AJC déplore l’attaque d’une mosquée en Cisjordanie

graffiti prix à payer14 octobre 2014 – New York – AJC condamne l’attaque de nuit qui a eu lieu contre une mosquée, dans le village d’Akraba, en Cisjordanie. Des graffitis, comme l’inscription « price tag » – littéralement « prix à payer » – et le nom d’une colonie israélienne voisine, Tapuah, ont été découverts sur l’un des murs extérieurs de la mosquée. Les tapis, les murs et les livres saints ont été endommagés par le feu et la fumée.

« Price tag » fait a priori référence aux actes de vandalisme et autres crimes de haine commis par des Juifs ultra-nationalistes. Au cours des dernières années, des mosquées, des églises, des groupes pacifistes israéliens et des bases militaires en ont été les cibles. Les dirigeants israéliens ont fermement condamné les attaques de l’organisation « price tag ».

« Les Juifs qui vandalisent les lieux de cultes ou les sites palestiniens, quels qu’ils soient, nuisent fondamentalement à l’Etat d’Israël », a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC.

« Les propositions de certains responsables gouvernementaux sont nécessaires, à savoir imposer des peines plus sévères ou encore prendre des mesures supplémentaires pour mettre fin à ces actes de provocation violents et insensés », a-t-il ajouté.

« Bien que ces provocateurs juifs soient estimés à quelques centaine de personnes maximum, les dégâts de leurs actes – tant pour les communautés palestiniennes que pour les possibilités de coexistence judéo-arabe, sans même parler de l’image démocratique et pluraliste d’Israël – ont été beaucoup plus conséquents que leur effectif. »

Les attaques « price tag » ont débuté il y a quelques années, en Cisjordanie, sous une forme frauduleuse de protestation contre l’action de fermeture des établissements illégaux par le gouvernement israélien. Ces actions se sont caractérisées par des dommages à la propriété, incluant notamment la crevaison de pneus de voitures, la provocation d’incendies criminels ou encore l’inscription de tags racistes sur les murs. Outre la mosquée de Cisjordanie, d’autres mosquées ainsi que des églises ont également été ciblées.

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Montée de l’antisémitisme : une menace pour toutes les religions et les sociétés libres

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Dans un essai publié dans The Wall Street Journal, Jonathan Sacks, Grand Rabbin émérite des congrégations juives du Commonwealth britannique, décrit une nouvelle forme d’antisémitisme en Europe qui menace, selon lui, nos valeurs démocratiques. 

Cette année, les Juifs d’Europe ont célébré les fêtes de Yom Kippour – jour le plus saint du calendrier hébraïque – dans une atmosphère d’inquiétude générale, telle que je n’en avais jamais constaté auparavant. L’antisémitisme fait son grand retour en Europe, alors même que la mémoire de l’Holocauste est encore brûlante. « Plus jamais ça » s’est transformé en «toujours et encore ça ».

En France, des fidèles se sont retrouvés coincés dans une synagogue encerclée par une foule menaçante, qui prétextait ainsi protester contre la politique israélienne. A Bruxelles, quatre personnes ont été exécutées devant le Musée Juif de Belgique et une synagogue a été incendiée.

A Londres, un grand supermarché a décidé de retirer la nourriture casher de ses étalages, souhaitant « éviter les représailles des partisans du boycott de produits israéliens ». Toujours à Londres, un théâtre a refusé d’accueillir un festival de films juifs car l’événement avait reçu au préalable une subvention – minime – de l’ambassade d’Israël.

Au cours de l’été, j’ai entendu plus d’une fois des Juifs britanniques bien intégrés dire « pour la première fois de ma vie, j’ai peur ».

Il y a vingt ans de cela, dans le cadre du lancement d’un programme visant à renforcer la continuité de la religion juive à travers les générations, j’ai publié un ouvrage intitulé « Aurons-nous des petits-enfants juifs ? » Aujourd’hui, les Juifs commencent à se demander «  Aurons-nous des petits-enfants anglais ? »

Et les Juifs s’en vont. Une enquête publiée l’année dernière par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne montrait que près d’un tiers des Juifs d’Europe envisageait d’émigrer du fait de l’antisémitisme, avec un pourcentage particulièrement élevé pour la France (46%) ou pour la Hongrie (48%). Beaucoup de Juifs en viennent peu à peu à se demander s’ils ont un avenir en Europe.

