Oui, les deux résolutions votées par la France à l’ONU désignent bien Israël comme seul pays violateur des droits des femmes.

Le 23 juillet dernier, deux résolutions accusant Israël de violer les droits de la femme étaient soumises au vote du Conseil économique et social des Nations unies (l’ECOSOC) avant d’être adoptées. Parmi les pays ayant voté pour : l’Iran, le Pakistan, le Yémen, l’Arabie saoudite et…la France.

Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer le fait qu’Israël soit le seul pays fustigé par ces résolutions. Et pour cause :

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AJC, scandalisée par les marionnettes antisémites du carnaval d’Alost, exhorte le gouvernement belge à réagir

Bruxelles – 7 mars 2019 – AJC Transatlantic Institute a fermement condamné les marionnettes antisémites qui ont paradé dimanche lors d’un défilé de carnaval à Alost, en Belgique, et appelle à des sanctions politiques pour le maire de la ville, Christoph D’Haese, qui a défendu les organisateurs du carnaval et l’exposition de ces chars choquants. AJC a également exhorté le gouvernement belge à condamner ces manifestations anti-juives.

L’incident du 3 mars intervient dans le contexte de la montée alarmante de l’antisémitisme en Europe, à laquelle la Belgique ne fait pas exception, mise en lumière par l’enquête menée par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) en décembre 2018 auprès de quelque 15 000 Juifs. Le rapport révèle que 86 % des Juifs belges – en deuxième position derrière les Juifs français avec 95 % – s’inquiètent de l’antisémitisme.

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Conférence de Paix au Proche-Orient : une énergie mal dépensée

capture-decran-2017-01-16-a-12-17-0315 janvier 2017 – New York – Suite au rassemblement à Paris des représentants de 70 pays pour discuter de la question israélo-palestinienne, David Harris, Directeur exécutif d’AJC a publié la déclaration suivante : 

« Comme nous l’avons dit à maintes reprises avant cette conférence, AJC a longtemps soutenu la recherche d’un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens basé sur un accord à deux États.

C’est précisément dans cet esprit que nous avons exprimé nos inquiétudes, estimant que cette conférence serait sans intérêt au mieux, et un obstacle à la perspective d’un accord au pire. Nos préoccupations, à la suite des conclusions de la conférence, peuvent être résumées en cinq points.

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AJC prône une action coordonnée à l’échelle mondiale pour sauver la Syrie

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15 décembre 2016 – New York – AJC est horrifié par la destruction sans motif d’Alep, la troisième plus grande ville de Syrie, par le régime de Bachar al-Assad, la Russie et l’Iran.

« Pendant plus de cinq ans et demi, le président syrien Assad a mené une guerre impitoyable contre son propre peuple, faisant plus de 500.000 morts, des millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et des millions d’autres forcées de se réfugier dans les pays voisins ou ailleurs » a déclaré David Harris, PDG d’AJC.

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AJC: La communauté internationale doit affronter le président Abbas

attaques au couteau8 octobre 2015 – New York – Face aux attaques répétées perpétrées par des Palestiniens contre des Israéliens, AJC appelle la communauté internationale à condamner rapidement et sans équivoque ces actes de violence. Quatre Israéliens ont été assassinés ces derniers jours et plus d’une douzaine ont été blessés dans une série d’attaques survenues dans tout le pays dans un contexte de violence grandissante. Lire la suite

AJC entame sa session annuelle de sensibilisation auprès des dirigeants du monde entier à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations Unies

AGNU

24 septembre 2015 – New York – AJC va prendre part à plus de 60 réunions privées avec les dirigeants des pays de tous les continents venus assister à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Tandis que la session de l’AGNU débutera officiellement le 28 septembre, un certain nombre de rencontres orchestrées par AJC avec des présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères auront lieu cette semaine.

