidentielles françaises auront lieu. Probablement jamais sous la Vème République la vision de la politique étrangère d’un futur président de la République n’aura eu autant d’importance pour l’avenir de son pays et du rôle que ce dernier jouera dans le monde. L’élection d’un nouveau président constitue une occasion politique rare de relancer une dynamique, de reformuler et de clarifier une ambition de politique étrangère. Le prochain Président français devra être porteur d’un message clair pour la France. Il se devra de choisir le processus décisionnel selon lequel ce message sera défini. La formulation d’une politique étrangère impose à la fois d’émettre des positions précises quant aux grands dossiers en cours et définir une ligne d’ensemble. Lorsqu’il s’agit d’une nation qui dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies et qui entend exercer les responsabilités que ce statut international lui confère, ces questions deviennent d’autant plus cruciales.

Chacun l’aura compris: la vision que les candidats à l’élection présidentielle auront du monde et du rôle que la France y jouera est déterminant.
Et pourtant dans cette période trouble, force est de constater qu’à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les questions internationales sont presque totalement absentes du débat de la campagne politique française.

A juste titre la dette, la crise, le pouvoir d’achat, l’emploi, l’immigration, la sécurité et l’éducation sont au premier plan. Personne ne peut remettre en cause les incertitudes auxquelles la population française fait face et les difficultés dans lesquelles une grande partie d’entre elle se trouve. Les sondages font état du pessimisme qui habite les Français quant à leur avenir et leur angoisse quant au rôle que l’Europe, la finance et la mondialisation joueront dans leurs vies. Cette peur se traduit par une attirance pour les extrêmes, entrainant un repli sur soi. Mais n’est-ce pas le rôle de celui qui prétend vouloir diriger le pays, d’avoir une perspective plus ouverte et de parler de sa vision du monde et du rôle que la France y jouera?

Il se peut également que les calculs des candidats jouent un rôle déterminant dans l’absence de débat autour des questions internationales. Selon une idée reçue, confirmée par les différents experts politiques, analystes et sondeurs, l’Elysée ne se gagne jamais sur le terrain de la politique étrangère; en d’autres termes: les français ne s’y intéressent pas.

Mais l’absence quasi-totale d’un débat sur ce que sera la politique étrangère de la France a de quoi nous inquiéter.