Il ne faut toutefois pas exagérer la situation. L’Europe d’aujourd’hui n’est pas l’Allemagne des années 1930. La haine des Juifs n’est pas incitée ni même tolérée par les gouvernements européens. De nombreux dirigeants politiques, parmi lesquels la chancelière allemande Angela Merkel ou le Premier ministre britannique David Cameron, ont dénoncé ouvertement l’antisémitisme qui a sévi ces derniers temps.

Il ne faut pas non plus donner un quelconque crédit aux nombreux préjugés que l’on peut souvent entendre de la bouche des Britanniques. La Grande-Bretagne enregistre un sentiment d’antisémitisme moins fort qu’aux Etats-Unis. Mais ce qui se passe reste tout de même considérable. Historiquement, comme le souligne Michael Gove, député conservateur britannique, l’antisémitisme constitue un signal d’alerte indiquant que la société toute entière est en danger. C’est pourquoi le nouvel antisémitisme doit être compris – et pas seulement par les Juifs.

L’antisémitisme n’a toujours qu’indirectement concerné les Juifs. Ils en ont été les victimes, mais pas la cause. La politique de haine qui commence avec les Juifs ne s’achève jamais avec les Juifs. Sous Hitler comme sous Staline, les Juifs n’ont pas été les seuls à souffrir. Et aujourd’hui encore, les Juifs ne sont pas les seuls à souffrir des violences perpétrées par les islamistes radicaux du Hamas, du Hezbollah, d’al-Qaïda, de Boko Haram, de l’Etat Islamique et de tous leurs autres compagnons de fortune (la liste est longue).

L’assaut lancé sur Israël et sur les Juifs du monde entier s’insère dans un schéma plus vaste, incluant notamment les attaques contre les Chrétiens et autres minorités religieuses du Moyen-Orient, d’Afrique sub-saharienne et de certaines régions d’Asie – l’équivalent religieux d’une campagne de nettoyage ethnique. En fin de compte, cette campagne équivaut à une attaque contre les libertés démocratiques occidentales dans leur ensemble. Si on ne la stoppe pas immédiatement, c’est l’Europe elle-même qui se verra régresser à l’âge des ténèbres.

Une partie de ce que l’on voit en Europe correspond à l’ancien antisémitisme; celui d’extrême-droite et de la gauche radicale, qui n’a jamais véritablement disparu et qui s’est simplement assoupi durant toutes les années où les attaques contre les Juifs étaient considérées comme inacceptables dans une société policée. A présent, ce tabou est bel et bien détruit.

Mais l’assaut sur les Juifs trouve un nouveau leitmotiv. L’antisémitisme d’aujourd’hui diffère de l’ancien de 3 façons: 

Le prétexte de l’antisémitisme a été modifié

Au Moyen-Age, les Juifs étaient haïs pour leur religion. Au 19ème puis 20ème siècle, ils ont été détestés pour leur race. Aujourd’hui, c’est pour leur Etat-nation qu’ils sont diffamés. Israël, vieux de 66 ans désormais, est encore le seul pays – parmi les 193 de l’ONU – dont le droit à l’existence est régulièrement contesté voire refusé sous certains aspects.

Cela ne signifie pas que toute critique d’Israël s’assimile à de l’antisémitisme. Ce n’est manifestement pas le cas. Le pays est lui-même l’un des plus autocritiques au monde, et les critiques de ses politiques représentent une perspective légitime du débat démocratique. Mais les partisans du Hamas ne sont pas intéressés par cette politique ; pas plus qu’ils ne le sont par les frontières et les polémiques qui en découlent. Ils se sont engagés à la destruction et à l’élimination complète de l’Etat juif, ce dont ils ont fait un principe, qu’ils énoncent clairement dans leur charte.