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AJC condamne les affronts dangereux et incessants d’Erdogan à l’encontre d’Israël

15 janvier 2015 – New York – AJC dénonce les propos haineux perpétuellement tenus par le Président Recep Tayyip Erdogan envers Israël ainsi que les attaques personnelles qu’il a lancé à l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Erdogan a condamné la participation de Netanyahou à la marche républicaine anti-terroriste qui s’est tenue à Paris dimanche dernier, accusant le dirigeant israélien de « terrorisme d’Etat ». Aujourd’hui, Erdogan a comparé le Premier ministre aux terroristes qui ont perpétré les attentats meurtriers la semaine dernière à Paris. « Au même titre que les terroristes qui sont à l’origine du massacre parisien, le Premier ministre Netanyahou a commis des crimes contre l’humanité cet été à Gaza », a-t-il précisément affirmé.

« Les mots du président Erdogan ne sont pas seulement calomnieux, mais véritablement dangereux car ils incitent à la haine envers Israël, en Turquie et dans le monde musulman tout entier » s’inquiète David Harris, le Directeur exécutif d’AJC. « Où sont les voix, à travers le monde, autres que celles, louables, qui se sont élevées à Washington, condamnant la rhétorique outrageuse et hostile d’Erdogan et d’autres dirigeants turcs ? »

Hier, le Département d’Etat américain a exprimé pour la seconde fois cette semaine un « profond désaccord » avec les commentaires d’Erdogan concernant Netanyahou.

Erdogan n’est pas le seul dirigeant turc à salir Israël. Le maire d’Ankara, Melih Gokcek, a blâmé le Mossad pour les atrocités commises à Paris et l’été dernier, dans un tweet appelant littéralement la fermeture du consulat israélien. « Nous ne voulons pas d’un représentant de meurtriers en Turquie » avait-il écrit. A l’époque, Erdogan avait d’ailleurs déclara que Netanyahou avait « surpassé Hitler dans la barbarie ».

En tant que Premier ministre (de 2003 à 2014) puis comme président de la Turquie, Erdogan a élargi et approfondi les liens entre son pays et le Hamas, l’organisation terroriste qui contrôle Gaza.

En 2013, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le président Obama ont sévèrement critiqué Erdogan pour avoir défini le sionisme – mouvement juif historique pour l’autodétermination nationale – comme crime contre l’humanité.

« De façon tragique, Erdogan élargit le fossé qui sépare la Turquie des Etats-Unis, mais aussi de tous les alliés de l’OTAN, y compris l’UE, à laquelle il souhaiterait pourtant faire adhérer son pays. » a déclaré David Harris. « L’attitude agressive et belliqueuse d’Erdogan n’est pas seulement une incitation irresponsable à la haine ; elle ternit également la réputation de son pays dans le monde entier. »

Les dirigeants américains se sont exprimés lors d’une cérémonie en hommage aux victimes françaises des attentats terroristes

12 janvier 2015 – New York – L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies Samantha Power, l’ambassadeur français aux Nations unies François Delattre et le consul général de France à New York Bertrand Lortholary se sont rassemblés devant une foule de plus de 150 personnes dans les bureaux de AJC pour rendre hommage aux 17 victimes des récentes attaques terroristes à Paris.

L’événement, animé par le président de AJC Paris, René-Pierre Azria, a également accueilli les diplomates de 10 autres pays que sont l’Argentine, la Bulgarie, l’Allemagne, la Hongrie, Israël, la Lituanie, les Philippines, la Pologne, la Slovaquie et le Royaume-Uni. Plusieurs dirigeants religieux de l’Église catholique ainsi que de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, ont également assisté le service.

Samantha Power qui prenait la parole au nom de l’administration d’Obama, s’est exprimée ainsi à l’assemblée : «L’antisémitisme n’est pas seulement une menace pour le peuple juif. L’antisémitisme est une menace pour tout ce que l’Europe représente. Les organisations juives et le peuple juif ne doivent pas avoir à combattre seuls ce fléau.»

L’ambassadeur Delattre a appuyé son discours en soulignant son amitié de longue date avec la communauté juive et en insistant sur le fait que «la lutte contre l’antisémitisme constitue une menace pour nous tous. »

Enfin, le consul général a tout simplement ajouté «les Juifs à Paris ont été assassinés simplement parce qu’ils étaient juifs.»

