AJC rend hommage à la mémoire des victimes arméniennes du Meds Yeghern

Génocide arménien22 avril 2015 – New York – A l’occasion du 100ème anniversaire du génocide arménien, le directeur exécutif d’AJC, David Harris, a publié la déclaration suivante:

« Cette semaine, AJC se joint à tous ceux qui, dans le monde, rendent hommage à la mémoire des quelques 1.5 millions de victimes du Meds Yeghern, le génocide des Arméniens, commis à la fin de l’Empire ottoman. »

« Nous félicitons le Parlement européen d’avoir adopté ce mois-ci un projet de loi appelant la Turquie à « considérer la commémoration du centenaire du génocide arménien comme l’occasion » de fournir l’accès à ses archives, de « se réconcilier avec son passé », et d’initier une « véritable réconciliation entre les peuples turc et arménien ».

« Nous saluons les propos du Pape François ces derniers jours au sujet des Arméniens ; une horreur qu’il n’hésite pas à qualifier de « premier génocide du 20ème siècle ».

« De plus, nous louons la chancelière allemande Angela Merkel, qui a affirmé que « le sort des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale a tristement servi d’exemple aux meurtres de masse, nettoyages ethniques, expulsions, et, oui, aux génocides historiques qui lui ont succédé au 20ème siècle ».

« Cependant, nous regrettons que les Etats-Unis aient indiqué – du moins pour l’instant – qu’ils ne reconnaîtraient pas le génocide arménien lors des événements commémoratifs cette semaine. Cette décision est particulièrement troublante à la lumière des propos du président Obama (en tant que sénateur) en 2008 au sujet, justement, du génocide arménien. »

« Nous défendons le point de vue de Samantha Power (ex-professeur à Harvard et désormais ambassadeur américain aux Nations Unies), mis en exergue dans son ouvrage Problem from Hell: America and the Age of Genocide, lauréat du prix Pulitzer en 2002. ‘Nous devons accepter de faire face à l’Histoire’, écrit-elle, ‘et écouter les exigences de la conscience – ou bien nous serons condamnés à vivre les brutalités sans fin des puissants contre les faibles’. »

« Dans cet esprit –nous pouvons en témoigner du fait de notre propre expérience juive –aucun pays de bonne volonté ne devrait succomber à la pression politique – de la Turquie dans ce cas précis – lorsqu’ils sont confrontés à une question d’intégrité morale et d’exactitude historique. Nous espérons que les Etats-Unis reviendront sur leur décision annoncée, et reconnaîtront publiquement cette atrocité en la nommant correctement – à savoir un génocide. »

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AJC salue le lancement du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme par le Gouvernement

Capture d’écran 2015-04-17 à 15.33.0217 avril 2015 – Paris –  AJC salue le lancement du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme par le Gouvernement.

Aujourd’hui, la Directrice d’AJC Paris Simone Rodan-Benzaquen a été conviée par le gouvernement français à assister à l’annonce officielle du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, sous la tutelle du Premier ministre français Manuel Valls. Etaient également présents Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education, Christine Taubira, ministre de la Justice, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Interieur, Fleur Pellerin, ministre de la culture, Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat de la ville ainsi qu’Axelle Lemaire, secrétaire d’État en charge du Numérique.

« Nous assurons la sécurité mais nous devons également combattre le racisme et l’antisémitisme à la racine » a déclaré le Premier ministre, rappelant que « les Français juifs ne devaient plus avoir peur d’être juifs » et que « les Français musulmans ne devaient plus avoir honte d’être musulmans ».

Après les attentats de janvier, le Président François Hollande, appuyé par Manuel Valls, avait justement érigé la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en grande cause nationale.

« Les paroles comme les actes doivent être réprimés avec la plus grande sévérité. Les politiques publiques doivent dès à présent intégrer la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. » a également précisé Manuel Valls.

