Rencontre entre les dirigeants de AJC et les représentants de l’Etat d’Israël

Février 2015 – Jérusalem, Israël – Une délégation des dirigeants de AJC – conduite par le président de AJC, Stanley Bergman, et par le directeur exécutif, David Harris – vient de conclure une visite de deux jours en Israël.

La mission a été l’occasion d’un entretien privé de 45 minutes avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

Le groupe a également rencontré Tzachi Hanegbi, le vice-ministre des Affaires étrangères; Yair Lapid, l’ancien ministre des Finances; les hauts fonctionnaires du Ministère de la Défense et du Conseil National de Sécurité; les diplomates du ministère des Affaires étrangères qui se concentrent sur les sujets tels que l’Asie, l’Europe, l’Amérique Latine, l’Afrique, le droit international, la diplomatie publique et la communauté juive mondiale; ainsi que l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël.

Durant cette mission organisée par Avital Leibovich, le Directeur de AJC Jérusalem et toute son équipe, la délégation a été accueillie par l’ambassadeur d’Italie en Israël pour une discussion de groupe au sujet de la montée de l’antisémitisme en Europe, dans le cadre des relations entre l’Europe et Israël.

David Harris s’est exprimé aux côtés de l’ambassadeur de l’UE en Israël, d’un ancien conseiller à la sécurité nationale israélienne et d’un éminent universitaire israélien. Le public était composé de nombreux diplomates égyptiens, japonais, jordaniens et de responsables israéliens.

Lors de la visite, plusieurs sujets ont été abordés, parmi lesquels: la menace permanente posée par les pourparlers entre l’Iran et le P5 + 1; d’autres questions de sécurité, concernant notamment l’EI, le Hezbollah et le Hamas; les évolutions récentes des relations entre Israël et les Etats-Unis, l’Amérique Latine, l’Asie, l’Afrique et l’UE; les perspectives en vue d’une relance du processus de paix israélo-palestinien actuellement au point mort; et les élections israélienne qui auront lieu le mois prochain.

AJC est la première organisation juive américaine a avoir mis en place un bureau en Israël, plus d’un demi-siècle plus tôt. AJC Jérusalem est en contact régulier avec les représentants du gouvernement et la société israélienne, mais aussi avec des représentants diplomatiques de dizaines de pays.

AJC intervient lors du Forum de Doha sur la paix au Moyen Orient.

21 mai 2012 – New York – Un haut responsable de l’AJC, intervenant à la grande conférence internationale qui vient de se dérouler au Qatar, a exhorté les gouvernements arabes à tendre la main à Israël pour faire avancer le processus de paix israélo-arabe.

« Il est du devoir des dirigeants arabes, et du pouvoir du leadership arabe, de relancer le processus de paix », a déclaré Jason Isaacson, directeur des affaires gouvernementales et internationales de l’AJC. « Un nouveau partenariat entre les Etats arabes et Israël peut être établi avant même qu’un accord de paix entre Israël et les palestiniens soit signé. »

Jason Isaacson est intervenu au cours  de la conférence «Enrichir le Moyen-Orient, une conférence économique sur l’avenir » du Forum de Doha. Une conférence de trois jours co-organisée par le UCLA Center for Middle East Development et le ministère des Affaires étrangères du Qatar.
Alors que Monsieur Isaacson, et d’autres dirigeants de l’AJC entretiennent des relations avec plusieurs pays arabes de la région,  c’était pour AJC  la première fois de présenter, au cours d’un forum face à un public inhabituel, la perspective de l’AJC et ce dans la recherche d’une paix israélo-palestinienne.

L’AJC appuie fermement une solution de deux Etats comme « la seule solution viable, durable, et juste d’une résolution du conflit israélo-palestinien, » a dit Isaacson.

«AJC s’oppose à la solution d’un seul Etat pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qu’elle soit proposée par les partisans de la cause palestinienne ou par les partisans de la cause israélienne », a déclaré Monsieur Isaacson. « La solution d’un Etat unique est historiquement, politiquement et moralement intenable. »

En ce qui concerne l’Initiative de paix arabe, adoptée lors du Sommet arabe de Beyrouth il ya dix ans, Monsieur Isaacson a déclaré que le document est une bonne base mais doit être retravaillé « pour démontrer la sincérité de ses initiateurs. »

« Si l’intention de l’initiative était de convaincre un public israélien sceptique  et une communauté internationale méfiante que les Etats arabes acceptent Israël, sont prêts à vivre avec Israël et même à travailler aux côtés d’Israël, le message n’a pas été reçu, et il doit être retransmis, d’une manière nouvelle », a déclaré Monsieur Isaacson.

Monsieur Isaacson a souligné que, contrairement au Quartette, les Etats arabes ont le pouvoir de provoquer un changement dans l’approche de l’établissement d’une paix efficace. À titre d’exemple, Monsieur Isaacson a suggéré une nouvelle approche pour les gouvernements arabes concernant la direction palestinienne:

« Seuls les Etats arabes peuvent dire aux Palestiniens que leur leadership est fracturé et trop souvent corrompu « : « Mesdames et Messieurs, soyons sérieux. Arrêtons d’instrumentaliser la victimisation palestinienne. Arrêtons de gaspiller notre temps, notre argent et la bonne volonté internationale sur des boycotts et campagnes visant à dénigrer l’image d’Israël – l’image de la quintessence d’une «start-up nation», de ce petit pays et dynamique, qui a remporté 10 prix Nobel. Cela n’a aucun sens. Arrêtons de soutenir et tolérer les mouvements qui célèbrent et se livrent à la violence – à commencer par le Hamas ».

