AJC se félicite de la nomination d’Antony Blinken au poste de secrétaire d’État américain

23 novembre 2020 – New York – L’American Jewish Committee (AJC) a salué la nomination par le président élu Biden d’Antony Blinken, son conseiller de longue date pour la sécurité nationale et ancien secrétaire d’Etat adjoint, comme 71ème secrétaire d’Etat de la nation.

Blinken a occupé le poste de numéro 2 au Département d’État pendant les deux dernières années de l’administration Obama, après avoir été pendant deux ans conseiller adjoint à la sécurité nationale et pendant quatre ans conseiller à la sécurité nationale du vice-président Biden. Il avait auparavant dirigé le personnel démocrate de la commission des relations étrangères du Sénat américain, lorsque M. Biden en était le président et un membre de premier plan, et avait occupé des postes au Département d’État et au Conseil national de sécurité dans l’administration Clinton.

« Tony Blinken a l’expérience nécessaire pour assurer la mise en œuvre de la politique étrangère américaine sous le président Biden avec compétence », a déclaré David Harris, CEO d’AJC, qui a rencontré M. Blinken à plusieurs reprises et tandis que ce dernier occupait différents postes. « Il connaît parfaitement les positions du président élu en matière de politique étrangère, et a conscience des problématiques qui préoccupent la communauté juive, parmi lesquelles le soutien sans réserve aux relations entre les États-Unis et Israël, l’élargissement du cercle croissant de la paix arabo-israélienne, la lutte contre l’antisémitisme internationale ou encore le danger que représentent l’Iran et ses mandataires ».

En tant que secrétaire d’État adjoint, M. Blinken s’est adressé au Global Forum d’AJC en 2015 à Washington – en remplacement de John Kerry, alors secrétaire d’État, blessé dans un accident de vélo. Il a participé à d’autres évènements organisés par AJC, notamment au Global Forum virtuel de cette année, où il a débattu de politique étrangère avec un ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale du président Trump, K. T. McFarland. Il y a également réaffirmé le soutien de Joe Biden à Israël et son opposition au mouvement BDS.

« Vous pouvez compter sur Joe Biden pour s’assurer qu’Israël a ce dont il a besoin pour se défendre, pour honorer les traditions bipartisanes du soutien américain à Israël, pour sauvegarder, et non mettre en danger, l’avenir d’Israël en tant qu’État juif et démocratique », a déclaré M. Blinken. « Joe Biden s’est exprimé avec force et s’est fermement opposé au mouvement BDS. Il a également été très clair sur le fait qu’il ne lierait pas l’assistance militaire à Israël à des choses comme l’annexion ou d’autres décisions du gouvernement israélien avec lesquelles nous pourrions être en désaccord ».

Blinken, qui a passé une partie de son enfance à Paris, est considéré comme un ardent défenseur du partenariat transatlantique. Né de parents juifs et beau-fils d’un survivant de la Shoah ayant vécu en France, Samuel Pisar, il s’est exprimé avec force au fil des ans sur l’urgence de lutter contre l’antisémitisme et autres sectarismes, et sur la sauvegarde des droits de l’homme universels.

« AJC attend avec impatience le processus de confirmation par le Sénat et, lorsque celui-ci sera achevé, de travailler avec le secrétaire Blinken dans son nouveau rôle particulièrement important » a ajouté M. Harris.

Européens, adressons enfin le problème de l’islam politique

Depuis l’attaque terroriste de 2012 à Toulouse, où des terroristes islamistes ont assassiné trois écoliers et un enseignant juif, 264 personnes ont été tuées par des terroristes en France. Le meurtre barbare de Samuel Paty et l’assassinat de fidèles catholiques à Nice sont les derniers sinistres épisodes d’une guerre que les fanatiques ont imposé non seulement à la France mais plus largement à l’Europe et au monde occidental, comme l’ont montré le meurtre homophobe de Dresde et l’attentat de Vienne. 