Le prochain président français devra traiter de nombreux sujets internationaux qui détermineront à la fois l’état du monde et de manière plus précise leur impact sur la France elle-même. Je voudrais ici n’en nommer que deux d’entre eux, mais tant d’autres existent:
– Le premier est le « printemps arabe » par exemple, qui doit nous concerner tous. Après tant d’années de relations biaisées entre l’occident et le monde arabe, les différentes révolutions qui ont bousculé ce dernier ont prouvé que l’espoir de liberté s’offre à tous les peuples. Les révolutions ont eu lieu car les populations étaient en recherche de démocratie, de respect des droits fondamentaux et voulaient se débarrasser de la corruption et de l’incapacité de ces régimes à fournir du travail et nourriture aux peuples. Ces évènements ont allumé une flamme de d’espoir. Espoir du partage d’idées et de projets avec le reste du monde. Si la France se montre indifférente à cette réalité, d’autres acteurs prendront la place qui lui est réservée. Oui, la France est une grande nation, oui la France a historiquement un rôle important dans la diplomatie mondiale et oui il est du devoir des candidats à la future élection présidentielle que d’affirmer, réaffirmer ce rôle. Effectivement, le soutien de radicaux shiites et sunnites apporté aux islamistes dans les pays qui ont connu ces révolutions devrait nous alerter et nous montrer à quel point il est du devoir de la France d’être présent aux cotés des démocrates et d’avoir une position claire sans la moindre ambiguïté : la protection des droits de l’Homme, le respect des droits des femmes et des minorités religieuses et ethniques. Nous ne pouvons pas prétendre que cela ne nous concerne pas.
– Le deuxième sujet concerne l’Iran. Pendant qu’un débat majeur se déroule partout dans le monde et particulièrement aux Etats-Uni, les candidats à la présidentielle française se sont trop peu exprimés sur cette question. Pourtant le sujet et les questions qui en découlent sont vastes. Non seulement l’Iran viole les droits de l’Homme et fait tout ce qui est en son pouvoir pour saper les efforts de paix au Proche-Orient. En se mêlant dans les affaires internes d’autres pays, en soutenant des organisations terroristes et en menaçant à plusieurs reprises la destruction d’un autre état membre de l’ONU, Israël, l’Iran devient un agitateur de conflits pour installer lui-même une hégémonie au Proche Orient. La question du nucléaire devient alors pour Israël, mais également pour le reste du monde une question cruciale. Le contentieux est connu. L’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, a le droit d’accéder à un « usage pacifique » de l’énergie nucléaire. Or, depuis 2006, la République islamique poursuit des activités d’enrichissement d’uranium, au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et des décisions de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui soupçonnent ces recherches d’être entreprises à des fins militaires. Il ne fait guère de doute, que Téhéran veut se doter de l’arme atomique. En novembre 2011 encore, l’AIEA a remis son rapport, le plus accablant depuis 2006. Ce rapport contenant de nombreux indices qui laissent à penser à la fabrication d’une ogive nucléaire, ainsi que de l’existence en Iran d’un site adapté aux test de l’arme atomique. Depuis janvier 2012 l’Iran s’est mis à enrichir de l’uranium sur le site de Fordow, site que le régime cherchait à dissimuler jusqu’à ce que les Occidentaux le découvrent en 2009.
La forte pression internationale exercée sur la République islamique – qu’il s’agisse des sanctions financières ou de l’embargo pétrolier mis en place depuis quelques mois – vise, à convaincre Téhéran d’infléchir son attitude périlleuse dans une région aussi instable. Reste à trouver la bonne solution. Comment y parvenir ? Les réponses sont multiples et compliquées. Mais elles doivent être posées, analysées et débattues. Comment une question aussi cruciale pour l’avenir de la région et du Monde peut-elle être absente du débat de l’élection présidentielle française ?

La campagne à l’élection présidentielle française offre une tribune sans précédent au futur Président français, mais surtout à l’ensemble des courants, points de vue et idées politiques. Quel dommage qu’aucun des candidats ne se serve de cette période exceptionnelle pour illustrer sa vision du monde. Le rôle de la France a souvent été celui de précurseur et cela surtout en politique étrangère.

AJC: Nouveau rapport alarmant de l’AIEA sur la menace iranienne

24 février 2012 – New York – AJC rappelle que le nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)  constitue une menace pour la sécurité mondiale.
« L’attitude de l’Iran devrait profondément préoccuper la communauté internationale et renforcer la nécessité d’une pression économique et diplomatique maximale afin d’arrêter son programme d’armement nucléaire », a déclaré le directeur exécutif d’AJC, David Harris. «Il est primordial de continuer d’accroitre les sanctions globales visant le système bancaire iranien et les secteurs énergétique pour montrer à Téhéran que son mépris n’est pas sans coût. »
Le Directeur général de l’AIEA, Yukiya Amano, dans son dernier rapport trimestriel, a écrit que l’agence « continue d’avoir de sérieuses inquiétudes concernant les éventuelles dimensions militaires du programme nucléaire iranien. »
Le nouveau rapport arrive seulement quelques jours après qu’une délégation de l’AIEA ait été empêchée de visiter certaines installations nucléaires.  M. Amano a souligné que la pleine coopération de l’Iran « est nécessaire pour établir la confiance de la communauté internationale quant à la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien. »
Puisque l’Iran n’a pas coopéré comme elle le devait, «l’agence est incapable d’assurer qu’il n’existe pas de matières nucléaires et activités non déclarées  en Iran. Il est donc impossible de conclure que toutes les matières et activités nucléaires en Iran aient un but pacifique « , a-t-il ajouté.
En Novembre, l’AIEA avait publié un rapport détaillé accablant qui indiquait que le programme d’armement nucléaire iranien continue de progresser. Le nouveau rapport conclut que, au cours des quatre derniers mois, l’Iran a continué à enrichir de l’uranium au mépris de l’AIEA et des résolutions du Conseil de sécurité.