Insistant spécifiquement sur « l’urgence à passer de l’indignation – trop souvent insuffisante – à l’action », le Premier ministre a également affirmé à juste titre qu’ « il {n’y avait} pas eu suffisant de monde dans la rue pour tous les actes antisémites avant janvier. »

Présenté par Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, le plan se décomposera en quatre volets : mobilisation, renforcement de la sanction pénale, éducation et lutte contre la propagation de la haine sur internet.

Parmi les mesures phares de ce plan sur 3 ans qui engage un budget de 100 millions d’euros, il convient de noter la recentralisation opérationnelle sur le plan étatique de la politique de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

En outre, les discours haineux racistes et antisémites seront extraits du droit de la presse pour devenir des délits de droit commun.  Des peines alternatives aux poursuites judicaires –  désormais accélérées –  seront mises en place.

Concernant l’éducation, le plan prévoit la formation du personnel enseignant sur les questions de laïcité,  la mise en réseau du corps enseignant avec les institutions mémorielles et la création du parrainage citoyen pour la jeunesse.

Enfin, le plan comprend la création d’une Unité de lutte contre la haine sur internet au sein du Ministère de l’intérieur, ayant pour mission l’instauration d’outils de régulation sur internet, pour chasser les contenus illicites et les discours de haine, mais aussi pour poursuivre les auteurs.

« Nous saluons l’annonce du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme car il s’agit d’une étape primordiale» a déclaré Simone Rodan-Benzaquen. « C’est un plan ambitieux, qui survient après des déclarations fortes du gouvernement. » a-t-elle ajouté.

« Cela fait maintenant plus de quinze ans que nous attendons des actes conséquents afin de combattre l’antisémitisme et le racisme ; deux phénomènes particulièrement alarmants en France. L’annonce de ce plan, couplée avec une stratégie ambitieuse sur la lutte contre le terrorisme islamiste et la radicalisation ainsi que renforcement des valeurs républicaines françaises laissent à penser que nous sommes dans la bonne voie. Cependant, il faut garder en tête que le plus dur reste à faire. » indique la directrice d’AJC Paris.

AJC Paris continue à travailler en étroite collaboration avec les hauts-fonctionnaires du gouvernement, les leaders de la communauté juive et la société civile dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme.

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AJC déplore le refus d’une compagnie d’assurance d’assurer une école juive à Bruxelles

2 avril 2015 – New York – AJC est indignée par le refus d’une compagnie d’assurance belge de renouveler la police d’assurance d’une école maternelle juive à Bruxelles.

« La compagnie d’assurance a rejeté la demande de l’école, arguant qu’il était trop risqué d’assurer une école maternelle juive de nos jours » a déclaré le Rabbin Menachem Margolin, directeur de l’Association européenne juive.

« C’est un nouveau signe de mauvaise augure qui ne fait qu’approfondir la crainte des juifs sur leur propre sécurité en Belgique » a déclaré David Harris, Directeur exécutif d’AJC.

« À une époque où les communautés juives de Belgique et d’Europe sont effrayés par la montée de l’antisémitisme et de la violence contre les Juifs – ce qui a nécessité une protection supplémentaire par les forces de l’ordre – la décision de la compagnie d’assurance est inadmissible », a déclaré Harris.

Le Rabbin Margolin a déclaré à AJC qu’il espérait qu’une autre compagnie d’assurance sera bientôt trouvée pour protéger l’école maternelle qui recueille 30 enfants.

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Les Juifs doivent-ils quitter l’Europe ?

Capture d’écran 2015-03-31 à 10.57.35Le journaliste américain Jeffrey Goldberg s’est intéressé de très près à la question. Après avoir publié une tribune extrêmement pertinente à ce sujet, il consacre désormais une interview à Simone Rodan Benzaquen, directrice de AJC Paris, qu’il décrit comme « l’une des voix les plus influentes de la communauté juive d’Europe ».