Cependant, nous ne devons pas nous concentrer uniquement sur les auteurs de ces crimes, mais plutôt nous interroger sur l’environnement dans lequel le meurtrier de Samuel Paty a grandi. Comment un jeune d’à peine 18 ans peut-il être déjà à ce point violent et idéologue, au point de couper la tête d’un autre homme ? À cet égard, nous devons nous tourner vers les organisations de l’Islam politique, qui ne sont pas violentes elles-mêmes, mais qui créent le climat nécessaire à de tels meurtres. Cela vaut pour la France comme pour l’Allemagne. Comme le fait remarquer Bernard Rougier, un éminent universitaire français, dans un livre publié au début de cette année, de telles organisations ont déjà conquis des quartiers entiers en France. 

L’objectif de ces islamistes est de créer des « sociétés parallèles » dans les zones qu’ils contrôlent. Ils y sont déjà parvenus dans certains quartiers ou « banlieues » de France, où ils ont mis en place des structures qui empêchent presque tout contact entre les musulmans et leur environnement. Dans ces milieux, la haine de la démocratie, de l’Occident, des Juifs, des homosexuels et de tout ce qui ne correspond pas à la vision du monde des islamistes, peut s’épanouir. Ces dérives ont été découvertes et comprises beaucoup trop tard en France. Ce fut un terrain fertile pour la terreur. Aujourd’hui, cette réalité ne peut plus être ignorée. Ni en France, ni en Allemagne où des tendances similaires existent aujourd’hui. 

Trop souvent, les hommes politiques, les institutions, la société civile et d’autres acteurs font une différence entre un islam politique violent et un islam politique « pacifique ». Qu’Emmanuel Macron et Sebastian Kurz veuillent enfin mettre un terme à cette distinction et qu’ils aient appelé à lutter contre l’islam politique sous toutes ses formes, est particulièrement bienvenu. Nous espérons sincèrement que les acteurs concernés en Allemagne, suivront également cet exemple. Il ne faut plus accepter que des organisations comme l’Union turco-islamique pour les affaires religieuses (DITIB) et l’extrême droite ATIB, tous deux bras armés d’Erdogan ; le « Centre islamique de Hambourg » (IZH) qui représente le régime antisémite de Téhéran ou des groupes non identifiés comme les Frères musulmans, soient des partenaires de l’État pour le dialogue et la coopération officielle. Et pourquoi ce silence sur le fait que l’ATIB et l’IZH sont des membres du Conseil central des musulmans ? 

Ne devrait-il pas y avoir enfin des conséquences ? À juste titre, les partis démocratiques ne dialoguent pas avec des organisations ayant le moindre lien avec l’extrême droite classique. Pourquoi fait-on une exception pour les acteurs qui ont des visions du monde très similaires ? La lutte contre l’Islam politique est essentielle aussi et surtout parce que l’écrasante majorité des musulmans de France et d’Allemagne ne se sentent pas représentés par ces organisations de l’islam politique. L’État doit enfin se préoccuper de faire entendre cette majorité et de soutenir et renforcer les musulmans dans leur lutte contre les fanatiques. 

Par Simone Rodan-Benzaquen, directrice AJC Europe et Remko Leemhuis, directeur AJC Berlin.

Tribune initialement publiée dans le quotidien allemand Bild, traduction réalisée par nos soins.

AJC félicite le président élu Joe Biden

L’American Jewish Committee (AJC), la principale organisation non partisane de défense des droits des Juifs dans le monde, félicite Joe Biden pour son élection en tant que 46ème président des États-Unis, et Kamala Harris en tant que première femme vice-présidente de l’histoire américaine. FOX News et CNN ont confirmé que les élections présidentielles ont été gagnées par Joe Biden, après que celui-ci ait recueilli plus de 270 votes du collège électoral. 

« Le taux de participation record et la campagne acharnée des deux candidats et de leurs partis respectifs illustrent la force de la démocratie américaine », a déclaré David Harris, CEO d’AJC. « Les États-Unis sont un seul et même pays, au destin unique. Pourtant, avec la polarisation extrême de la société américaine, la pandémie du coronavirus et les conséquences économiques qui l’accompagnent, alors que la défiance envers les institutions n’a fait qu’augmenter, cette réalité a été mise à rude épreuve, comme jamais dans l’histoire de notre pays. »

Les passations douces du pouvoir après les élections comptent parmi les meilleures traditions américaines. AJC se réjouit de travailler avec le président élu Biden et son administration, ainsi qu’avec le nouveau Congrès, sur les questions de politique intérieure et étrangère constituant nos priorités. Depuis trente-six ans en tant que sénateur américain, pendant huit ans en tant que vice-président des États-Unis, M. Biden a démontré un intérêt profond pour de nombreuses préoccupations d’AJC. AJC connaît depuis longtemps M. Biden et a travaillé en étroite collaboration avec son bureau lorsqu’il était sénateur, puis vice-président. 