Le Japon va réduire ses importations de pétrole iranien

12 janvier 2012 – New York – AJC apprécie l’engagement du Japon consistant à réduire ses importations de pétrole iranien. L’annonce est venue à une réunion entre le ministre des Finances japonais Azumi Jun et le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, à Tokyo.

«L’engagement du Japon, qui est un des plus importants acheteurs de pétrole iranien est particulièrement significative », a déclaré le directeur exécutif d’AJC David Harris. «Les dirigeants iraniens doivent reconnaître que la communauté internationale est déterminée à imposer des sanctions économiques paralysantes pour arrêter le programme nucléaire iranien. »

Le Japon importe environ dix pour cent de son pétrole d’Iran, et a déjà commencé à explorer l’augmentation du débit à partir d’autres pays producteurs de pétrole.

Les dirigeants européens sont attendus pour se réunir à Bruxelles le 23 janvier, afin d’approuver un plan des 27 états membres de l’UE pour mettre fin à leurs importations de pétrole iranien. L’UE représente 18 pour cent des exportations de pétrole iranien.

AJC salue l’appel de la France d’un renforcement des sanctions européennes contre l’Iran

3 janvier 2012 – Paris, New York – AJC a salué l’appel du ministre des Affaires étrangères Alan Juppé de renforcer les sanctions de l’UE  contre l’Iran.
La France (…) souhaite que nous durcissions les sanctions et le président de la République a fait deux propositions concrètes. La première, c’est le gel des avoirs de la banque centrale iranienne, qui serait une mesure très rude, et la deuxième l’embargo sur les exportations pétrolières iraniennes« , a déclaré le ministre. « Le Congrès américain a voté en ce sens et le président des Etats-Unis vient de valider la loi. Nous souhaitons que les Européens, d’ici le 30 janvier, prennent une mesure équivalente pour bien montrer notre détermination« .
Saluant le leadership de la France dans la mobilisation de l’Europe, le directeur exécutif d’AJC David Harris a déclaré que  » des sanctions renforcées contre  la banque centrale iranienne et contre le secteur énergétique iranien sont essentiels pour affaiblir la volonté de l’Iran à poursuivre son programme d’armement nucléaire. »
Les ministres de l’UE qui se sont réunis à Bruxelles le 1er décembre 2011 ont adopté des sanctions supplémentaires, mais ont reporté toute action concernant la Banque centrale iranienne et les importations de pétrole à plus tard.
La Grande-Bretagne a gelé ses relations avec la Banque centrale d’Iran le 21 Novembre 2011. Alors que Paris a soutenu la démarche britannique, le président Sarkozy a clairement exprimé le souhait  d’une action conjointe de l’Union Européenne afin de renforcer l’efficacité des sanctions.
«Nous saluons le leadership de la France concernant le problème nucléaire iranien..nous pensons que l’UE devrait se joindre à la Grande-Bretagne et les Etats-Unis afin d’isoler l’Iran en mettant fin à toutes les transactions avec la Banque centrale iranienne », a déclaré M. Harris. «Le fait que  ces derniers jours les responsables iraniens  ont reconnu que les sanctions ont un impact  devrait encourager l’Europe à exercer des pressions diplomatiques et économiques plus fortes. »
AJC mène depuis  plus d’une décennie la bataille pour alerter le monde sur les dangers d’une quête iranienne dans la procuration d’armes nucléaires.
January 3, 2012 –Paris, New York – AJC welcomed French Foreign Minister Alan Juppé’s call for stronger EU sanctions against Iran, following President Obama’s New Year’s Eve signing of a bill that bars U.S. dealings with Iran’s Central Bank.
“We wish for our European partners to follow that path in order to show our common determination, » Juppé said today. He urged the EU to freeze all business with Iran’s Central Bank and to cease oil imports from Iran by the end of January.
Praising France’s leadership in mobilizing European action, AJC Executive Director David Harris said that “implementing the tightest possible sanctions on Iran’s banking and energy sectors are essential ingredients to weakening Iran’s resolve to pursue its nuclear weapons program, and raising the costs of its defiance.”
EU ministers, meeting in Brussels on December 1, adopted additional sanctions, but postponed any action regarding Iran’s Central Bank and oil imports. Great Britain froze its dealings with Iran’s Central Bank on November 21.
While Paris has supported London’s move, President Sarkozy has been seeking joint EU action in order to strengthen the impact of sanctioning the Central Bank.
“We applaud France’s consistent leadership on the Iran nuclear issue, and agree with Foreign Minister Juppé that the EU should join with Great Britain and the U.S. in further isolating Iran by ending all transactions with the Iranian Central Bank,” said Harris. “The fact that Iranian officials in recent days have acknowledged that sanctions are making an impact should only encourage European unity in confronting Iran with the strongest possible diplomatic and economic pressure.”
The new U.S. sanctions, welcomed by AJC on Saturday, include rules barring transactions with the Central Bank of Iran and with foreign entities engaging in such transactions.
AJC, a leading global advocacy organization, has been for more than a decade a consistent voice in alerting the world to the profound danger of Iran’s quest for nuclear-weapons capability and the means to deliver them.

