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Les principales organisations juives américaines refusent de rencontrer le ministre Jean-Noël Barrot

Les principales organisations juives américaines refusent de rencontrer le ministre Jean-Noël Barrot

New York, NY – Une coalition d’organisations juives américaines de premier plan, dont l’Anti-Defamation League (ADL), l’American Jewish Committee (AJC), l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), B’nai B’rith International, la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, l’UJA-Federation of New York et le WJC (World Jewish Congress), a aujourd’hui décliné l’invitation à rencontrer le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

Nous sommes profondément préoccupés par le fait que l’approche de la France compromette les perspectives d’un avenir négocié entre Israéliens et Palestiniens. Nous sommes déçus que nos organisations aient été invitées à discuter d’une politique qui semble déjà avoir été finalisée, plutôt que d’être consultées au préalable en tant que partenaires engagés en faveur d’une paix durable. En prenant une telle mesure unilatérale, la France non seulement encourage les extrémistes, mais met également en péril la sécurité du peuple juif à travers le monde, tout en s’aliénant les voix modérées et en sapant la crédibilité de la diplomatie française dans la région.

Il y a trois mois, le président Macron a énoncé des conditions spécifiques pour la reconnaissance de l’État palestinien, notamment la libération des otages toujours détenus à Gaza et la reddition du Hamas. Aucune de ces conditions n’a été remplie, ce qui contredit les engagements pris précédemment par le président. En abandonnant ces conditions, la France récompense le Hamas pour sa brutalité continue et envoie un message dangereux qui légitime le terrorisme tout en déshonorant les victimes du 7 octobre 2023.

Nous saluons l’opposition claire et ferme de l’administration Trump à la proposition française et exhortons le président Macron à reconsidérer cette décision avant la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations unies, en engageant plutôt une consultation significative avec les parties prenantes attachées à une paix durable et juste.