« Réunifier le pays, restaurer la foi perdue en notre destin commun, cela doit être la priorité du président Biden et de son administration », a déclaré M. Harris. « Si le chemin à parcourir semble encore long, nous devons nous armer de courage. Une gouvernance efficace pourra surmonter les obstacles, la société civile jouera un rôle vital – et nous sommes prêts à prendre notre part. Le succès de l’expérience américaine, vieille de 244 ans, est entre nos mains. Ce succès est essentiel non seulement pour notre nation mais aussi pour la paix, la sécurité et les opportunités à l’international ».

Pour AJC, les priorités politiques sont les suivantes :

— L’alliance américano-israélienne, fondée sur des valeurs et des intérêts démocratiques partagés, est un pilier de la politique étrangère américaine, et les États-Unis devraient maintenir leur rôle de leader dans la poursuite du mouvement de normalisation des relations entre Israël et les pays arabes.

— Les États-Unis doivent réaffirmer un leadership mondial fort, comme eux seuls peuvent le faire, en faveur des valeurs fondamentales, de la sécurité et du bien-être des alliés et des partenaires des traités, et face aux dangereux acteurs étatiques et non-étatiques régionaux et mondiaux.

— La diversité de l’Amérique est une force fondamentale qui doit être défendue contre toute tentative de diabolisation ou de stigmatisation fondée sur l’ethnicité, la race, le sexe ou la religion

— L’héritage amer de l’injustice raciale, qui n’a jamais été entièrement résolu malgré les réalisations révolutionnaires de ces dernières décennies, doit être abordé, non pas avec colère et violence, mais dans un esprit d’unité, de respect et de guérison.

— La lutte contre l’antisémitisme, la haine pernicieuse à l’encontre des Juifs, sous toutes ses formes et quelle qu’en soit la source, exige de nouvelles stratégies et de nouveaux efforts. Les récentes enquêtes d’opinion d’AJC menées auprès de la population juive et de la population américaine en général ont révélé la persistance de l’antisémitisme aux États-Unis. C’est un problème de société, un rappel que ce qui commence par la haine des Juifs n’en finit jamais là, et attaque finalement la nation toute entière. 

Tandis qu’ils étaient candidats à la primaire présidentielle démocrate, Joe Biden et Kamala Harris ont préparé des vidéos pour notre évènement annuel, le Global Forum. Pour les visionner, veuillez cliquer ici pour Biden et ici pour Harris. Joe Biden avait également signé notre déclaration en soutien à l’alliance transatlantique et aux valeurs essentielles qui unissent l’Amérique du Nord et l’Europe, auprès de nombreux autres personnalités politique américaines, européennes et canadiennes.

AJC salue la décision du gouvernement français d’interdire le mouvement violent turc Les Loups Gris

Ce groupe d’extrême-droite ultranationaliste, dont le signe de ralliement est un pouce joint au majeur et à l’annulaire, est réputé proche du président turc Recep Tayyip Erdogan. 

À Décines-Charpieu, haut-lieu de la diaspora arménienne situé dans la banlieue lyonnaise, les forces de l’ordre ont dû intervenir mercredi soir dernier, en plein couvre-feu, tandis que 250 membres des Loups Gris hurlaient dans les rues des slogans violents à l’encontre de la communauté arménienne : « Nique l’Arménie, on va vous baiser » ; « Vous êtes où les Arméniens ?! » ou encore « Allah Akbar ». 

À Dijon, une manifestation musclée et agressive a également eu lieu. Une inscription « Loups Gris » a été taguée sur le mémorial du génocide et le Centre national de la mémoire arménienne.

« La décision de dissolution du groupe en France prise par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin était absolument nécessaire. Nous espérons qu’elle sera suivie par l’Union Européenne ainsi que d’autres pays européens, puisque le groupe y est également présent, notamment en Allemagne et en Autriche, où le nombre de militants est en augmentation. » exprime Simone Rodan-Benzaquen, directrice générale d’AJC Europe. 