AJC salue le projet de loi du Sénat américain visant à imposer des sanctions contre la Banque centrale d’Iran

2 décembre 2011 – New York – AJC applaudi le Sénat d’avoir passé à l’unanimité l’amendement Menendez-Kirk, qui interdirait aux Etats-Unis d’effectuer des transactions avec la banque centrale iranienne.
Ceci aurait également un impact direct sur les exportations de pétrole iranien car les pays transmettent leurs paiements par le biais de la Banque centrale. L’amendement, introduit par les sénateurs Mark Kirk (R-Illinois) et Robert Menendez (D-New Jersey), a été adopté à l’unanimité dans le cadre du National Defense Authorization Act pour l’année fiscale 2012 (S.1867).«Cette initiative législative, qui vise le cœur du système bancaire iranien est vitale  pour arrêter  le programme nucléaire iranien », a déclaré le directeur d’AJC David Harris.  «Le programme nucléaire iranien représente un danger profond pour la région et le monde. Il est impératif que la Chambre accepte d’inclure cette initiative dans le Rapport de la Conférence de la Défense des États-Unis afin d’accroître les actions concrètes contre l’Iran. « 
Cette action du Sénat est la dernière d’une série de nouvelles mesures américaines contre l’Iran suite au rapport de l’AIEA confirmant que l’Iran construisait des armes nucléaires. La Grande-Bretagne a également rompu ses relations avec la Banque centrale d’Iran. La France appelle l’UE à agir ensemble pour imposer des sanctions contre la banque centrale ainsi que d’arrêter les importations de pétrole de l’Iran.

AJC appelle les pays européens à rappeler leurs ambassadeurs d’Iran après l’attaque de l’ambassade britannique

AJC appelle les pays européens à s’unir dans l’adoption de strictes sanctions économiques et diplomatiques contre l’Iran après une agression contre l’ambassade britannique à Téhéran.

« En tant qu’amis de l’Europe, nous croyons que les membres de l’UE devraient rappeler leurs ambassadeurs d’Iran, en solidarité avec la Grande-Bretagne, et dire au gouvernement iranien que la violence contre le personnel diplomatique est inexcusable », a déclaré le directeur exécutif d’AJC David Harris.

Des iraniens criant « mort à la Grande-Bretagne» et brûlant le drapeau britannique ont saccagé les bureaux de l’ambassade. Plusieurs employés  ont été temporairement pris en otage, jusqu’à ce que les services de sécurité iraniens, qui étaient présents au cours des violences  interviennent.

L’assaut est venu un jour après que l’Iran ait réduit ses liens diplomatiques avec la Grande-Bretagne, et a appelé à l’expulsion de l’ambassadeur, en réponse à la décision de la Grande-Bretagne d’interdire toutes transactions avec la Banque centrale  iranienne.

« Nous considérons que l’UE devrait agir en consensus en prenant des mesures fermes ciblant les institutions bancaires et le secteur énergétique iranien », a déclaré M. Harris. «Ensemble, avec les gouvernements américains et canadiens, l’Europe pourra envoyer des signaux forts démontrant une détermination totale « .