Il existe 102 Pays dans le monde où les Chrétiens sont majoritaires et 56 où ce sont les musulmans qui sont en plus grand nombre. Mais un seul Etat juif, et cela semble déjà trop.

De plus, les cibles de la terreur en Europe sont, bien souvent, des lieux de vie juive ordinaire – synagogues, écoles juives et musées – plutôt que des bureaux du gouvernement israélien.

Son épicentre a été déplacé

Les Juifs ont souvent été attaqués du fait qu’ils étaient l’archétype de l’ « autre ». Durant 1000 ans, ils représentaient la présence non-chrétienne la plus importante en Europe. Aujourd’hui, ils constituent la présence non-musulmane la plus remarquable au Moyen-Orient. Mais l’antisémitisme qui sévit au Moyen-Orient n’est pas propre à l’Islam.

Au 19ème siècle, les Coptes et les Chrétiens maronites ont introduit l’idée de diffamation de sang – la calomnie selon laquelle les Juifs utiliseraient le sang des Gentils pour leurs rituels religieux – en Egypte et en Syrie. L’Allemagne nazie, par l’intermédiaire de son allié le grand Mufti de Jérusalem, a ajouté à ce mélange peu ragoutant la conspiration notoire des Protocoles des Sages de Sion.

Ces deux mythes ont pénétré l’Islam de l’extérieur. Et les radicaux islamistes les ont désormais réexpédiés en Europe. A chaque fois que vous entendez des phrases comme « les Juifs contrôlent les médias » ou encore « Israël vise les enfants palestiniens », il s’agit d’une référence aux Protocoles des Sages de Sion et aux rituels sanguinaires.

La légitimation de l’antisémitisme a changé

La haine, lorsqu’elle relève du domaine public, est singulièrement difficile à justifier, ce qui explique pourquoi les antisémites ont toujours cherché une justification de la plus haute source d’autorité qui soit. Au Moyen-Âge, il s’agissait de la religion.

Au 19ème siècle, il était plutôt question des sciences. L’antisémitisme allemand était basé sur la soi-disant « étude scientifique de la race » et le darwinisme social : la doctrine selon laquelle dans l’histoire de l’humanité, comme dans la nature, les plus forts survivent en éliminant les plus faibles.

Dans l’ère qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, cette autorité a pris la forme des Droits de l’Homme. C’est pourquoi, en toute logique, la nouvelle vague d’antisémitisme a été lancée lors de la Conférence de l’ONU contre le racisme à Durban en 2001. Israël a été accusé de 5 péchés capitaux contre les droits de l’Homme : le racisme, l’apartheid, les crimes contre l’humanité, le nettoyage ethnique et la tentative de génocide.

Les Droits de l’Homme sont évidemment importants, et ce quels qu’en soient les victimes ou les auteurs. C’est la disproportion des accusations contre Israël qui a amené les Juifs à se demander si la préoccupation humanitaire était vraiment la motivation principale dans un cas pareil. Plus de la moitié de toutes les résolutions adoptées par le Conseil des droits de l’ONU depuis sa création en 2006 concernant la critique d’un pays en particulier, a été directement dirigée contre Israël. L’année dernière, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté 21 résolutions allant à l’encontre d’Israël, selon UN Watch, et seules 4 résolutions ont été prises pour protester contre les actions du reste du monde.

Historiquement, l’antisémitisme a toujours reflété une certaine incapacité à faire de la place aux différences entre les gens, ce qui est le fondement essentiel d’une société libre. C’est pourquoi la politique de la haine s’attaque maintenant aux Chrétiens, aux Bahaïs, aux Yézidis mais aussi aux musulmans du mauvais côté de la fracture entre sunnites et chiites, ainsi qu’à des Juifs.

Pour le combattre, nous devrons nous tenir la main, tous ensemble, que vous ayez une croyance quelconque ou que vous n’en ayez pas. L’avenir de la liberté est en jeu, et ce sera la bataille déterminante de ce 21ème siècle.

