AJC critique l’adoption par la Knesset de la loi sur l’Etat-nation

18 Juillet, 2018 – New York – AJC est profondément déçu que la Knesset israélienne, avec le soutien actif du Premier Ministre Netanyahou, ait adopté aujourd’hui la controversée loi sur l’Etat-nation. La mesure a recueilli le vote des 120 membres de la Knesset, par 62 voix contre 55 et deux abstentions. Elle va devenir la 15ème loi fondamentale d’Israël.

Le fait qu’Israël soit l’Etat juif et que ses principaux symboles, tels le drapeau et l’hymne national, soient distinctement juifs, sont des faits bien établis – ce qui, selon nous, en tant qu’amis indéfectibles d’Israël, rend ce genre de loi non nécessaire.

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Accès des femmes au Mur des Lamentations : AJC salue la décision de la Cour suprême israélienne

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11 janvier 2017 – New York – AJC salue la décision prise aujourd’hui par la Cour suprême israélienne d’affirmer les droits des femmes concernant l’accès au Mur occidental de Jérusalem, site le plus sacré du judaïsme.

La décision, prise à la suite de trois pétitions distinctes soumises à la Cour, donne au gouvernement 30 jours pour trouver de « bonnes raisons » au fait que les femmes n’aient pas le droit de chanter à partir des rouleaux de la Torah devant le Mur. Elle stipule également que les femmes ne peuvent plus être soumises à des fouilles corporelles visant les objets religieux qu’elles portent sur elles. Enfin, elle autorise les femmes à accéder à l’Arche de Robinson près du Mur ne constitue pas un accès au Mur.

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AJC salue le discours du Premier ministre italien Renzi lors de son voyage en Israël

Capture d’écran 2015-07-23 à 19.36.4122 juillet 2015 – New York – AJC applaudit les termes éloquents utilisés par le Premier ministre italien afin de souligner son soutien à Israël lors de sa visite de 3 jours dans le pays. Il a également souligné la force des relations italo-israéliennes.

« La sécurité d’Israël revient à la sécurité de l’Europe » a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à Jérusalem en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

« Nous sommes du côté du peuple qui lutte pour les idéaux de démocratie et de prospérité. » a-t-il ajouté. « Israël n’a pas le droit d’exister ; il en a le devoir. »

Au sujet de la montée de l’antisémitisme dans le monde, Renzo a été très clair en affirmant «Nous sommes absolument déterminés à poursuivre la lutte contre l’antisémitisme, car c’est un ennemi de la paix et une clé pour la terreur ».

S’exprimant face à la Knesset, le Parlement israélien, Renzi a ainsi affirmé que l’existence d’Israël était incontestable. « Reconnaître Israël signifie tout simplement reconnaître une réalité. L’existence de l’Etat d’Israël ne résulte pas d’un geste de la communauté internationale à la suite de l’Holocauste, mais d’un fait qui est antérieur de centaines d’années à tout accord. »

Le Premier ministre a également critiqué le mouvement BDS en s’exprimant de la sorte : « Celui qui boycotte Israël ne se rend pas compte qu’il se boycotte lui-même, entravant et trahissant l’avenir. L’Italie oeuvrera toujours pour la coopération, et non pour le boycott. C’est stupide et futile. »

« Ces remarques formelles et limpides constituent la réaffirmation puissante des relations italo-israéliennes et un modèle pour les autres nations. » a déclaré le Directeur exécutif d’AJC David Harris, qui a souvent eu l’occasion de se rendre en Italie. « Il s’agit d’un message fondamental que celui du Premier ministre ».

AJC possède un bureau à Rome dirigé par Lisa Palimieri-Billig.

Une Israélienne de gauche découvre et partage avec nous une lueur d’espoir

EinatWilfLa femme politique israélienne de gauche Einat Wilf et le professeur du centre palestinien Mohammed S. Dajani Daoudi ont rédigé une déclaration commune ayant pour objectif de réunir Israéliens et Palestiniens autour de la question si controversée du partage de la terre. Voici comment Einat Wilf  explique le cheminement de cet ambitieux projet : 

« Je suis une enfant de la gauche israélienne. J’ai grandi au sein de cette gauche. J’en ai toujours été membre. Je pensais que le jour où les Palestiniens auraient leur propre Etat souverain, Israël pourrait enfin vivre en paix. Mais comme de nombreux Israéliens de gauche, j’ai perdu cette certitude.

Pourquoi? Au cours des 14 dernières années, j’ai été témoin de l’incapacité des Palestiniens à prononcer le mot «oui» lors des occasions répétées d’accession à la souveraineté et à un État; j’ai vécu les massacres sanglants d’attentats-suicides en Israël avant 1967, mais aussi à la suite des Accords d’Oslo, puis de nouveau après l’échec des négociations de Camp David en 2000; et j’étais aux premières loges pour assister à la recrudescence de la rhétorique anti-Israël. Cette rhétorique qui masque si peu une haine profonde et viscérale pour l’Etat et pour son peuple, et qui ne peut se justifier par la simple critique politique.