L’AJC félicite la France pour son initiative sur les sanctions contre l’Iran

L’American Jewish Committee a adressé une lettre au Président de la République le félicitant pour son initiative consistant à rassembler la communauté internationale afin de sanctionner la banque centrale iranienne et à suspendre l’achat de pétrole iranien.

Dans sa lettre au Président, le directeur David Harris réaffirme que « le récent rapport de l’AIEA a confirmé que l’Iran travaille à construire des armes nucléaires. Sans un effort concerté pour assurer le suivi sur le rapport de l’AIEA, l’Iran va continuer à avancer vers cet objectif. Ce serait une catastrophe pour la paix et la sécurité mondiale. »

L’AJC encourage d’autres pays à coopérer avec la France afin d’arrêter les efforts de la République Islamique d’une prolifération nucléaire.

AJC demande de nouvelles sanctions après le rapport de l’AIEA sur l’Iran

18 novembre 2011 – New York, Paris – AJC a pris note de la résolution de l’AIEA sur le programme nucléaire iranien, mais a exprimé sa déception que le conseil de l’agence de surveillance des Nations Unies n’ait pas réussi à trouver un accord sur les mesures punitives nécessaires. La résolution du conseil de l’AIEA  intervient dix jours après que l’AIEA ait publié un rapport exhaustif sur le programme nucléaire iranien.

«Le rapport a confirmé  que l’Iran a en effet travaillé à construire des armes nucléaires », a déclaré AJC directeur exécutif David Harris. » « Sans un effort concerté pour assurer le suivi sur le rapport de l’AIEA, l’Iran va continuer à avancer vers cet objectif. Ce serait une catastrophe pour la paix et la sécurité mondiale. « 

La résolution a été adoptée aujourd’hui à Vienne par un vote de 32 contre 2, avec une abstention. Le texte final a été basé sur un compromis entre les grandes puissances. Alors que la Chine et la Russie ont voté en faveur, ils avaient rejeté un texte soutenu par les pays européens et les Etats-Unis pour désigner l’Iran à nouveau devant le Conseil de sécurité.

La résolution a exprimé « une vive préoccupation que l’Iran continue à défier les exigences et les obligations de l’AIEA et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a également exprimé sa «profonde inquiétude à propos des questions non résolues concernant le programme nucléaire iranien, y compris ceux qui doivent être clarifiées pour exclure une éventuelle dimension militaire. « 

«Directeur Amano a fait preuve de courage, de ténacité et de responsabilité malgré les mensonges et les refus du régime iranien à révéler la vérité sur les dimensions militaires du programme nucléaire », a déclaré M. Harris. «Le bon mélange de sanctions économiques et politiques a encore une chance d’arrêter la menace nucléaire  révélée par le rapport de l’AIEA. Mais ces efforts n’ont aucune chance d’aboutir si des pays continuent  à interagir comme d’habitude avec l’Iran. « 

Sciences Po- Discours de Jason Isaacson, directeur de relations gouvernementales et internationales

“THE U.S., EUROPE AND IRAN: WHAT POLICY FOR WHAT THREAT?”
REMARKS AT L’INSTITUT D’ÉTUDES POLITIQUES DE PARIS

BY JASON ISAACSON, AMERICAN JEWISH COMMITTEE

NOVEMBER 16, 2010

Good evening. On behalf of my AJC colleagues and myself, thank you for creating this opportunity for me to present our organization’s perspectives on perhaps the most critical strategic issue confronting Europe, the United States, our allies and energy suppliers in the Middle East, and, indeed, the future of nuclear non-proliferation and the entire international security architecture: Iran’s efforts to acquire nuclear-weapons capability – and the steps that can be taken to thwart them.

 

I’d like to begin this evening not where the flyers announcing this program suggested an American Jewish Committee spokesman would likely begin in discussing the Iranian challenge. I’ll begin not in the United States or in Europe, but in the Persian Gulf – or, as they prefer to call it in the states of the Gulf Cooperation Council, the Arabian Gulf.