«Nous devons être lucides et avertis concernant les défis que nous aurons à relever. Nous ne pouvons pas lutter contre les menaces transnationales à la seule échelle nationale. Nous devons les combattre ensemble. Les enjeux ne pourraient être plus importants» a déclaré David Harris, le Directeur exécutif de AJC. «Il est grand temps que nous, en tant que sociétés démocratiques, nous levions résolument face à la menace que représentent ceux qui invoquent haut et fort leur foi et la doctrine islamique pour justifier leurs actes odieux.»

Le rabbin Noam Marans, directeur des relations interreligieuses au sein de AJC, a convié le public à réciter avec lui un psaume ainsi que la prière de deuil traditionnelle juive.

La directrice de AJC Paris, Simone Rodan Benzaquen, qui est récemment intervenue sur CNN, Fox, BBC et de nombreux autres médias internationaux, était également présente, par le biais de la vidéo en direct. Elle a ainsi déclaré : «le président François Hollande est déterminé à affronter le problème de l’antisémitisme. Nous espérons transformer ce terrible événement en quelque chose de positif».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AJC félicite les États-Unis et six autres pays d’avoir rejeté la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU

30 décembre 2014 – New York – AJC félicite les Etats-Unis, ainsi que l’Australie et cinq autres pays, pour avoir empêché l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU poussée par l’Autorité palestinienne et la Ligue arabe. La mesure « n’est pas constructive, fixe des échéances arbitraires et ne tient pas compte des besoins sécuritaires d’Israël » a déclaré un porte-parole du Département d’Etat avant le vote.

Sur les 15 membres du Conseil de sécurité, huit ont voté pour, deux ont voté contre et cinq se sont abstenus. Ainsi, la résolution n’a pas obtenu les neuf voix nécessaires à son adoption.

« Une fois de plus, les États-Unis se distinguent comme une voix de clarté, de courage et de raison », a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Samantha Power a fustigé le Conseil de sécurité après le vote pour avoir convoqué et pris des mesures sur la résolution palestinienne de façon précipitée, sans aucune décision préalable. Elle explique que cette « mise en scène de l’affrontement » ne fera aucunement avancer la cause de la paix.

« Si le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait consacré autant de temps et d’énergie aux pourparlers de paix avec Israël que pour le Conseil de sécurité des Nations Unies, il y aurait eu de réels progrès dans la réalisation d’une solution négociée à deux Etats » a regretté David Harris. « Mais, hélas, il prouve encore une fois que la direction palestinienne travaille pour sa seule circonscription, et non pour faire avancer le processus de paix. »

« La capacité d’Abbas à bloquer toute tentative des dirigeants américains est sans limite », a ajouté David Harris. « En Avril, il a rejeté les efforts du secrétaire d’État John Kerry pour prolonger les négociations de paix avec Israël et a plutôt conclu un partenariat d’union avec le Hamas. Et maintenant, il décide d’ignorer allègrement la demande de Washington de patienter avant de solliciter une action du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

Dimanche, Kerry avait demandé à Abbas de retarder la résolution. Mais les 22 pays arabes, dont certains avec plus d’enthousiasme que d’autres, ont décidé de forcer un vote, et la Jordanie, actuellement membre du Conseil de sécurité, a présenté la mesure.

« Seuls les pourparlers israélo-palestiniens directs peuvent apporter une solution de paix durable, et non une nouvelle résolution de l’ONU » explique David Harris, qui salue également l’Australie pour avoir rejoint les Etats-Unis en votant non, ainsi que la Lituanie, le Nigeria, le Rwanda, la Corée du Sud et le Royaume-Uni pour leur abstention.

Les pays qui ont soutenu la résolution sont l’Argentine, le Tchad, le Chili, la Chine, la France, la Jordanie, le Luxembourg et la Russie.

AJC approuve la résolution de l’ONU sur les violations des droits de l’Homme en Iran

18 décembre 2014 – New York – AJC salue l’adoption d’une résolution par l’Assemblée générale de l’ONU qui se dit préoccupée par « les graves violations des droits de l’Homme en cours et récurrentes » en Iran. 83 personnes se sont prononcées pour la mesure, 35 contre, et 68 se sont abstenus.