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Une Israélienne de gauche découvre et partage avec nous une lueur d’espoir

EinatWilfLa femme politique israélienne de gauche Einat Wilf et le professeur du centre palestinien Mohammed S. Dajani Daoudi ont rédigé une déclaration commune ayant pour objectif de réunir Israéliens et Palestiniens autour de la question si controversée du partage de la terre. Voici comment Einat Wilf  explique le cheminement de cet ambitieux projet : 

« Je suis une enfant de la gauche israélienne. J’ai grandi au sein de cette gauche. J’en ai toujours été membre. Je pensais que le jour où les Palestiniens auraient leur propre Etat souverain, Israël pourrait enfin vivre en paix. Mais comme de nombreux Israéliens de gauche, j’ai perdu cette certitude.

Pourquoi? Au cours des 14 dernières années, j’ai été témoin de l’incapacité des Palestiniens à prononcer le mot «oui» lors des occasions répétées d’accession à la souveraineté et à un État; j’ai vécu les massacres sanglants d’attentats-suicides en Israël avant 1967, mais aussi à la suite des Accords d’Oslo, puis de nouveau après l’échec des négociations de Camp David en 2000; et j’étais aux premières loges pour assister à la recrudescence de la rhétorique anti-Israël. Cette rhétorique qui masque si peu une haine profonde et viscérale pour l’Etat et pour son peuple, et qui ne peut se justifier par la simple critique politique.

Au cours de ces dernières années, mon scepticisme envers la gauche a été nourri par plusieurs événements, parmi lesquels une rencontre avec de jeunes dirigeants palestiniens modérés. Au premier abord, j’avais pourtant beaucoup de choses en commun avec ces leaders. Mais, au fil de nos discussions, j’ai compris que leur modération se limitait à la seule reconnaissance d’Israël comme une réalité, une fatalité, qui n’est pas susceptible de disparaître. L’un d’entre eux m’a même lancé « Tu es née ici, tu es déjà sur place, on ne va pas te renvoyer maintenant !» (« Merci, c’est gentil. », ai-je pensé). J’ai surtout été choquée par ce que j’ai entendu lorsque l’on a débattu sur les sources profondes du conflit : « Le judaïsme n’est pas une nationalité, c’est seulement une religion. Les religions n’ont aucune légitimité à l’autodétermination ». Le lien historique entre le peuple juif et la terre d’Israël m’a également été présenté par l’un des participants comme étant un lien fabriqué de toutes pièces, voire un lien inexistant.

Après avoir entendu les commentaires de ces « modérés », j’ai dû me rendre à l’évidence : le conflit était bien plus profond et plus grave que ce que je voulais bien croire. Il n’était pas seulement question du problème des colonies ou de l’ « occupation », malgré ce que les porte-paroles palestiniens veulent bien faire croire à la gauche israélienne. J’ai réalisé que ce qui motivait ces Palestiniens à accepter la nécessité d’un processus de paix, c’est avant tout la force indubitable d’Israël et de son armée, et résultait donc d’un non choix. La gauche israélienne soutient la création d’un Etat palestinien car les Palestiniens ont le droit, selon elle, à la souveraineté de leur patrie. A l’inverse, la « gauche » palestinienne ne reconnaît pas ce droit au peuple juif.

Ces réflexions personnelles – qui ont fait suite à l’entretien politique – ont finalement affecté ma carrière politique sur le long terme. Je me suis éloignée quelque peu du Parti travailliste, principalement à cause de ce que je nomme « l’auto-flagellation de gauche », soit le fait d’attribuer tous les torts à Israël sans exiger une once de reconnaissance ou de responsabilité des Palestiniens dans le conflit. En tant que membre de la Knesset, j’ai aidé à distinguer l’aile pacifiste de l’aile belliciste au sein du Parti travailliste dont j’étais membre, afin de permettre à l’aile belliciste dirigée par l’ex-ministre de la Défense, Ehud Barak, de rester dans la coalition avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahou. Cette prise de conscience a également alimenté ma détermination à défendre Israël et le sionisme, arguant dans le monde entier que la paix doit être fondée sur la reconnaissance mutuelle des deux peuples de leur droit analogue à la terre.