Les Loups Gris agissent généralement dans l’ombre, via des organisations faux-nez, et fournissent notamment des formations au combat aux jeunes qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs européennes. Certains d’entre eux partent ensuite en Syrie.  

S’ils ont rejoint différents courants au fil de l’histoire, les Loups gris sont aujourd’hui proches du parti d’Erdogan, défendent le retour à un ordre moral fondé sur l’islam. Ils sont nationalistes, conservateurs et anti-communistes. Ils sont également négationnistes puisqu’ils ne reconnaissent pas le génocide arménien. Agressions, assassinats, activités mafieuses en Turquie comme ailleurs, les Loups Gris se sont rendus coupables de nombreuses actions violentes depuis les années 1970. Mehmet Ali Agca, qui avait tenté d’assassiner le pape Jean-Paul II en 1981 après avoir tué un journaliste turc deux ans plus tôt, était membre des Loups Gris.

AJC Paris est uni avec la France pour la défense de nos libertés et face aux boycotts

En réponse à la défense, par le président Emmanuel Macron, de la liberté de caricaturer le prophète Mahomet lors de l’hommage national au professeur Samuel Paty assassiné par un terroriste islamiste, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé au boycott des produits français. 

M. Erdogan a ainsi mis en cause la « santé mentale » du président français, accusant ce dernier de « diriger une campagne de haine » à l’encontre des Musulmans, et a été jusqu’à comparer le traitement des Musulmans en Europe à celui des Juifs avant la Seconde Guerre mondiale. 

Et tandis que les appels au boycott de produits français se multiplient depuis quelques jours dans plusieurs pays du monde musulman, sur les réseaux sociaux et dans les entreprises, il nous semble plus que jamais essentiel de rappeler que la défense de nos valeurs démocratiques n’est pas négociable. Nos libertés, à commencer par la liberté d’expression, protègent tous les citoyens, ce sont elles qui ont été au cours des dernières années entravées et menacées. Ce sont leurs symboles et leurs défenseurs qui ont été les victimes de l’islamisme le plus barbare, en France et ailleurs en Europe et dans le monde.

« Nous souhaitons exprimer notre profond soutien au gouvernement français, qui fait courageusement face aux manipulations des islamistes, à des menaces et des attaques de plus en plus pressantes à l’intérieur de notre pays et venant de l’extérieur. Le boycott ne nous fera en aucun cas renoncer à nos valeurs les plus essentielles. Le combat contre le terrorisme islamiste est une priorité nationale et un combat global que la France doit mener avec la même fermeté sur tous les fronts. Pour ce faire, la France a besoin, plus que jamais, de soutien et d’unité. #WeareOne #WestandwithFrance» a ainsi affirmé Anne-Sophie Sebban-Bécache, directrice AJC Paris. 

Une campagne AJC sur la nécessité de qualifier le Hezbollah comme organisation terroriste

20 octobre 2020 – New York – Dans un encart publicitaire d’une page, publié demain dans le Wall Street Journal, l’American Jewish Committee (AJC) appelle à nouveau les 27 membres de l’Union européenne (UE) à désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste. 

Cette annonce est la dernière en date d’une vaste campagne pluriannuelle menée par l’organisation internationale de défense des droits de l’homme pour sensibiliser à la réalité du Hezbollah et faire pression sur la communauté internationale pour que le groupe soutenu par l’Iran et basé au Liban soit désigné comme une organisation terroriste. Les analyses, rapports et autres ressources produits par AJC, dont une pétition adressée à l’UE, sur le Hezbollah, sont disponibles sur AJC.org/Hezbollah. 

« Le Hezbollah est une organisation terroriste, armée et soutenue par l’Iran. Elle a une portée mondiale – et meurtrière – de l’Europe à l’Amérique du Nord et du Sud, en passant par l’Afrique et l’Asie, et à travers tout le Moyen-Orient. En effet, durant cette même semaine, en 1983, deux attaques du Hezbollah au Liban ont tué 305 soldats de la paix, américains et français », indique l’encart d’AJC. « Pourtant, au mépris de toute logique, l’Union européenne insiste sur le fait qu’il y aurait deux Hezbollahs, l’un « politique », l’autre « militaire », n’interdisant que ce dernier en 2013″. 