La résolution reflète les conclusions convaincantes de récents rapports sur les violations des droits de l’Homme en Iran par le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran, Ahmed Shaheed, ainsi que par le Secrétaire général Ban Ki-moon. Elle met plus particulièrement en lumière les violations permanentes de la liberté d’expression, des droits de réunion, d’association et de religion, le déni de l’égalité des droits des femmes, mais aussi les pratiques de torture, les arrestations et détentions arbitraires, et les vastes violations de procédure régulières. La résolution demande à l’Iran de cesser toute discrimination ou attaque des personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses, comme les Chrétiens, les Juifs, les Musulmans soufis, les Musulmans sunnites et les Zoroastriens, et de mettre fin à l’emprisonnement et la violence faite envers les leaders et les pratiquants de la foi baha’ie, la plus grande minorité religieuse iranienne.

« Nous apprécions le fait que tant d’États membres de l’ONU aient clairement reconnu qu’il n’y avait eu aucune amélioration en Iran et que le bilan en matière de droits de l’Homme était toujours aussi mauvais cette année.» a déclaré David Harris, le Directeur exécutif de AJC. « Nous nous joignons à eux pour exhorter l’Iran à prendre des mesures immédiates afin de mettre un terme à ces violations, notamment en ce qui concerne le harcèlement et la persécution systématique des défenseurs des droits de l’Homme, des avocats, des professionnels des médias, des femmes et des membres de minorités ethniques et religieuses. » a-t-il rajouté.

Il s’agit de la onzième résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelant l’Iran à cesser ses violations des droits de l’Homme. Le mois dernier, AJC appelait les représentants permanents auprès de l’ONU à soutenir le peuple d’Iran ainsi que la résolution avant la Troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les droits Humains. La Troisième Commission a approuvé la résolution en Novembre, avec 78 Etats pour, 35 contre et 69 abstentions, puis l’a transmis à la pleine Assemblée générale pour qu’elle soit examinée. L’Assemblée générale a adopté la résolution avec une marge encore plus grande ; le soutien, cette fois, de 83 États.

L’institut de AJC Jacob Blaustein pour l’avancement des droits de l’homme a fait campagne pour la libération des prisonniers politiques en Iran, parmi lesquels des membres de la foi baha’ie, dont les dirigeants ont été emprisonnés durant plus de cinq années.

Une Israélienne de gauche découvre et partage avec nous une lueur d’espoir

EinatWilfLa femme politique israélienne de gauche Einat Wilf et le professeur du centre palestinien Mohammed S. Dajani Daoudi ont rédigé une déclaration commune ayant pour objectif de réunir Israéliens et Palestiniens autour de la question si controversée du partage de la terre. Voici comment Einat Wilf  explique le cheminement de cet ambitieux projet : 

« Je suis une enfant de la gauche israélienne. J’ai grandi au sein de cette gauche. J’en ai toujours été membre. Je pensais que le jour où les Palestiniens auraient leur propre Etat souverain, Israël pourrait enfin vivre en paix. Mais comme de nombreux Israéliens de gauche, j’ai perdu cette certitude.

Pourquoi? Au cours des 14 dernières années, j’ai été témoin de l’incapacité des Palestiniens à prononcer le mot «oui» lors des occasions répétées d’accession à la souveraineté et à un État; j’ai vécu les massacres sanglants d’attentats-suicides en Israël avant 1967, mais aussi à la suite des Accords d’Oslo, puis de nouveau après l’échec des négociations de Camp David en 2000; et j’étais aux premières loges pour assister à la recrudescence de la rhétorique anti-Israël. Cette rhétorique qui masque si peu une haine profonde et viscérale pour l’Etat et pour son peuple, et qui ne peut se justifier par la simple critique politique.