 

Just last Saturday, I completed a nine-day tour of three Gulf states – the latest in a series of periodic consultations my AJC colleagues and I have been conducting in the region since the mid-90’s. The objective of this and similar trips has been to build bridges across religious and national divides; to puncture myths and counter prejudices about Jews and Arabs; to encourage cooperation in various sectors and at various levels between these countries and Israel – as a means to help improve the climate for regional peace; and to discuss common problems and, perhaps, common strategies to resolve them. In the course of the week, I met with cabinet ministers and business leaders, think tank directors and diplomats, military planners, human rights activists and university students. Our conversations were frank, our agenda was broad, and, on many issues, there was considerable congruity in our thinking.

 

It may not surprise anyone in this sophisticated audience to learn that the viability of the Arab-Israeli peace process, the latest developments in the search for a formula to induce Prime Minister Netanyahu and President Abbas back to the bargaining table, was not the primary focus of our discussions – although, of course, the peace process was a subject of concern and frustration. No, the most urgent talks we had were on the topic of Iran.

 

From the perspective of any of the small GCC member states, with native populations of no more than one or two million (and sometimes considerably less), Iran is a dominant presence – and, with an ideological regime that rejects the fundamental concept of strategic cooperation between the West and the Muslim world, it is a persistent threat. In Gulf states with a significant, or even a majority, Shi’a population, Iran is seen in a further dimension: as an aggressive, radicalizing factor in internal affairs.

 

As I have seen in each visit I have made over the last 15 years, every Arab state in the Gulf views Iran through multiple lenses: as an important trading partner; as a cultural and demographic fixture in Gulf societies; as a supporter and an exporter of extremism – and as financier and arms supplier to movements destabilizing and terrorizing one Arab country, Lebanon, and one state-in-the-making, Palestine; and as a direct threat to the security of GCC regimes.

 

Business and political leaders and policy analysts in the Gulf recognize Iran as a significant factor in sustaining and deepening civilizational conflict. When a Canadian journalist is beaten to death in an Iranian prison … when a young woman is murdered in a street protest over the 2009 Iranian election and the air of freedom is brutally sucked out of an entire generation … when the Iranian president mocks and denies the facts of the Holocaust … when in the Iranian construct “modern” and “Western” equal “decadent” and “evil” … the divide between West and East grows immeasurably wider, the wall of suspicion grows higher, the burden on adherents to Islam living and working in other societies grows heavier.

 

The prospect of the brutal, zealous, truth-twisting mullahs in Tehran – the most polarizing forces in the East-West divide, and the rulers of a large and rich country just a few dozen kilometers away – having access to the deadliest form of modern weaponry fills Gulf leaders with dread. It also fills them with plans: plans to vastly expand and upgrade their military forces, in ever-closer partnership with the United States and other Western allies; plans to install new anti-missile systems; and plans, should it come to this, to pursue nuclear programs of their own and to consider breaking out of the Non-Proliferation Treaty and obtaining weapons capability.

 

This is the not-very-distant future we are now creating: a future in which the region that is the world’s most significant energy supplier is increasingly militarized, increasingly radicalized, and very likely, with great wealth and fear and unfettered by NPT restraints, increasingly nuclear.

 

The question of whether Iran does or does not acquire nuclear weapons capability, and what the most effective response should be, is at its most immediate and urgent, I would argue, right there in the Gulf – amid the oil and gas fields and the sea lanes that deliver energy to the world … amid societies that nourish the faith of more than one billion adherents across the globe … and amid economies that are deeply invested and enmeshed in the industrial and commercial life of Europe, the Americas, and the Far East.

 

From my most recent conversations in the Gulf, and discussions over recent months elsewhere in the Middle East, I know that the Iranian nuclear threat, a powerful extension of Iran’s hegemonic ambitions, is a pressing Arab problem before it is an Israeli or an American or a European problem. But it is also – now and ultimately – very much our problem … which we have allowed to grow in severity and complexity, and which we have sought to address together – ineffectively until now – and which now summons us to the most urgent action. Because, given the resources and technical prowess of Iran and the worldview of its bunkered, morally bankrupt, theocratic regime, the problem of Iran’s drive for nuclear weapons capability is unquestionably the preeminent global security challenge we face.

 

Allow me to summarize our dilemma: Iran is on the verge of nuclear arms capability. It has already amassed enough enriched uranium to make, with further enrichment, at least two and possibly more nuclear bombs.