Jeffrey Goldberg : D’origine roumaine, née et élevée en Allemagne, vous vivez désormais en France avec votre famille : vous êtes un pur produit européen. Vous dirigez le bureau français d’une organisation juive américaine – l’American Jewish Committee, qui  défend les droits des Juifs du monde entier. Qu’est ce que les Juifs américains (et les autres) ne peuvent pas comprendre à propos de la situation actuelle à laquelle sont confrontés les Juifs d’Europe ?

Simone Rodan Benzaquen : La plupart des Juifs américains ne comprennent probablement pas à quel point la vie quotidienne peut être compliquée pour de nombreux Juifs européens. Envoyer ses enfants dans une école juive, aller à la synagogue, porter une kippa en public ou encore aller faire ses courses au supermarché cacher sont pour certains devenus des actes de courage au quotidien. A l’inverse, ceux qui sont tout à fait conscients du problème de l’antisémitisme en Europe ont souvent une vision caricaturale des événements. Persuadés que l’Histoire se répèterait sans cesse, ils n’hésitent pas à comparer la période actuelle aux années 1930. Il y a pourtant une différence profonde avec cette époque ; non seulement les gouvernements européens ne sont plus antisémites, mais la plupart d’entre eux ont fait de la lutte contre l’antisémitisme une priorité.

Jeffrey Goldberg : Les gouvernements s’engagent dans la lutte contre l’antisémitisme. Mais qu’en est-il de la société civile ?

Simone Rodan Benzaquen : Les gouvernements s’engagent effectivement – et heureusement – dans la lutte contre l’antisémitisme. En revanche, la société civile ne se mobilise que très peu. Nous n’avons pas vu de manifestations massives dans les rues, après les meurtres d’Ilan Halimi en 2006 ou encore après Toulouse, en 2012. De même, on peut légitimement se demander ce qui se serait passé si l’attentat de l’Hypercacher avait été le seul à déplorer. Les 4 millions de personnes auraient-elles manifesté de la sorte ? Peut-être que les attaques de janvier ont réveillé les consciences en France. Peut-être que les gens vont comprendre que les Juifs sont comme « le canari dans la mine de charbon » ; le signe avant-coureur d’une mauvaise nouvelle, les premiers d’une longue liste. Aujourd’hui, ce sont les juifs, les militaires, les journalistes et les policiers. Et demain ? Enfin, peut-être que le Premier ministre va être pris au sérieux, lorsqu’il affirme qu’attaquer les Juifs revient à attaquer la France.

Jeffrey Goldberg : Vous mentionnez le Premier ministre français, Manuel Valls. Il prend visiblement très au sérieux la lutte contre l’antisémitisme. Néanmoins, le reste de la classe politique est-il autant préoccupé par le sort des Juifs ?

Simone Rodan Benzaquen : Il y a probablement très peu de dirigeants politiques aussi déterminés que le Premier ministre français à lutter contre l’antisémitisme. Son engagement est assez unique. Cependant, les représentants des deux grands partis semblent de plus en plus nombreux à comprendre ce qui est en jeu. Un groupe parlementaire sur l’antisémitisme a récemment été créé, avec plus de 80 membres de tous les partis confondus, sauf les extrêmes.

Jeffrey Goldberg : Qu’adviendrait-il si les extrêmes finissaient justement par prendre le pouvoir ? Force est de constater qu’en France, actuellement, Marine Le Pen est le personnage français le plus populaire, selon les sondages.