Depuis plus de deux décennies, AJC exhorte les gouvernements d’Europe et du monde entier à qualifier le Hezbollah d’organisation terroriste et à prendre des mesures concrètes pour contenir et combattre ses activités, notamment le blanchiment d’argent, le trafic de stupéfiants, la contrebande d’explosifs et d’armes, et la création de cellules actives sur tous les continents. 

À ce jour, la Ligue arabe, l’Argentine, le Canada, la Colombie, l’Allemagne, le Guatemala, le Conseil de coopération du Golfe, le Honduras, Israël, le Kosovo, la Lituanie, les Pays-Bas, la Serbie, le Royaume-Uni et les États-Unis ont reconnu sans réserve la réalité du Hezbollah et l’ont ajouté à leurs listes d’organisations terroristes. 

La liste comprend sept pays de plus que celle qui figurait dans une annonce similaire d’AJC, publiée dans le New York Times le 24 septembre 2019 et largement diffusée auprès des dirigeants mondiaux présents au débat d’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. 

« D’autres pays, nous l’espérons sincèrement, se joindront à cette tendance croissante en se débarrassant de toute illusion persistante et en affrontant la dure réalité : celle d’un Hezbollah indivisible, et terroriste de bout en bout » a déclaré le CEO d’AJC, David Harris. 

AJC est consternée par la fin de l’embargo sur les armes en Iran

15 octobre 2020, New York – L’American Jewish Committee, critiquant l’échec du Conseil de sécurité de l’ONU à prolonger l’embargo international sur les armes à destination de l’Iran, a proclamé dimanche 18 octobre « un jour profondément triste et dangereux pour la sécurité mondiale ». 

« Grâce à l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU, à partir du 18 octobre, l’Iran sera libre d’acheter et de vendre légalement des armes conventionnelles sans violer le JCPOA (accord nucléaire iranien de 2015) ou les restrictions de l’ONU », a déclaré le CEO de l’AJC, David Harris. « Il ne fait aucun doute que les voisins de l’Iran et les pays situés bien au-delà du Moyen-Orient subiront les conséquences de l’échec abject du Conseil de sécurité à dénoncer la véritable nature du régime de Téhéran et à l’endiguer ». 

Dans le cadre du JCPOA, l’embargo sur les armes, imposé pour la première fois en 2007, prendra fin le 18 octobre 2020.  

Une proposition américaine visant à prolonger l’embargo a été rejetée par le Conseil de sécurité le 14 août. Seule la République Dominicaine a voté avec les États-Unis en faveur de la mesure, tandis que la Russie et la Chine ont voté contre et que 11 pays, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, se sont abstenus. 

« La Chine et la Russie sont maintenant très heureuses. Ces deux pays n’auront aucune hésitation ou scrupule à vendre ouvertement des armes à l’Iran », a déclaré M. Harris, ajoutant que « la Corée du Nord, le Venezuela et la Turquie sont tout aussi joyeux ». 

« La tragique réalité est que l’Iran aujourd’hui, malgré des défis économiques majeurs, est plus dangereux que jamais en tant qu’acteur régional et mondial », a déclaré M. Harris. « Les tentacules de l’Iran sont implantées en Irak, en Syrie, au Liban et à Gaza, elles essaient de s’introduire en Cisjordanie, soit directement, soit par son mandataire terroriste, le Hezbollah. Elles sont très actives en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine, et tentent continuellement d’entrer aux États-Unis ». 

Ajc est horrifié par l’acte barbare d’un terroriste islamiste dont le professeur d’histoire-géographie Samuel Paty a été victime, pour avoir défendu la liberté d’expression

Vendredi dernier, un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, a été assassiné et décapité par un terroriste islamiste à la sortie de son collège, à Conflans-Sainte-Honorine, après avoir montré des caricatures de Mahomet en classe. 

L’auteur des faits aurait crié « Allah Akbar » et aurait revendiqué son acte sur Twitter. 

Le nom de ce professeur vient s’ajouter à la liste tristement longue des victimes du terrorisme islamiste en France ces dernières années. 