Ainsi, j’ai trouvé la situation plutôt caustique, lorsqu’il y a tout juste quelques mois, j’ai reçu un email de l’organisateur de la fameuse réunion israélo-palestinienne qui avait eu lieu plusieurs années auparavant. A la demande de l’un de ses bailleurs de fonds, il désirait savoir si le programme avait eu une « incidence quelconque » sur l’un d’entre nous, « qu’elle soit professionnelle, personnelle, sociale ou politique ». J’ai naturellement répondu par la positive, expliquant que le programme avait eu un impact très important sur ma pensée, et que je continuais d’ailleurs à l’évoquer lors de mes différentes entrevues politiques ou conférences. J’ai ensuite raconté l’histoire telle que je vous l’ai narrée à l’organisateur, reconnaissant que ce n’était probablement pas ce qu’il aurait souhaité entendre ni raconter à ses bailleurs de fonds.

L’organisateur a répondu à mon email, me certifiant qu’il y avait aussi des leaders palestiniens qui reconnaissaient sincèrement le droit des Juifs à une part de la terre. Je lui ai alors affirmé avec enthousiasme, que « rencontrer ne serait-ce que l’un d’entre eux représenterait énormément pour moi », mais aussi que je cherchais à discuter avec une telle personne depuis que j’avais participé à l’événement, des années plus tôt.

Peu de temps après, l’organisateur me retranscrivait les propos d’un participant palestinien, qui lui avait exprimé le désir de renouveler le programme de sorte que «nous puissions tous parvenir à une entente, en présentant un Etat palestinien indépendant dont la capitale serait Jérusalem-Est et qui jouxterait harmonieusement l’Etat israélien. » Ce à quoi j’ai répondu « Je ne vois pas en quoi cette personne reconnaît le droit égal et légitime du peuple juif à un Etat souverain sur la terre. » L’organisateur m’a donc demandé de lui préciser ce qui pourrait me convaincre d’avoir un véritable allié palestinien dans ma volonté sincère d’aboutir à la paix dans la région. J’ai donc rédigé le paragraphe suivant :

« Le peuple juif et le peuple palestinien jouissent tous deux d’un droit égal et légitime à un Etat souverain pour leur peuple sur la terre d’Israël/Palestine. » et j’ai détaillé « Les Juifs comme les Palestiniens du monde entier ont le droit, de façon égale et légitime, de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, si l’on tient compte de la volonté des deux peuples à acquérir un Etat souverain reflétant la particularité de leur culture et de leur histoire respective, il semble logique de partager le pays en 2 Etats : un Etat juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de profiter tous deux de leur propre foyer national. » J’ajoutais également qu’il devrait être clair que ni Israël ni la Palestine ne doivent être exclusivement la terre des Juifs d’un côté et celle des Palestiniens de l’autre, et qu’il leur faudra accueillir les différentes minorités.

L’organisateur a promis de revenir vers moi. Les semaines et les mois ont passé sans que je ne reçoive de ses nouvelles. J’étais sur le point de publier tout ceci, dans l’espoir de trouver des partenaires partageant ma conviction et susceptibles de m’aider à raviver l’espoir d’une paix possible. Et, à la dernière minute, j’ai été contactée par le professeur Mohammed S. Dajani Daoudi, à la tête des Etudes Américaines de l’Université de Jérusalem Al-Quds, et fondateur du mouvement centriste palestinien Wasatia. Tout ce qu’il demandait était de changer quelques termes utilisés dans mes propos, qui pouvaient avoir une connotation négative pour les Palestiniens, rappelant notamment le plan de partage de l’ONU de 1947. Il a souligné espérer cependant que les Palestiniens prennent conscience un jour prochain que le partage de la terre en un Etat juif et un Etat palestinien, comme le prévoyait la résolution de l’ONU, était « la bonne chose à faire » en 1947 puisque les deux parties disposent d’un droit légitime à la terre, et que cela reste « la bonne chose à faire » aujourd’hui. J’ai trouvé ces modifications tout à fait recevables et même particulièrement judicieuses. Ainsi, voici la déclaration telle que nous la partageons désormais :

