Accès des femmes au Mur des Lamentations : AJC salue la décision de la Cour suprême israélienne

femmemur

11 janvier 2017 – New York – AJC salue la décision prise aujourd’hui par la Cour suprême israélienne d’affirmer les droits des femmes concernant l’accès au Mur occidental de Jérusalem, site le plus sacré du judaïsme.

La décision, prise à la suite de trois pétitions distinctes soumises à la Cour, donne au gouvernement 30 jours pour trouver de « bonnes raisons » au fait que les femmes n’aient pas le droit de chanter à partir des rouleaux de la Torah devant le Mur. Elle stipule également que les femmes ne peuvent plus être soumises à des fouilles corporelles visant les objets religieux qu’elles portent sur elles. Enfin, elle autorise les femmes à accéder à l’Arche de Robinson près du Mur ne constitue pas un accès au Mur.

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AJC s’insurge contre la violence déclenchée par des Juifs orthodoxes au mur occidental

mur des Lamentations

AJC est scandalisé par la violence déclenchée par les juifs orthodoxes Haredi au mur occidental de Jérusalem, l’un des sites les plus saints du Judaïsme. Des dizaines de manifestants réclamant les mêmes droits de prière pour les femmes et les hommes se sont empoignés mercredi dernier avec des juifs orthodoxes ayant essayé de leur barrer l’accès du site.

AJC exhorte le gouvernement israélien à faire appliquer sans plus attendre la décision historique prise en début d’année de créer un espace de prière mixte sur le côté sud du mur, communément appelé l’Arche de Robinson.

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Le discours remarquable du président israélien Reuven Rivlin suite aux événements tragiques

Rivlin Samedi soir dernier, à Jérusalem, le président israélien Reuven Rivlin a prononcé un discours très inspirant à l’attention du peuple israélien : 

« Les amis, des flammes se propagent dans notre pays, des flammes de violence, des flammes de haine, des flammes de croyances déformées et tordues. Des flammes qui provoquent l’effusion de sang, au nom de la Torah, au nom de la loi, au nom de la morale, au nom d’un amour pour la terre d’Israël.

A la veille du 15 av, la fête juive de l’amour, 6 citoyens israéliens ont été cruellement poignardés, en plein cœur de Jérusalem. Une jeune fille d’à peine 16 ans figure parmi les blessés, et est toujours dans un état critique. Cet été, elle se retrouve entre la vie et la mort, luttant pour la vie. [Shira Banki a finalement succombé à ses blessures dimanche dernier.]

Cependant, je constate avec honte et horreur que le sang a encore coulé. Le chemin du meurtre et de la haine a été à nouveau emprunté. Au cours de la même nuit, des terroristes juifs ont brûlé la maison de la famille Dawabsha dans le village de Douma, donnant la mort au bébé, Ali, et blessant grièvement son grand frère âgé de 4 ans, ainsi que son père. La mère de famille se bat toujours pour sa vie.

Vendredi dernier, j’ai rendu visite à la famille, à l’hôpital Tel Hashomer. J’y suis allé en silence, honteux, réalisant avec effroi le pouvoir de la haine. J’ai honte de me dire que, dans le pays où ont été assassinés Shalhevet Pass, la famille Fogel, Adele Biton, Gilad, Eyal & Naftali, Mohammed Abou Khdeir, certains n’hésitent pas à raviver les flammes, à brûler la chair d’un bébé, à accroître la haine et la terreur.

« Quand vous multipliez les prières, je n’écoute pas: Vos mains sont pleines de sang. » s’est écrié le prophète Isaïe.

Nous ne pouvons pas continuer à ignorer ces flammes qui consument la population israélienne, à les considérer comme un malheureux concours de circonstance. Ces flammes, qui attaquent chacun d’entre nous, ne peuvent être éteintes par de faibles condamnations. Elles ne peuvent être étouffées avec des rassemblements de solidarité ou même par le biais de ce meeting.

Ces flammes ne peuvent être éteintes par des messages sur Facebook et des déclarations dans les médias. Ces flammes ne peuvent être arrêtées par la répression, le déni et le mépris. L’incitation, le ridicule, la frivolité, le laxisme et l’arrogance du cœur ne peuvent pas éteindre le feu mais seulement le nourrir davantage, lui permettre de se propager avec ferveur dans toutes les directions et d’imprégner toutes les couches de la société. Un mépris flagrant pour l’Etat de droit, la dignité humaine, l’amour de l’humanité, l’amour d’Israël, la liberté d’opinion s’est répandu et fait des ravages.

Une atmosphère a été créée ici, engendrant l’indulgence à l’égard de ce qui est naïvement qualifié de « mauvaises herbes ». Chaque société possède ses propres franges extrémistes, mais aujourd’hui, nous devons nous demander ce qui, dans l’atmosphère publique, permet à l’extrémisme et aux extrémistes de se déplacer en toute confiance, en plein jour. Qu’est-ce qui a permis à ces « mauvaises herbes » de menacer la sécurité de l’ensemble du jardin fleuri ?

Ces flammes ne peuvent être éteintes par la répression. Pour mettre fin au feu, nous devons être bien plus déterminés, catégoriques. Nous devons être rigoureux et précis ; de ceux qui font respecter la loi à ceux qui dirigent le peuple et le pays. Nous devons éteindre les flammes – l’incitation- avant qu’elles ne nous détruisent tous.

Aujourd’hui, les citoyens d’Israël, un Etat juif et démocratique, ont besoin d’une prise de conscience. L’Israël de la Déclaration d’Indépendance, l’Israël de la vision des prophètes, de compassion et de miséricorde, a besoin, aujourd’hui, d’une prise de conscience. Nous ne serons pas des fanatiques. Nous ne serons pas des intimidateurs. Nous ne deviendrons pas un Etat d’anarchie.

L’Etat d’Israël a été et ne cessera d’être un Etat de droit. L’Etat d’Israël a été et ne cessera d’être un Etat de liberté, de tolérance et de justice. L’Etat d’Israël a été et ne cessera d’être notre foyer. Notre foyer à nous tous.

« Après cela, on t’appellera ville de la justice, Cité fidèle. » disait encore le prophète Isaïe.

Amen. »

Le voici en version anglaise.