« Nous sommes profondément choqués et attristés par cet acte odieux et souhaitons rendre hommage au professeur qui en a été la victime et à tous les professeurs de France qui transmettent les valeurs de la République avec bienveillance et courage, face à des élèves parfois réticents. Ils sont en première ligne face à l’obscurantisme. Samuel Paty l’a payé de sa vie. Nos pensées vont avant tout avec sa famille et ses proches » ont déclaré Simone Rodan-Benzaquen, directrice générale d’AJC Europe et Anne-Sophie Sebban Bécache, directrice d’AJC à Paris. 

Nous louons le fait qu’un hommage national soit rendu au professeur, mais cela est loin d’être suffisant. Tandis que le procès des attentats de 2015 est en cours, force est de constater que la liberté d’expression et le droit au blasphème ne sont toujours pas assimilés par l’ensemble de la société. A l’époque, avec de nombreuses associations partenaires, nous avions lancé un Sursaut, un appel à la mobilisation de toutes les forces démocratiques. Depuis près de vingt ans nous comptons parmi les lanceurs d’alertes, soutenant les professeurs, experts, intellectuels, associations qui depuis de trop nombreuses années pointent le combat majeur qui se joue à l’école. Peu de changements significatifs ont eu lieu.

Les terroristes islamistes ont franchi un pas de plus dans l’atrocité. La décapitation de Samuel Paty est insoutenable. La réponse doit être massive. Il est essentiel que les caricatures en question soient intégrées aux livres d’histoire, que des débats et discussions autour de la laïcité et la liberté d’expression soient organisés de manière régulière et intégrés officiellement au programme scolaire.  

Cela suffit. Il est temps également de désigner et condamner tous les idiots utiles de l’idéologie islamiste qui ont nourrit depuis plus de vingt ans aussi les divisions et la défiance vis à vis des valeurs qui fondent la république et la cohésion de notre nation. 

Aujourd’hui, nous appelons tous les Français à se lever et à s’unir face à l’horreur, en rejoignant les différents rassemblements organisés dans le pays en hommage à Samuel Paty et au nom de la liberté d’expression. 

AJC salue la décision de Facebook d’interdire les messages négationnistes

12 octobre 2020 – New York – L’American Jewish Committee (AJC) a salué la décision de Facebook de retirer tous les messages de négation et de distorsion de la Shoah de sa plateforme – et d’empêcher à l’avenir que de tels messages prolifèrent, en vertu de la politique de l’entreprise en matière de discours de haine.

« La décision de Facebook d’interdire les messages de négationnisme et de distorsion de la Shoah est profondément significative », a déclaré le CEO d’AJC, David Harris. « La connaissance de la Shoah, soit du meurtre systématique par les nazis de six millions de Juifs, est en déclin aux États-Unis et dans le monde, en particulier chez les jeunes. La puissance et la crédibilité de Facebook sont donc particulièrement vitales pour préserver la mémoire du génocide le plus documenté de l’Histoire, et aider à maintenir les garde-fous contre toute tentative de récidive. Il ne devrait pas y avoir le moindre doute sur ce que le régime nazi allemand a fait, et une plateforme aussi importante que Facebook ne devrait pas être utilisée par les antisémites pour colporter toute fausse information ou manipulation de l’Histoire ».

L’annonce de Facebook fait suite à une série de conversations entre AJC et des représentants de Facebook aux États-Unis et en Europe, un aspect essentiel de l’engagement continu de l’organisation internationale de défense des droits des Juifs avec les réseaux sociaux pour lutter contre l’antisémitisme et d’autres formes de haine et de sectarisme.

« L’annonce bienvenue d’aujourd’hui, qui souligne le rôle d’AJC, constitue une victoire significative dans la lutte contre le négationnisme, qui, ne vous y trompez pas, n’est rien d’autre qu’un antisémitisme non dissimulé », a déclaré David Harris.
Au sujet de sa relation avec AJC, Sheryl Sandberg, directrice des opérations de Facebook, a déclaré à David Harris : « La communication que nous avons eue avec vous, et d’autres partenaires proches, a été importante, vraiment, car ces perspectives externes nous aident à améliorer nos politiques. Notre expérience avec AJC a démontré que vous étiez des personnes en qui nous pouvons vraiment avoir confiance et dont nous pouvons apprendre. »

Durant un webinaire d’AJC, un fonctionnaire du Département d’État américain révèle l’ampleur de l’activité terroriste du Hezbollah en Europe

17 septembre 2020 – New York – L’ambassadeur Nathan Sales, coordinateur du département d’État américain pour la lutte contre le terrorisme, a annoncé aujourd’hui, dans le cadre d’un programme de l’American Jewish Committee (AJC) intitulé « Advocacy Anywhere », que des réserves d’armes du Hezbollah, dont d’importants stocks de nitrate d’ammonium, ont été découvertes et détruites dans toute l’Europe.