Au cours de ces dernières années, mon scepticisme envers la gauche a été nourri par plusieurs événements, parmi lesquels une rencontre avec de jeunes dirigeants palestiniens modérés. Au premier abord, j’avais pourtant beaucoup de choses en commun avec ces leaders. Mais, au fil de nos discussions, j’ai compris que leur modération se limitait à la seule reconnaissance d’Israël comme une réalité, une fatalité, qui n’est pas susceptible de disparaître. L’un d’entre eux m’a même lancé « Tu es née ici, tu es déjà sur place, on ne va pas te renvoyer maintenant !» (« Merci, c’est gentil. », ai-je pensé). J’ai surtout été choquée par ce que j’ai entendu lorsque l’on a débattu sur les sources profondes du conflit : « Le judaïsme n’est pas une nationalité, c’est seulement une religion. Les religions n’ont aucune légitimité à l’autodétermination ». Le lien historique entre le peuple juif et la terre d’Israël m’a également été présenté par l’un des participants comme étant un lien fabriqué de toutes pièces, voire un lien inexistant.

Après avoir entendu les commentaires de ces « modérés », j’ai dû me rendre à l’évidence : le conflit était bien plus profond et plus grave que ce que je voulais bien croire. Il n’était pas seulement question du problème des colonies ou de l’ « occupation », malgré ce que les porte-paroles palestiniens veulent bien faire croire à la gauche israélienne. J’ai réalisé que ce qui motivait ces Palestiniens à accepter la nécessité d’un processus de paix, c’est avant tout la force indubitable d’Israël et de son armée, et résultait donc d’un non choix. La gauche israélienne soutient la création d’un Etat palestinien car les Palestiniens ont le droit, selon elle, à la souveraineté de leur patrie. A l’inverse, la « gauche » palestinienne ne reconnaît pas ce droit au peuple juif.

Ces réflexions personnelles – qui ont fait suite à l’entretien politique – ont finalement affecté ma carrière politique sur le long terme. Je me suis éloignée quelque peu du Parti travailliste, principalement à cause de ce que je nomme « l’auto-flagellation de gauche », soit le fait d’attribuer tous les torts à Israël sans exiger une once de reconnaissance ou de responsabilité des Palestiniens dans le conflit. En tant que membre de la Knesset, j’ai aidé à distinguer l’aile pacifiste de l’aile belliciste au sein du Parti travailliste dont j’étais membre, afin de permettre à l’aile belliciste dirigée par l’ex-ministre de la Défense, Ehud Barak, de rester dans la coalition avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahou. Cette prise de conscience a également alimenté ma détermination à défendre Israël et le sionisme, arguant dans le monde entier que la paix doit être fondée sur la reconnaissance mutuelle des deux peuples de leur droit analogue à la terre.

Ainsi, j’ai trouvé la situation plutôt caustique, lorsqu’il y a tout juste quelques mois, j’ai reçu un email de l’organisateur de la fameuse réunion israélo-palestinienne qui avait eu lieu plusieurs années auparavant. A la demande de l’un de ses bailleurs de fonds, il désirait savoir si le programme avait eu une « incidence quelconque » sur l’un d’entre nous, « qu’elle soit professionnelle, personnelle, sociale ou politique ». J’ai naturellement répondu par la positive, expliquant que le programme avait eu un impact très important sur ma pensée, et que je continuais d’ailleurs à l’évoquer lors de mes différentes entrevues politiques ou conférences. J’ai ensuite raconté l’histoire telle que je vous l’ai narrée à l’organisateur, reconnaissant que ce n’était probablement pas ce qu’il aurait souhaité entendre ni raconter à ses bailleurs de fonds.

L’organisateur a répondu à mon email, me certifiant qu’il y avait aussi des leaders palestiniens qui reconnaissaient sincèrement le droit des Juifs à une part de la terre. Je lui ai alors affirmé avec enthousiasme, que « rencontrer ne serait-ce que l’un d’entre eux représenterait énormément pour moi », mais aussi que je cherchais à discuter avec une telle personne depuis que j’avais participé à l’événement, des années plus tôt.