« Les Juifs du monde entier et les Palestiniens du monde entier ont équitablement et légitimement le droit de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, compte-tenu de la volonté des deux peuples d’accéder à un Etat souverain reflétant leur propre culture et histoire, nous croyons au partage de la terre en deux Etats : un Etats juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de jouir tous deux de leur propre foyer national. Ni Israël ni la Palestine ne doivent être l’exclusivité du peuple juif ou du peuple palestinien, et les deux doivent accueillir les autres minorités. »

Qui d’autre se joindra à nous et deviendra notre partenaire ? »

Texte traduit librement d’un article de Al-Monitor.

Einat Wilf est une femme politique israélienne. Ex-députée de la Knesset, elle est membre du Parti Indépendance, un parti sioniste de centre-gauche, fondé en janvier 2011 par Ehud Barak et d’autres députés travaillistes de la Knesset.

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Assemblée générale des Nations Unies : AJC prêt pour le marathon diplomatique

19 septembre 2014 – New York – Pour la 24ème année consécutive, l’AJC est engagé dans un marathon diplomatique avec les dirigeants de plus de 70 pays qui seront présents lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies. La session commence officiellement le 23 Septembre.

« La session annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies est une occasion unique d’avoir, dans un court laps de temps, des conversations essentielles avec les Présidents, Premiers ministres et Ministres des Affaires étrangères sur les sujets d’intérêt commun », a déclaré David Harris, Directeur exécutif d’AJC. « Nos réunions s’appuient sur de longues traditions d’amitiés qui est une composante fondamentale dans notre approche diplomatique. » 

Seront mis à l’ordre du jours cette année : la menace que représenterait un Iran nucléarisé; le conflit israélo-palestinien suite à l’opération « Bordure protectrice » où il sera souligné que seul un accord négocié permettra d’assurer une paix durable ; la montée persistante de l’antisémitisme dans le monde.

« Ces rencontres constituent un moment fort dans notre agenda diplomatique », a ajouté Harris, qui est spécialement revenu à New York après une semaine passé en Ukraine et à Jérusalem.

En instaurant ce marathon diplomatique depuis 1991, AJC a été un précurseur en la matière au sein de la communauté juive.

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AJC s’associe à IsraAID pour aider les Irakiens chrétiens et yazidis

18 septembre 2014 – New York – AJC soutient IsraAID, l’une des principales organisations humanitaires non gouvernementale israélienne, en délivrant une aide humanitaire d’urgence aux réfugiés chrétiens et yazidis, assiégés, qui ont fui vers la région kurde de l’Irak. « En tant que Juifs américains, nous sommes fiers d’apporter notre aide, en collaboration avec notre partenaire israélien IsraAID, aux milliers de chrétiens et yazidis réfugiés qui fuient la brutalité de l’EIIL et qui cherchent refuge chez les Kurdes d’Irak » a déclaré David Harris, le directeur exécutif d’AJC. Les fonds de AJC couvriront les frais liés à la distribution de trousses d’hygiène, de matelas, de couvertures, d’ustensiles de cuisine et de vêtements. Avec l’aide de son Fonds humanitaire Heilbrunn, AJC s’est joint à IsraAid à plusieurs reprises afin de remplir des missions de secours humanitaire, comme au Sri Lanka, après le tsunami sans précédent qui sévissait en 2004 en Asie du sud; au Pérou, à la suite d’un tremblement de terre dévastateur en 2007; aux Philippines, après une tempête tropicale meurtrière en 2009; en Haïti, après le tremblement de terre en 2010; aux Philippines en 2013, après un typhon; en Bulgarie, pour les Syriens qui cherchaient un refuge dans le pays en 2013; et, plus tôt cette année, en Bosnie-Herzégovine après les lourdes inondations.

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Comment se finance l’organisation terroriste EIIL ?

