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Anne-Sophie Sebban : « Inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’UE, est un impératif. »

Anne-Sophie Sebban : « Inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’UE, est un impératif. »

La suspension par le régime iranien de toute coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) constitue un acte clair et délibéré de défiance et une menace pour la sécurité internationale.

Le régime violait déjà ses obligations au titre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU concernant l’enrichissement de l’uranium et d’autres activités. Le dernier rapport de l’AIEA et les renseignements américains l’ont clairement démontré. Aujourd’hui, les mollahs menacent personnellement Rafael Grossi, le directeur général de l’AIEA, et ferment la porte aux inspections.

Le E3 – la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – doivent déclencher des sanctions de type « snapback » si l’Iran refuse de faire marche arrière.

Légalement, en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a approuvé l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, toute partie à l’accord peut invoquer la clause de « snapback » si l’Iran est en situation de « non-exécution significative » de ses obligations. Refuser les inspections de l’AIEA, suspendre la surveillance et menacer le directeur général constituent bel et bien des violations flagrantes.

En vertu de ces dispositions, le retour à la normale aurait pour effet le retour automatique de toutes les sanctions de l’ONU précédemment levées dans un délai de 30 jours, sans qu’aucun pays, pas même la Russie ou la Chine, ne puisse y opposer son veto.

Le régime iranien met le monde au défi de ne rien faire. Il faut lui prouver le contraire.

Parallèlement, l’American Jewish Committee (AJC) exhorte les États-Unis à prendre l’initiative de formaliser un accord clair avec le régime iranien, prolongeant le cessez-le-feu entre le régime et Israël et mettant fin à la menace que ce dernier représente depuis des décennies pour la paix régionale et mondiale.

Les questions liées au programme nucléaire iranien – l’élimination de son important stock d’uranium hautement enrichi et sa capacité continue à l’enrichir – ainsi que le développement de missiles balistiques par l’Iran, l’ingérence régionale et les violations persistantes des droits humains, doivent être abordées dans tout accord diplomatique global. Si le régime iranien refuse de négocier de bonne foi, de nouvelles mesures doivent être prises.

Par ailleurs, compte tenu du bilan du régime iranien en matière d’assassinats, d’attentats à la bombe, d’enlèvements et d’autres complots terroristes à l’échelle internationale, nous appelons l’Union européenne et tous les gouvernements à désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) des mollahs comme organisation terroriste. “Ces dernières années — et pas plus tard que la semaine dernière en Allemagne — plusieurs attentats orchestrés par des agents du régime iranien ont été déjoués sur le sol européen. Dans ce contexte, inscrire les Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne, comme le réclame depuis longtemps l’AJC, est un impératif. C’est le strict minimum que l’Europe puisse faire pour reconnaître la véritable nature de ce corps, non seulement envers le peuple iranien, mais aussi vis-à-vis des citoyens européens directement menacés”, a déclaré Dr. Anne-Sophie Sebban-Bécache, Vice-Présidente Europe de l’American Jewish Committee.