« Arrêtons d’essayer de convaincre notre peuple – les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, les réfugiés palestiniens et leurs descendants, où qu’ils vivent, et toutes les populations arabes partout dans le monde – que les Juifs n’ont pas de légitimité dans ce pays, et que si nous tenons assez longtemps à les traiter comme des parias, ils échoueront et ils partiront. Bien au contraire, ils y arrivent, il tiennent tête et ne sont pas prêt de partir. Arrêtons cela maintenant pour notre avenir, celui de vos enfants et des nôtres, et, oui, les enfants israéliens -. Tous otages de cette situation sans issues « 

Jason Isaacson a également appelé à une expansion de la coopération régionale existante, tel que la participation d’Israël à l’Agence internationale des énergies renouvelables à Abu Dhabi et au Centre de recherche de dessalement du Moyen-Orient à Oman. « Si ces efforts et d’autres de collaboration sont intensifiés, si le message de leadership arabe est celui de l’engagement, la dynamique de paix israélo-palestinienne va changer », a déclaré Monsieur Isaacson.

Même en l’absence de paix israélo-palestinienne, « il y a des questions propres aux Etats du Moyen-Orient ne peuvent se résoudre autrement qu’ensemble, en tant que région. »

AJC demande aux ministres des affaires étrangères européens de s’opposer à une déclaration unilatérale d’un état palestinien

April 13, 2011 – New York – AJC is appealing directly to the foreign ministers of key European countries to oppose the current Palestinian effort to achieve a state through a unilateral declaration of independence, and to press the Palestinian Authority to return to direct negotiations with Israel.

“AJC, which has long championed a negotiated two-state solution to the Israeli-Palestinian dispute, appeals to your Government to clarify that it strongly opposes and would act to discourage unilateral Palestinian efforts to attain statehood, affirming that the only practical and acceptable way to resolve this long-standing conflict is through direct talks.”

The full text of the AJC letter to European foreign ministers follows:

 April 13, 2011

Your Excellency:

In recent months, the Palestinian leadership has stepped up its efforts to gain international recognition for unilateral declaration of an independent Palestinian state. Such unwise unilateral action would foreclose further negotiations – effectively ending the peace process. It could also instigate a new cycle of violence, with serious regional implications.

As you know, the Palestinian leadership has refused to rejoin negotiations until its demand for a renewal of the Israeli settlement moratorium is met. Prime Minister Netanyahu initiated such a moratorium for ten months, beginning in November 2009, to facilitate peace talks – a period that nearly elapsed before the Palestinians accepted President Obama’s proposal to restart direct talks in September 2010. Such a refusal to return to the bargaining table until Israel makes a further pre-negotiation concession severely undermines prospects for peace. With the Palestinians declining to negotiate, it is unacceptable that they would claim the absence of progress in the peace process as justification for a unilateral declaration of statehood.

The Palestinian Authority fails to satisfy the traditional criteria for statehood: it does not have effective governmental control in the areas in which a Palestinian state is presumed to exist, or effective control over a permanent population; is not in possession of defined territory; does not have the capacity to freely engage in foreign relations. Further, any unilateral Palestinian attempts to acquire the attributes of statehood outside of the negotiating process would violate existing Israeli-Palestinian agreements, which clearly state that permanent-status issues are subject to agreement between the parties.

Only through direct negotiations with Israel can the Palestinians fully realize their national aspirations. Any attempted shortcut, either at the UN or elsewhere, will only delay a solution, thus unnecessarily prolonging the suffering of both Israelis and Palestinians who desire to live in peace and security.

AJC, which has long championed a negotiated two-state solution to the Israeli-Palestinian dispute, appeals to your Government to clarify that it strongly opposes and would act to discourage unilateral Palestinian efforts to attain statehood, affirming that the only practical and acceptable way to resolve this long-standing conflict is through direct talks.

Lettre de l’AJC à l’attention de Barak Obama

Washington, 21 août 2010

Monsieur le Président,

AJC souhaite vous temoigner sa reconnaissance pour le leadership et la persévérance dont vous avez fait preuve et qui ont mené à la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens pour la paix.

Nous savons que le chemin vers une solution de deux Etats – une solution qui requiert des compromis douloureux de chaque côté – sera extrêmement difficile.

Nous savons que tous les regards sont portés sur vous et votre gouvernement, que les exigences  sont considérables et que l’objectif vers lequel vous tendez est noble et nécessaire.

Nous avons conscience des concessions qu’Israël sera amené à faire si les pourparlers progressent, mais que ce pays, marqué par les attaques répétées et le désaveu récurrent, doit choisir le renoncement de terres pour garantir une paix durable.

Mais nous savons aussi – comme vous, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le Sénateur Mitchell, différents membres du Quartet et le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, l’avez souvent exprimé – que la seule manière pour que les Israéliens et les Palestiniens parviennent un jour à un accord satisfaisant pour les deux peuples, est qu’ils s’assoient ensemble à la même table et négocient face-à-face.

Tout comme vous, nos collègues d’AJC et nous-mêmes regrettons qu’autant de mois aient dû s’écouler avant que la déclaration d’hier puisse avoir lieu. Mais, conscients de la détermination dont vous et vos conseillers avez fait preuve pour y faire parvenir, nous devons espérer le meilleur de ce relancement des négociations directes et lui offrir notre sincère soutien.

Avec nos meilleurs vœux pour le succès de cette entreprise vitale.

Respectueusement,

David Harris                                               Robert Elman
Directeur de AJC                                       Président d’AJC