Peu de temps après, l’organisateur me retranscrivait les propos d’un participant palestinien, qui lui avait exprimé le désir de renouveler le programme de sorte que «nous puissions tous parvenir à une entente, en présentant un Etat palestinien indépendant dont la capitale serait Jérusalem-Est et qui jouxterait harmonieusement l’Etat israélien. » Ce à quoi j’ai répondu « Je ne vois pas en quoi cette personne reconnaît le droit égal et légitime du peuple juif à un Etat souverain sur la terre. » L’organisateur m’a donc demandé de lui préciser ce qui pourrait me convaincre d’avoir un véritable allié palestinien dans ma volonté sincère d’aboutir à la paix dans la région. J’ai donc rédigé le paragraphe suivant :

« Le peuple juif et le peuple palestinien jouissent tous deux d’un droit égal et légitime à un Etat souverain pour leur peuple sur la terre d’Israël/Palestine. » et j’ai détaillé « Les Juifs comme les Palestiniens du monde entier ont le droit, de façon égale et légitime, de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, si l’on tient compte de la volonté des deux peuples à acquérir un Etat souverain reflétant la particularité de leur culture et de leur histoire respective, il semble logique de partager le pays en 2 Etats : un Etat juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de profiter tous deux de leur propre foyer national. » J’ajoutais également qu’il devrait être clair que ni Israël ni la Palestine ne doivent être exclusivement la terre des Juifs d’un côté et celle des Palestiniens de l’autre, et qu’il leur faudra accueillir les différentes minorités.

L’organisateur a promis de revenir vers moi. Les semaines et les mois ont passé sans que je ne reçoive de ses nouvelles. J’étais sur le point de publier tout ceci, dans l’espoir de trouver des partenaires partageant ma conviction et susceptibles de m’aider à raviver l’espoir d’une paix possible. Et, à la dernière minute, j’ai été contactée par le professeur Mohammed S. Dajani Daoudi, à la tête des Etudes Américaines de l’Université de Jérusalem Al-Quds, et fondateur du mouvement centriste palestinien Wasatia. Tout ce qu’il demandait était de changer quelques termes utilisés dans mes propos, qui pouvaient avoir une connotation négative pour les Palestiniens, rappelant notamment le plan de partage de l’ONU de 1947. Il a souligné espérer cependant que les Palestiniens prennent conscience un jour prochain que le partage de la terre en un Etat juif et un Etat palestinien, comme le prévoyait la résolution de l’ONU, était « la bonne chose à faire » en 1947 puisque les deux parties disposent d’un droit légitime à la terre, et que cela reste « la bonne chose à faire » aujourd’hui. J’ai trouvé ces modifications tout à fait recevables et même particulièrement judicieuses. Ainsi, voici la déclaration telle que nous la partageons désormais :

« Les Juifs du monde entier et les Palestiniens du monde entier ont équitablement et légitimement le droit de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, compte-tenu de la volonté des deux peuples d’accéder à un Etat souverain reflétant leur propre culture et histoire, nous croyons au partage de la terre en deux Etats : un Etats juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de jouir tous deux de leur propre foyer national. Ni Israël ni la Palestine ne doivent être l’exclusivité du peuple juif ou du peuple palestinien, et les deux doivent accueillir les autres minorités. »

Qui d’autre se joindra à nous et deviendra notre partenaire ? »

Texte traduit librement d’un article de Al-Monitor.

Einat Wilf est une femme politique israélienne. Ex-députée de la Knesset, elle est membre du Parti Indépendance, un parti sioniste de centre-gauche, fondé en janvier 2011 par Ehud Barak et d’autres députés travaillistes de la Knesset.

AJC : Le discours du Président Iranien à l’ONU sur le programme nucléaire de l’Iran ne convainc pas.

3483968_3_2a33_le-president-iranien-hassan-rohani-s-exprimait_a28561175293f33660727eb70bb7f57825 septembre 2013 – New York – AJC est profondément déçu par le discours inaugural du Président Rohani devant l’Assemblée Générale de l’ONU.