Au cours de ces dernières années, mon scepticisme envers la gauche a été nourri par plusieurs événements, parmi lesquels une rencontre avec de jeunes dirigeants palestiniens modérés. Au premier abord, j’avais pourtant beaucoup de choses en commun avec ces leaders. Mais, au fil de nos discussions, j’ai compris que leur modération se limitait à la seule reconnaissance d’Israël comme une réalité, une fatalité, qui n’est pas susceptible de disparaître. L’un d’entre eux m’a même lancé « Tu es née ici, tu es déjà sur place, on ne va pas te renvoyer maintenant !» (« Merci, c’est gentil. », ai-je pensé). J’ai surtout été choquée par ce que j’ai entendu lorsque l’on a débattu sur les sources profondes du conflit : « Le judaïsme n’est pas une nationalité, c’est seulement une religion. Les religions n’ont aucune légitimité à l’autodétermination ». Le lien historique entre le peuple juif et la terre d’Israël m’a également été présenté par l’un des participants comme étant un lien fabriqué de toutes pièces, voire un lien inexistant.

Après avoir entendu les commentaires de ces « modérés », j’ai dû me rendre à l’évidence : le conflit était bien plus profond et plus grave que ce que je voulais bien croire. Il n’était pas seulement question du problème des colonies ou de l’ « occupation », malgré ce que les porte-paroles palestiniens veulent bien faire croire à la gauche israélienne. J’ai réalisé que ce qui motivait ces Palestiniens à accepter la nécessité d’un processus de paix, c’est avant tout la force indubitable d’Israël et de son armée, et résultait donc d’un non choix. La gauche israélienne soutient la création d’un Etat palestinien car les Palestiniens ont le droit, selon elle, à la souveraineté de leur patrie. A l’inverse, la « gauche » palestinienne ne reconnaît pas ce droit au peuple juif.

Ces réflexions personnelles – qui ont fait suite à l’entretien politique – ont finalement affecté ma carrière politique sur le long terme. Je me suis éloignée quelque peu du Parti travailliste, principalement à cause de ce que je nomme « l’auto-flagellation de gauche », soit le fait d’attribuer tous les torts à Israël sans exiger une once de reconnaissance ou de responsabilité des Palestiniens dans le conflit. En tant que membre de la Knesset, j’ai aidé à distinguer l’aile pacifiste de l’aile belliciste au sein du Parti travailliste dont j’étais membre, afin de permettre à l’aile belliciste dirigée par l’ex-ministre de la Défense, Ehud Barak, de rester dans la coalition avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahou. Cette prise de conscience a également alimenté ma détermination à défendre Israël et le sionisme, arguant dans le monde entier que la paix doit être fondée sur la reconnaissance mutuelle des deux peuples de leur droit analogue à la terre.

Ainsi, j’ai trouvé la situation plutôt caustique, lorsqu’il y a tout juste quelques mois, j’ai reçu un email de l’organisateur de la fameuse réunion israélo-palestinienne qui avait eu lieu plusieurs années auparavant. A la demande de l’un de ses bailleurs de fonds, il désirait savoir si le programme avait eu une « incidence quelconque » sur l’un d’entre nous, « qu’elle soit professionnelle, personnelle, sociale ou politique ». J’ai naturellement répondu par la positive, expliquant que le programme avait eu un impact très important sur ma pensée, et que je continuais d’ailleurs à l’évoquer lors de mes différentes entrevues politiques ou conférences. J’ai ensuite raconté l’histoire telle que je vous l’ai narrée à l’organisateur, reconnaissant que ce n’était probablement pas ce qu’il aurait souhaité entendre ni raconter à ses bailleurs de fonds.

L’organisateur a répondu à mon email, me certifiant qu’il y avait aussi des leaders palestiniens qui reconnaissaient sincèrement le droit des Juifs à une part de la terre. Je lui ai alors affirmé avec enthousiasme, que « rencontrer ne serait-ce que l’un d’entre eux représenterait énormément pour moi », mais aussi que je cherchais à discuter avec une telle personne depuis que j’avais participé à l’événement, des années plus tôt.