 

If Iran were to acquire nuclear weapons, or were to stop short of deploying such weapons but possess the ingredients and the knowledge to do so, the regional security regime would be permanently and drastically altered. Its actual or presumed nuclear arsenal would threaten not only its neighbors – including its almost-neighbor, Israel, which Tehran has repeatedly threatened directly, and toward which it has proven its hostile intent through its proxies and clients Hezbollah and Hamas – but it would also threaten Europe and other regions reachable by new generations of ballistic missiles.

 

Iran could be expected to use its enhanced regional power to seek hegemony over the Gulf – the vital energy supply routes through which 40 percent of the global supply of crude oil transits. Its policy influence on, and its political influence within, the GCC states as well as Iraq, Jordan, Syria and other regional states would grow.

 

A nuclear Iran would stir the already simmering tensions between Shi’a and Sunni societies. I do not believe it is far-fetched to envision the Iranian Revolutionary Guard Corps transferring – or threatening to transfer – weapons-grade material to be used in “dirty bombs” by Hezbollah or other terrorist groups; such capability would make the prospect of a pragmatic solution to the Israeli-Palestinian conflict and wider Arab-Israel peace (and we must note that Iran opposes such a pragmatic solution) infinitely more complex. It would further undermine French, U.S. and other efforts to stabilize and normalize Lebanon. And it would set off an accelerated and dangerous regional arms race.

 

The first victim would be the NPT regime and the international order that regulates the use of nuclear energy for peaceful purposes. From Egypt to Saudi Arabia to Turkey and beyond, many regional players will seek to acquire nuclear arsenals to deter Iran. The risks for Europe and South Asia – and, of course, for Israel and other regional allies, and for global interests in Middle East stability – are obvious. The risk of accident, of miscalculation, of the deadliest technology falling into the most reckless hands, is enormous – and intolerable.

 

Iran’s revolutionary ideology is not necessarily tinged with a yearning for the End of the Days, though it would be foolish to dismiss the existence of such feelings among Iran’s ruling elites. In spite of their rhetoric, Iran’s leaders may be guided by a rational calculation – the desire to ensure the survival for the Islamic Revolution and to strengthen it, both internally and regionally, in order to achieve regional hegemony. But the revolutionary nature of the regime means that, at a minimum, Iran aspires to redefine the regional order of power in its favor, and remake it in its own image. Nuclear weapons would exponentially increase Iran’s ability to achieve that goal.

 

What can we do about the Iranian nuclear threat?

 

I think we can begin by acknowledging that international appreciation of this threat has heightened significantly in recent years. We have seen four United Nations Security Council resolutions imposing political and economic sanctions on Iran – the most recent, last summer, representing the firmest response by the world body to Iran’s continued defiance of its treaty obligations and its threats to world order. We have seen a very significant European Union sanctions measure, in which France exerted extraordinary leadership, and we have seen a number of governments around the world step up to the challenge with their own unilateral economic and political sanctions measures.

 

From available evidence, the sanctions are starting to bite. The Iranian economy is suffering. Crucial investments in the energy sector are being deferred. Access to capital has been constrained as key financial institutions around the world, under pressure from the U.S. and other governments – and on their own volition, to safeguard their own reputations – have halted transactions with Iranian banks. Deliveries of cargo and refined petroleum products have been impeded by interruptions in Iran’s access to insurance on such shipments.

 

What we have seen over the last year and a half, as a new Administration in Washington has signaled its intention to both continue and tighten existing sanctions and to extend an offer of diplomatic engagement to Iran – policies entirely consistent with the policies in place at the end of the Bush Administration – is ever-closer cooperation between key European powers and the United States; in particular, there has been close alignment between Paris and Washington in assessing the Iranian threat and devising measures to address it.

 

While this cooperation has been fruitful and welcome, and has showcased leadership and generated success on the political front, there is no evidence that economic and diplomatic pressure on Iran is producing consequent effect on the regime’s nuclear progress. Experts in the International Atomic Energy Agency and elsewhere tell us that Iran is continuing to install new cascades of centrifuges, and its stockpile of low-enriched uranium is continuing to grow. There have been reports, of course, of trouble in the Iranian program – of technical problems that have set back the timetable for further enrichment and perhaps the fashioning of a nuclear device. But there is no indication that the Iranian regime is any less committed to acquiring this capability, no indication that the nearly universal condemnation Iran’s program has generated has had any impact on the mullahs’ nuclear ambitions. In the face of international censure, in the face of international sanctions, they are determined to move forward.