Simone Rodan Benzaquen : Le Front National se nourrit de la peur de l’Europe, de la mondialisation, ainsi que de l’islam radical. Dans ce contexte, je suis évidemment très préoccupée par le fait que le Front National gagne du terrain et par ce qui pourrait se passer s’il remportait les prochaines élections présidentielles. Je ne peux pas exclure cette possibilité. Mais ce sera aux partis républicains, à gauche comme à droite, de prendre la parole de façon suffisamment audible dans la lutte contre l’extrémisme islamiste et l’antisémitisme, ainsi que de réaffirmer les valeurs de la République française. Lors des dernières élections départementales, les sondages se sont révélés faux ; s’il a gagné du terrain, le FN n’est finalement « que » le troisième plus grand parti. On aurait tort de crier victoire, mais cela nous permet tout de même de tirer une leçon : les partis traditionnels ne doivent pas hésiter à répondre à certaines des questions les plus difficiles, car autrement les extrêmes gagnent.

Jeffrey Goldberg : Que répondriez-vous aux Juifs américains – et aux autres diasporas – qui considèrent que l’Europe est une cause perdue, et que les dons de bienfaisance qui lui sont destinés devraient plutôt être transférés en Israël, ou aux autres communautés juives dans le monde ?  J’ai moi-même parfois la sensation que répartir admirablement ces ressources entre toutes les communautés juives n’est pas la meilleure utilisation que l’on puisse en faire.

Simone Rodan Benzaquen : Je pense que nous sommes à un moment décisif de l’Histoire des Juifs, de l’Europe et de ses valeurs. Si les Juifs européens devaient quitter le continent, les Juifs du monde entier en pâtiraient car je crois fermement en la nécessité d’une diaspora forte. C’est vital pour le judaïsme et essentiel pour Israël. De plus, ce serait terrible pour les démocraties européennes si elles n’étaient plus aptes à protéger leurs minorités et si les Juifs étaient contraints de partir. Il s’agirait d’une preuve de faiblesse dont se délecteraient les ennemis des démocraties partout dans le monde. Que se passerait-il si nous perdions l’Europe ? D’un point de vue géopolitique, cela ne transformerait-il pas l’équilibre mondial tout entier ? Nous devons faire en sorte que l’Europe comprenne que nous sommes confrontés à une menace commune. Beaucoup de Juifs européens pensent qu’il faut se battre, pour l’Europe, pour la démocratie, pour nos valeurs, pour nous-mêmes. Et je pense qu’ils ont raison. C’est précisément à cela que doit servir cet argent, qui devrait être investi par les Juifs comme par les non-Juifs, tout aussi concernés. Renoncer au destin des Juifs d’Europe revient à signer la fin de la démocratie.

Jeffrey Goldberg : Je comprends bien ce que vous dites, mais vous savez aussi bien que moi que des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de Juifs dans les banlieues de Paris, à Marseille, à Toulouse, à Lyon, à Bruxelles, à Copenhague et à Malmö, ont peur pour leur sécurité, pour celle de leurs enfants. Comment pouvez-vous leur dire qu’ils doivent rester au nom d’un principe, lorsqu’ils ont peur pour leurs proches ?

Simone Rodan Benzaquen : Tout d’abord, je tiens à être très claire: je ne conseillerais à personne de rester ou de partir, et de la même façon, je ne me permettrais jamais de juger un choix aussi personnel. Il y a des milliers de Juifs en Europe qui ont peur. Le choix qu’ils font de partir est compréhensible. Personnellement, je souhaite aider ceux qui choisissent de rester et leur assurer un avenir ici. La mission d’AJC est d’amener le gouvernement, la société civile, les médias et les décideurs politiques à comprendre que nous vivons un moment crucial de l’Histoire, où le sort du peuple juif, mais aussi celui de l’Europe et des démocraties du monde entier vont se jouer. Tant que nous avons encore des dirigeants tels que Manuel Valls, Angela Merkel ou David Cameron qui semblent comprendre les enjeux auxquels nous sommes confrontés qu’ils tentent de traduire actuellement en action, il reste peut-être encore de l’espoir.

Article en anglais publié dans The Atlantic

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AJC dénonce l’attaque terroriste de Tunis

18 mars 2015 – New York – AJC adresse ses condoléances les plus sincères au gouvernement tunisien et aux familles des victimes de l’attaque terroriste au Musée national du Bardo à Tunis. Le bilan est sanglant ; au moins 23 morts et 47 blessés sont à déplorer.