EIIL financement

L’EIIL est l’organisation terroriste la mieux financée au monde ; elle est même plus riche que certains pays exigus. Comment l’EIIL – qui contrôle désormais les territoires en Syrie et en Irak – remplit-elle ses poches ? Le Washington Institute s’est penché sur la question…

  • Une richesse personnelle

Contrairement aux autres groupes terroristes, qui reposent essentiellement sur des sponsors, des donateurs et qui n’hésitent pas à abuser de la charité publique, l’EIIL est financièrement indépendant du fait de son entreprise criminelle prospère.

  • Un « héritage » illégal

Alors connu sous le nom d’Al-Qaïda en Irak (AQI), le groupe a importé près de 70 millions de dollars par an grâce à ses activités criminelles. Il est devenu si riche que la branche principale d’Al-Qaïda lui a demandé de l’argent en 2005.

  • Un business en pleine croissance

L’EIIL a continué à s’engager dans des activités telles que la contrebande, l’extorsion de fonds et la criminalité. Le fait de ne pas être tributaire de ses principaux donateurs lui a permis d’esquiver allègrement les mesures de lutte anti-terroriste concernant le financement.

  • Les dons privés du Golfe

Les contributeurs privés de l’EIIL – tout comme ceux d’autres groupes opérant en Syrie tels que Jabhat al-Nosra, groupe affilié à Al-Qaïda – représentent l’une des principales préoccupations des dirigeants américains. Les riches citoyens, provenant notamment des pays du Golfe Persique, ont totalisé des centaines de millions de dollars dans le conflit.

  • La réponse des Etats-Unis

Dans sa lutte anti-terroriste, Washington peut réduire la coopération financière de l’Arabie Saoudite et des autres pays du Golfe. Mais, pour porter atteinte de manière significative à la base financière de l’EIIL, il faudrait désormais s’attaquer aux sources de revenu locales, en Syrie comme en Irak.

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Les 10 points essentiels à savoir sur l’EIIL

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Une recherche effectuée par le Washington Institute met en exergue les principales complexités de l’État islamique en Irak et au Levant  (EIIL) : 

  1. L’EIIL est un mouvement ultra-radical sunnite

Le mouvement est né en 2006, en Irak, à l’initiative d’Al-Qaïda qui le rejettera finalement par la suite, le jugeant trop radical. L’EIIL poursuit désormais son itinéraire djihadiste avec des ressources sans précédent, un territoire et des armements. En savoir plus… 

  1. L’EIIL veut se faire connaître en tant qu’« Etat Islamiste »

L’EIIL a proclamé un califat musulman avec Abu Bakr al-Baghdadi à sa tête. En savoir plus… 

  1. L’EIIL est riche et n’est donc pas redevable envers les investisseurs étrangers

Le braquage de la banque centrale de Mossoul confère à l’EIIL – déjà largement financé par des organisations criminelles – la place de groupe djihadiste le plus riche au monde. En savoir plus… 

  1. L’EIIL est parvenu à recruter des combattants étrangers en Irak

Entrer en Syrie a permis à l’EIIL de recruter plus facilement des combattants étrangers. En savoir plus… 

  1. L’EIIL a capitalisé sur la communauté sunnite d’Irak

L’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a créé un terrain propice aux opérations de l’EIIL. En savoir plus… 

  1. L’EIIL a des faiblesses

Ses premiers succès, majoritairement dus à l’ineptie de ses ennemis, auraient pu être évités. En savoir plus… 

  1. Mais l’EIIL gagne toujours du terrain

L’EIIL a supprimé les frontières entre la Syrie et l’Irak. En savoir plus…

  1. L’Irak et la Syrie ne sont pas les seuls pays à être menacés par l’EIIL

L’EIIL met également en danger toute la communauté internationale. En savoir plus… 

  1. L’EIIL tirerait partie d’une participation iranienne plus accrue en Irak

Si les Etats-Unis décidaient de former une alliance avec l’Iran pour repousser l’EIIL, cela ne ferait que rendre l’Iran encore plus fort. En savoir plus… 

  1. L’EIIL ne sera pas vaincu sans une stratégie globale

Les Etats-Unis doivent prendre l’initiative de former une coalition locale et internationale pour venir à bout de L’EIIL. En savoir plus… 

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