« Compte tenu de la possibilité de répondre de manière constructive et honnête aux inquiétudes sur la sécurité mondiale, le président Rohani a choisi de poursuivre la ligne iranienne connue qui est d’éviter la vérité au sujet du programme nucléaire de son pays », a déclaré le Directeur exécutif AJC David Harris. «L’ONU, l’AIEA, et toutes les nations du Moyen-Orient et du monde attendent toujours que l’Iran abandonne son attitude de défi et devienne raisonnable. »

« Les armes nucléaires n’ont pas leur place dans la politique défensive et sécuritaire de l’Iran » a déclaré Rohani tout en affirmant que l’Iran est une nation de paix. Il a déclaré que l’objectif du programme nucléaire iranien a toujours été et sera « à des fins exclusivement pacifiques. »

Cependant, comme les Sénateurs Charles Schumer et John Mc Cain l’ont écrit au Président Obama, avant-hier, « l’Iran a quintuplé, depuis 2009, son stock d’uranium faiblement enrichi, l’Iran est très proche de posséder un uranium de qualité militaire en enrichissant celui à sa disposition au-delà des 20%. » Les Sénateurs ont également ajouté que l’Iran a plus que doublé le nombre de centrifugeuses à Fordow depuis Juillet 2012. « Nul ne devrait remettre en question les intentions américaines d’agir contre le programme nucléaire de l’Iran», ont écrit Schumer et McCain.

Le Président iranien a demandé à la communauté internationale de reconnaître « le droit à l’enrichissement nucléaire en Iran et la jouissance des autres droits liés au nucléaire.» Il a souligné que le programme nucléaire iranien est bien avancé et «domestiqué.» Il a critiqué les sanctions imposées à son pays, sanctions qui « portent atteinte aux droits humains inaliénables.»

Toutefois, le Président Rohani n’a pas tenu compte des observations du Président Obama intervenues plus tôt dans la journée, sur le même podium de l’ONU : à savoir que les choix de l’Iran  (violations répétées des accords dans le cadre du régime de non-prolifération des armes nucléaires en cachant aux inspecteurs les activités d’enrichissement et en ignorant les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU) sont responsables des sanctions internationales contre son pays.

« La posture de Rohani n’est pas vraiment de bon augure pour la réunion de jeudi à New York entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne, la Russie et l’Iran qui aura pour but de discuter du programme nucléaire et des moyens de résoudre les préoccupations légitimes et croissantes à ce sujet  », a déclaré Harris.

« Nous espérons que le Secrétaire Kerry et les autres ministres des Affaires étrangères resteront fermes en pressant l’Iran de devenir irréprochable, de répondre aux nombreuses demandes du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’AIEA, et de coopérer pleinement avec la communauté internationale, de sorte qu’il n’y ait plus aucun doute sur la véritable portée et la finalité du programme nucléaire de l’Iran. »

Rohani a déclaré hier devant l’Assemblée générale de l’ONU que l’Iran « est prête à engager immédiatement des pourparlers pour renforcer la confiance mutuelle et l’élimination des incertitudes mutuelles en toute transparence »

« Espérons que l’Iran soit vraiment prête à changer de cap, mais à la lumière de leur histoire basée sur la tromperie, une extrême prudence est essentielle », a déclaré M. Harris. « Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune indication concrète que l’Iran est prête à changer de cap. Nous devons nous rappeler que les actions parlent beaucoup plus que les mots ».

AJC à la rencontre des leaders mondiaux pendant l’Assemblée Générale de l’ONU.

h-4-1010707-118853981219 septembre 2013 – New York – AJC est sur le point de tenir plus de 70 réunions privées avec les leaders des pays de chaque continent qui participeront à l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui se tiendra en septembre.

« L’Assemblée Générale de l’ONU est une opportunité unique pour échanger avec les Présidents, les Premiers Ministres et les Ministres des Affaires Etrangères sur les questions prioritaires d’intérêt commun » a déclaré David Harris, Directeur executif d’AJC.

« Ces réunions seront un élément clé de notre campagne diplomatique et l’Assemblée Générale de l’ONU est un moment fort de notre action car l’ensemble des leaders mondiaux seront à New-York en même temps » a ajouté David Harris.