« La transition démocratique de la Tunisie a clairement déconcerté les djihadistes de la région qui, dans leur cruauté sans bornes, n’ont pas hésité à massacrer des innocents dans la capitale d’un pays modéré qui initiait le Printemps arabe 4 ans plus tôt. » a déclaré le Directeur exécutif de AJC, David Harris.

Les élections présidentielles et législatives récentes ont permis au pays d’effectuer une rotation pacifique du pouvoir politique.Le premier ministre tunisien Habib Essid a fermement condamné cette attaque, qu’il a qualifiée de « lâche ».

La menace terroriste est sans cesse présente en Tunisie, qui est la cible régulière d’attentats. Dans une vidéo récente de l’Etat Islamique, les djihadistes ont proféré des menaces à l’encontre des Tunisiens, arguant qu’ils ne vivraient pas en sécurité « tant que la Tunisie n’est pas régie par l’islamisme ».

Depuis plusieurs décennies, AJC entretient des liens étroits avec des représentants du gouvernement tunisiens comme avec les dirigeants de la communauté juive de Tunisie, parmi lesquels la CJT, un partenaire international de AJC.

 

 

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AJC salue la condamnation des attaques antisémites à UCLA par les représentants de l’Université

13 mars 2015 – New York – Dans une lettre adressée au président de l’Université de Californie Janet Napolitano, et au président du conseil d’administration Bruce D. Varner, AJC a salué les deux dirigeants pour avoir condamné sans équivoque les attaques antisémites survenues récemment à UCLA et UC Davis.

Dans une déclaration conjointe, les deux présidents ont condamné l’expression de la bigoterie, notamment l’antisémitisme dirigé contre des membres de la communauté universitaire, et ont réaffirmé la responsabilité universelle de préserver « le fondement des valeurs de respect, d’inclusion et de civilité ».

Les dirigeants de l’Université font spécifiquement référence aux incidents récents survenus à UCLA où des étudiants ont tenté d’empêcher un de leur homologues de confession juive d’accéder au service juridique de l’Université mais aussi à ce qui s’est passé à UC David, où le local d’une fraternité juive a été recouvert de tags antisémites.

« Les attaques antisémites comme celles-ci, tout comme la bigoterie dirigée à l’encontre des membres de la communauté de UC du fait de leur foi, leur origine ethnique, leur sexe ou encore leur orientation sexuelle ne seront pas tolérés » ont déclaré les deux hommes.

« La condamnation claire et sans équivoque par les recteurs d’Université de ces affaires est une bonne chose » a déclaré Steven Bayme, le responsable AJC de la vie juive contemporaine. « J’espère que ces incidents auront ouvert les yeux à ceux qui pensent que les préjugés antisémites ont disparu, et que les dirigeants universitaires initieront des programmes éducatifs afin de les contrer. » a-t-il insisté.

AJC a ainsi entamé un dialogue avec les dirigeants de l’Université de Californie afin de trouver avec eux comment améliorer le climat qui règne sur le campus.

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AJC présente un plan d’action au Parlement européen pour la lutte contre l’antisémitisme

26 février 2015 – Bruxelles – Un haut responsable de l’American Jewish Committee a exhorté les législateurs européens à élaborer un plan d’action immédiat afin de faire face à la marée montante de l’antisémitisme dans leur pays et de changer la réalité des Juifs vivant dans la peur en Europe.

« En premier lieu, les dirigeants européens doivent montrer leur volonté d’assurer la sécurité et l’avenir des Juifs d’Europe, de défendre les valeurs, la sécurité et l’avenir de l’Europe dans son ensemble » a déclaré Jason Isaacson, directeur des affaires gouvernementales et internationales de AJC, à un groupe du Parlement européen à Bruxelles.