Peu de temps après, l’organisateur me retranscrivait les propos d’un participant palestinien, qui lui avait exprimé le désir de renouveler le programme de sorte que «nous puissions tous parvenir à une entente, en présentant un Etat palestinien indépendant dont la capitale serait Jérusalem-Est et qui jouxterait harmonieusement l’Etat israélien. » Ce à quoi j’ai répondu « Je ne vois pas en quoi cette personne reconnaît le droit égal et légitime du peuple juif à un Etat souverain sur la terre. » L’organisateur m’a donc demandé de lui préciser ce qui pourrait me convaincre d’avoir un véritable allié palestinien dans ma volonté sincère d’aboutir à la paix dans la région. J’ai donc rédigé le paragraphe suivant :

« Le peuple juif et le peuple palestinien jouissent tous deux d’un droit égal et légitime à un Etat souverain pour leur peuple sur la terre d’Israël/Palestine. » et j’ai détaillé « Les Juifs comme les Palestiniens du monde entier ont le droit, de façon égale et légitime, de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, si l’on tient compte de la volonté des deux peuples à acquérir un Etat souverain reflétant la particularité de leur culture et de leur histoire respective, il semble logique de partager le pays en 2 Etats : un Etat juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de profiter tous deux de leur propre foyer national. » J’ajoutais également qu’il devrait être clair que ni Israël ni la Palestine ne doivent être exclusivement la terre des Juifs d’un côté et celle des Palestiniens de l’autre, et qu’il leur faudra accueillir les différentes minorités.

L’organisateur a promis de revenir vers moi. Les semaines et les mois ont passé sans que je ne reçoive de ses nouvelles. J’étais sur le point de publier tout ceci, dans l’espoir de trouver des partenaires partageant ma conviction et susceptibles de m’aider à raviver l’espoir d’une paix possible. Et, à la dernière minute, j’ai été contactée par le professeur Mohammed S. Dajani Daoudi, à la tête des Etudes Américaines de l’Université de Jérusalem Al-Quds, et fondateur du mouvement centriste palestinien Wasatia. Tout ce qu’il demandait était de changer quelques termes utilisés dans mes propos, qui pouvaient avoir une connotation négative pour les Palestiniens, rappelant notamment le plan de partage de l’ONU de 1947. Il a souligné espérer cependant que les Palestiniens prennent conscience un jour prochain que le partage de la terre en un Etat juif et un Etat palestinien, comme le prévoyait la résolution de l’ONU, était « la bonne chose à faire » en 1947 puisque les deux parties disposent d’un droit légitime à la terre, et que cela reste « la bonne chose à faire » aujourd’hui. J’ai trouvé ces modifications tout à fait recevables et même particulièrement judicieuses. Ainsi, voici la déclaration telle que nous la partageons désormais :

« Les Juifs du monde entier et les Palestiniens du monde entier ont équitablement et légitimement le droit de s’installer et de vivre n’importe où sur la terre d’Israël/Palestine. Mais, compte-tenu de la volonté des deux peuples d’accéder à un Etat souverain reflétant leur propre culture et histoire, nous croyons au partage de la terre en deux Etats : un Etats juif, Israël, et un Etat arabe, la Palestine, qui leur permettrait de jouir tous deux de leur propre foyer national. Ni Israël ni la Palestine ne doivent être l’exclusivité du peuple juif ou du peuple palestinien, et les deux doivent accueillir les autres minorités. »

Qui d’autre se joindra à nous et deviendra notre partenaire ? »

Texte traduit librement d’un article de Al-Monitor.

Einat Wilf est une femme politique israélienne. Ex-députée de la Knesset, elle est membre du Parti Indépendance, un parti sioniste de centre-gauche, fondé en janvier 2011 par Ehud Barak et d’autres députés travaillistes de la Knesset.

AJC Urges Knesset to Reconsider Measure

January 5, 2011 – New York – AJC is urging the Knesset to reconsider its decision today to create a parliamentary committee that will investigate Israeli groups critical of the Israel Defense Forces.

“The Knesset’s action today contravenes the democratic principles that are Israel’s greatest strength,” said AJC Executive Director David Harris. “Israel’s vibrant democracy not only can survive criticism, but it also thrives and is improved by it.”

The measure, adopted by a vote of 47-16, calls for establishing a special committee to examine funding of Israeli organizations engaged in advocacy seen by some as undermining support for Israel. Yisrael Beitenu, the party headed by Foreign Minister Avigdor Lieberman, introduced the measure afterIsrael’s attorney general, Yehuda Weinstein, had declined during the summer to investigate Israeli groups criticizing IDF actions.

AJC called on the Knesset to seek other means to address concerns about the role of funding in political and civic activity.

“The selective targeting of groups critical of the IDF runs counter to Israel’s legal and political tradition, and does no service to the one state that is a beacon of democracy in the Middle East,” said Harris.

“If there is a concern that foreign, and possibly malign, forces are funding civic or political groups in Israel, then let there be a debate on the advisability of requiring full disclosure of the revenues, and their sources, of all such groups across the political spectrum.”