A l’ordre du jour d’AJC pour ses rencontres diplomatiques : la menace persistante d’un Iran nucléarisé, les négociations de paix israélo-palestiniennes qui ont repris récemment, le conflit syrien, les autres principaux développements dans le monde arabe et la montée de l’antisémitisme.

 Le « marathon diplomatique » annuel d’AJC est une caractéristique de notre compagne diplomatique mondiale depuis 1990 lorsque AJC a lancé ce programme qui était une première au sein de la communauté juive.

AJC interpelle le Secrétaire Général de l’ONU sur le parti pris des Nations Unies contre Israël.

534988_10152166083099408_1424007245_nNew-York – 23 août 2013 –  En réponse à la surprenante déclaration du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon qui a déclaré « Non, je ne pense pas qu’il y ait une discrimination contre Israël à l’ONU », David Harris, Directeur exécutif d’AJC a répondu publiquement de la manière suivante.

Avec tout le respect que j’ai pour vous, Monsieur le Secrétaire Général, il y a une discrimination depuis longtemps contre Israël.

Pour commencer :

–       Israël est le seul Etat membre de l’ONU qui a été menacé d’annihilation par un autre Etat membre de l’ONU : l’Iran, dont ce dernier n’a souffert d’aucune sanction de la part d’un organisme mondial consacré à la poursuite de la paix et de la sécurité

–       Israël est le seul pays qui n’est pas inclus en tant que membre permanent de l’un des cinq plus importants groupes régionaux, qui déterminent l’appartenance aux organes principaux des Nations Unies.  Israël est membre temporaire du Groupe des États occidentaux et autres États (WEOG) à New-York et n’a pas de statut à Genève, alors qu’il est exclu de sa zone naturelle, le groupe asiatique.

–       Israël est le seul Etat membre de l’ONU avec un ordre du jour permanent qui lui est consacré au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

–       Israël est la cible de plus de la moitié des résolutions du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, alors que de nombreux états qui ne respectent pas les Droits de l’Homme s’en tirent, littéralement en assassinant librement, par exemple.

–        Israël est le seul pays soumis à une batterie de résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU chaque année et indépendamment des faits sur le terrain.

–       Les Palestiniens sont la seule « population de réfugiés » dans le monde qui n’est pas couvert par l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Au contraire, ils ont leur propre agence : l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

–       Parlant de l’UNRWA, la définition d’un réfugié Palestinien est totalement différente de toute autre réfugié dans le monde. Les réfugiés palestiniens et « tous » leurs descendants sans limite sont inclus dans la définition de l’UNRWA.

–       Pour l’UNRWA, contrairement à l’UNHCR, le but n’est pas de réinstaller les réfugiés, mais plutôt de les garder dans les limbes instables et, oui, en colère. Dès 1951, lorsque John Blanford, le directeur de l’UNRWA à l’époque, a proposé de réinstaller jusqu’à 250.000 réfugiés dans les pays arabes, ces pays ont refusé, ce qui conduit à sa démission. Le message est passé. Aucun fonctionnaire de l’ONU n’a depuis pris la même initiative.

–       Et que penser des nombreuses commissions permanentes de l’ONU : le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien ; le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien ; La Division des droits des Palestiniens au sein du Département des Affaires Politiques de l’ONU et la nomination d’un rapporteur spécial à Genève. Toutes ces commissions ne sont-elles pas vouées de manière permanente à supporter la cause palestinienne et à diaboliser Israël ? Il y a t-il quelque chose de comparable aux Nations Unies pour un autre état dans le monde ?

La liste, je le regrette, continue.

Il y a certainement discrimination contre Israël à l’ONU – que vous-même avez reconnu, publiquement et en privé, par le passé. C’est une violation de la très noble Charte des Nations Unies, qui assure l’égalité des droits de tous les Etats membres, grands comme petits.

Monsieur le Secrétaire Général, en tant qu’organisation dont le lien à l’ONU a commencé à la conférence à San Francisco en 1945, nous comptons sur votre voix et votre intégrité morale, pour condamner la systémique singulière et le traitement injuste à l’égard d’Israël, un état membre de l’ONU en règle depuis 1949.