Isaacson a donné l’exemple de ce à quoi sont confrontés les bureaux de AJC, mais aussi les Juifs en général dans toute l’Europe. « Chaque jour, mes collègues dans les bureaux de AJC ainsi que les Juifs de tous les pays de l’Union Européenne, sont confrontés à un dilemme personnel » concernant l’envoi de leurs enfants dans des écoles juives, le fait d’assister à un office dans une synagogue ou encore de participer à un événement communautaire juif. Mais surtout, ils se demandent s’ils vont rester ou quitter leur pays de résidence.

« C’est une abomination que ces questionnements soient ceux de plus d’un million de Juifs en Europe, un continent qui a été leur maison, qu’ils ont aidé à bâtir pendant plus de 2 millénaires, un continent qui a fait couler leur sang a il y a de cela 7 décennies » a ajouté Isaacson.

Il a vivement appelé à la mise en œuvre d’« un plan d’action pour lutter contre l’antisémitisme » pays par pays, à travers l’Europe. « Les chefs d’Etat doivent s’exprimer clairement et sincèrement » a-t-il dit. «La première étape a été enclenchée par de nombreux dirigeants nationaux, y compris par la chancelière allemande Angela Merkel, ainsi que par le Premier ministre français Manuel Valls. Il s’agit d’exprimer, au plus haut niveau , l’engagement fondamental dans la lutte contre l’antisémitisme ».

Les gouvernements européens devraient accroître et mieux organiser la collecte de données concernant les actes antisémites et leurs auteurs, afin « de prendre connaissance, le plus précisément possible, de l’ampleur et de la source de la menace à laquelle nous faisons face » a-t-il explicité.

Isaacson a appelé l’UE et ses Etats membres « à formuler et à mettre en œuvre un large éventail de programmes de lutte contre la radicalisation, en travaillant en partenariat avec les communautés musulmanes, les autres communautés et les dirigeants de la société civile. »

Il a souligné la nécessité de mettre fin aux « prédications des radicaux couramment diffusées dans les prisons européennes » et fait quelques recommandations afin d’améliorer l’enseignement de la tolérance et les valeurs démocratiques dans les écoles européennes. Il a également affirmé « les enseignants doivent être encouragés à élaborer de nouveaux programmes accessibles afin de transmettre le message de base selon lequel l’antisémitisme est incompatible avec les valeurs fondamentales de l’Europe ».

Un autre moyen de communication essentiel auquel il faut s’attaquer dans la lutte contre l’antisémitisme et la radicalisation se trouve être Internet et les réseaux sociaux. Isaacson a appelé les gouvernements européens à envisager de modifier les lois existantes pour permettre la fermeture des sites Web et des comptes sur les réseaux sociaux qui favorisent et qui diffusent l’antisémitisme.

De même, il a encouragé les gouvernements à prendre des mesures pour empêcher les djihadistes européens de voyager vers et depuis les zones de conflit du Moyen-Orient, à renforcer considérablement la sécurité des sites communautaires juifs, et à garantir de façon générale une meilleure protection face à la violence antisémite.

« Les communautés juives et les populations en général doivent entendre des dirigeants européens que l’antisémitisme viole les principes européens fondamentaux et qu’il ne sera pas toléré » a déclaré Isaacson. « La société civile – y compris les chefs religieux – doit être convoquée pour porter le message que l’antisémitisme est socialement, politiquement et religieusement inacceptable ».

L’audition des relations avec Israël par la délégation du Parlement européen constituait le premier traitement de la question de l’antisémitisme par un organisme officiel du Parlement européen. Le témoignage de Isaacson fait partie des efforts de AJC afin d’attirer l’attention des dirigeants européens sur les menaces imminentes auxquelles Juifs et sociétés européennes font face, et d’exhorter les gouvernements à faire de la lutte contre l’antisémitisme une grande priorité nationale.

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