 

This determination and intransigence presents the United States and Europe – as well as our Gulf allies and the Israelis, all directly threatened by Iran – with several policy options, and a set of profoundly difficult choices.

 

The first choice, I would argue, is a question of ultimate objectives: Are we prepared to accept that the Iranian regime – which routinely violates international law with its arms supplies to terrorist organizations, actively works to subvert Arab regimes from Morocco to Lebanon, brazenly threatens the security of more than one UN member state, and shows no conscience in its abuses of its own citizens’ rights – can be the reliable custodian of nuclear weapons technology? Successive American presidents of both major parties, and the President of France, and other global leaders have said no. If the answer is truly no, the policy options are stark.

 

In fact, I believe the only responsible option is to signal to Tehran that the international community is united and resolute; that diplomatic engagement with Iran and the development of common understandings with Iran are desirable – but that engagement and understanding are not ends in themselves, and cannot substitute for, and cannot be allowed to defer, the necessary action Iran must take to comply with its international obligations; that the military means to focus Iran’s attention and, if necessary, to prevent it from fulfilling its nuclear ambitions remain viable, and are at the ready.

 

Any other option – protracted bargaining while the nuclear clock continues to tick, or acquiescence to Iran’s ambitions and an assumption that a Cold War strategy of containment will work against a regime with a very different ideological framework – is unacceptably dangerous. Any other policy course but determined and tough engagement, international unity, and the maintenance of a convincing military option exposes all of us, Americans and Europeans, our regional allies, and the international order on which we rely, to intolerable risk.

 

 

 

AJC qualifie le nouveau rapport de l’AIEA sur le programme nucléaire de l’Iran d’ « alarme »

Le 6 septembre 2010 – New York –

AJC a qualifié le rapport de  l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’«alarme» et demande à la communauté internationale d’intensifier la pression sur Téhéran pour mettre fin à son dangereux marché qui pourrait donner lieu  à l’obtention par l’Iran d’armes nucléaires.

« Le nouveau rapport d’AIEA confirme de nouveau la mesure du défi que constitue l’Iran pour la communauté internationale, » selon le Directeur de l’ AJC David Harris « Téhéran a non seulement ignoré quatre fois le conseil de sécurité de l’ONU sanctionnés par des résolutions, mais a aussi refusé de coopérer avec les mises en garde  nucléaires du reste du monde. Les dangers  pour la sécurité régionale et mondiale ne pouvaient pas être plus clairs. En attendant, de manière choquante, Téhéran profite de l’opportunité, comme toujours, dans bien trop d’endroits, dans le monde entier ».

Le nouveau rapport d’AIEA a révélé que l’Iran a refusé pendant plus de deux ans de fournir aux inspecteurs nucléaires de l’agence, des informations demandées, et a empêché l’accès aux sites nucléaires iraniens, et même à deux inspecteurs d’AIEA d’entrer au pays.

En attendant, l’AIEA a annoncé que l’Iran, en dévalorisant la coopération avec des inspecteurs nucléaires, a continué à intensifier sa réserve d’uranium. L’Iran a augmenté sa production d’uranium bas de 15% dans les trois derniers mois, selon le New York Times et, avec la nouvelle conversion, Iranwould a assez d’uranium pour produire au moins deux armes nucléaires.

« L’Iran n’a pas fourni la coopération nécessaire pour permettre à l’agence de confirmer que toute matière nucléaire en Iran constituent des activités paisibles, » a exposé l’AIEA, ajoutant que le refus de l’Iran de coopérer en continuant son programme nucléaire est « une question urgente. »

AJC, une agence non gouvernementale mondiale, a encouragé la communauté internationale pendant une décennie à prendre des mesures appropriées pour empêcher les leaders agressifs de Téhéran de réussir dans l’acquisition d’armes nucléaires