« Le Hezbollah est actif en Europe en ce moment » et il est fondamental pour les gouvernements et les citoyens européens de connaître l’ampleur de la présence et de l’activité du Hezbollah sur le sol européen, a déclaré M. Sales.

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AJC salue l’accord de paix entre Bahreïn et Israël

11 septembre 2020 — New York – L’American Jewish Committee (AJC) a félicité le Royaume de Bahreïn pour sa décision capitale d’établir des relations diplomatiques complètes avec Israël – couronnant des années de contacts de plus en plus publics et d’affirmations d’intérêts partagés entre les dirigeants du pays.

La décision de Bahreïn, annoncée par le président Trump, fait suite à l’accord historique du 13 août visant à normaliser les relations entre les Émirats arabes unis et Israël – un accord qui comprenait la suspension par Israël des plans d’annexion de certaines parties de la Cisjordanie. En 2019, Bahreïn a accueilli l’atelier « De la paix à la prospérité » parrainé par les États-Unis pour faire progresser la paix israélo-palestinienne.

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L’American Jewish Committee va ouvrir un bureau aux Émirats arabes unis

3 septembre 2020 – L’American Jewish Committee (AJC), qui depuis plus de 25 ans encourage la compréhension mutuelle et la coopération entre les États arabes et le peuple juif, a annoncé hier son projet d’ouvrir un bureau aux Émirats arabes unis.

Cette décision fait suite à l’annonce historique faite le 13 août dernier par le président Donald Trump, Son Altesse le prince héritier Mohammed bin Zayed Al Nahyan et le premier ministre Benjamin Netanyahou, de l’accord entre les Émirats arabes unis et Israël.

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« La santé comme une idole » par David Isaac Haziza

Avec l’avènement de la pandémie, la santé n’a-t-elle pas été sacralisée comme si elle était la vie même ? Une vie sans danger, sans excès, sans audace, une vie sans la mort.

Une célèbre discussion survenue entre les Sages de Rome et ceux d’Israël est citée dans la Mishnah, au traité Avodah Zarah : « S’Il a en haine l’ idolâtrie, demandent les premiers aux seconds, pourquoi ne pas la détruire ? » C’est que, répondent les rabbins, « c’est le monde entier qui serait anéanti », les idolâtres vénérant d’ordinaire les entités constitutives de l’univers, le soleil, la lune, les étoiles, les êtres les plus nécessaires à la pérennité du monde. Au fond, que sont les idoles sinon des manifestations, des facettes du divin, que le divin ne saurait supprimer sans disparaître aussitôt ? Seulement, si « chaque créature indique Dieu, aucune ne le révèle », dit Gide avec raison dans ses Nourritures terrestres. Ça n’est pas le nombre de forces divines auxquelles on croit qui constitue l’idolâtrie ; ça n’est pas de se prosterner devant l’une d’entre elles, de s’incliner face à une créature, homme ou être d’ici-bas : c’est de prendre pour la totalité du divin un être qui l’indique – et, ponctuellement, pourrait en effet l’incarner.

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AJC salue l’adoption par l’Espagne de la définition de travail de l’antisémitisme

28 juillet 2020 – L’American Jewish Committee (AJC) a félicité l’Espagne pour avoir adopté la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).

L’annonce de la décision du gouvernement espagnol a eu lieu lors d’une réunion entre la vice-première ministre Carmen Calvo et Isaac Benzaquén, président de la Fédération des communautés juives d’Espagne (FCJE). Mme Calvo a souligné au cours de la réunion que l’Espagne condamnait inconditionnellement l’antisémitisme et que « l’État espagnol souscrirait donc » à la définition de l’IHRA.

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