Les Enjeux du rapprochement Israël-Arabie saoudite par le géopolitologue Frédéric Encel

La lune de miel sans précédent qui prévaut dorénavant entre Israël et l’Arabie saoudite ne peut en aucun cas se comprendre sans la prise en compte maximale de la guerre froide à laquelle de livre cette deuxième et l’Iran et, de façon plus générale, entre axe sunnite et axe chiite. Quatre rivalités de nature et d’ampleur différentes opposent Riyad et Téhéran.

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AJC Berlin publie une étude sur l’antisémitisme parmi les réfugiés

Berlin, le 11 décembre 2017 – L’antisémitisme est largement répandu parmi les réfugiés arabes. C’est la conclusion de l’étude commandée par l’American Jewish Committee (AJC).

« Les débats sur les potentielles attitudes antisémites parmi les nouveaux arrivants en Allemagne n’ont plus ou moins fait l’objet que d’une discussion académique jusqu’aujourd’hui. Les résultats de cette analyse scientifique montrent en fait que de telles attitudes parmi les réfugiés originaires de Syrie et d’Iraq constituent un problème largement répandu. En fait, le problème pourrait être beaucoup plus problématique qu’on ne l’a pensé: les comportements et stéréotypes antisémites, les théories du complot sont largement répandues, de même que le rejet catégorique de l’Etat d’Israël », explique Deidre Berger, directrice d’AJC Berlin.

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Conférence de Paix au Proche-Orient : une énergie mal dépensée

capture-decran-2017-01-16-a-12-17-0315 janvier 2017 – New York – Suite au rassemblement à Paris des représentants de 70 pays pour discuter de la question israélo-palestinienne, David Harris, Directeur exécutif d’AJC a publié la déclaration suivante : 

« Comme nous l’avons dit à maintes reprises avant cette conférence, AJC a longtemps soutenu la recherche d’un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens basé sur un accord à deux États.

C’est précisément dans cet esprit que nous avons exprimé nos inquiétudes, estimant que cette conférence serait sans intérêt au mieux, et un obstacle à la perspective d’un accord au pire. Nos préoccupations, à la suite des conclusions de la conférence, peuvent être résumées en cinq points.

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AJC prône une action coordonnée à l’échelle mondiale pour sauver la Syrie

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15 décembre 2016 – New York – AJC est horrifié par la destruction sans motif d’Alep, la troisième plus grande ville de Syrie, par le régime de Bachar al-Assad, la Russie et l’Iran.

« Pendant plus de cinq ans et demi, le président syrien Assad a mené une guerre impitoyable contre son propre peuple, faisant plus de 500.000 morts, des millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et des millions d’autres forcées de se réfugier dans les pays voisins ou ailleurs » a déclaré David Harris, PDG d’AJC.

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AJC est profondément préoccupé par la faiblesse du rapport du Parlement Européen sur l’Iran

1Bruxelles – 6 octobre 2016 – AJC est profondément préoccupé par l’absence de critique ou la seule évocation de la propagande antisémite de Téhéran et des appels répétés à la destruction d’Israël dans le rapport sur l’Iran de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. Le rapport n’aborde pas de front les terribles violations des Droits de l’Homme par l’Iran ou encore les dangereuses positions de politique étrangère comme le soutien largement critiquable à la guerre brutale de Bachar al-Assad à l’encontre de sa propre population ou le soutien au terrorisme international.

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La voie qui mène à une nouvelle vie initiée par une aide inattendue

Capture d’écran 2015-09-22 à 18.43.45Qu’est ce qu’un bateau naviguant en mer vous inspire ? Une activité de plaisance, ou peut-être de travail, liée à la pêche.

Pour certains, il représente l’unique espoir d’un avenir meilleur ; ou d’un avenir tout court. Aujourd’hui, nous avons passé quelques heures sur les rives au nord de l’île de Lesbos, à aider les réfugiés à accoster. Nous avons rencontré des gens de toutes origines, heureux de trouver des visages souriants sur le rivage prêts à les accueillir à bras ouverts – bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés auparavant, et malgré les différences qui pourraient les séparer.

Nous avons assisté et pris part à la réception de 4 bateaux en l’espace de seulement 2 heures. Chaque bateau en caoutchouc, conçu pour contenir un maximum de 15 personnes, transportait en fait 40 à 50 personnes. Syriens, Afghans, Iraniens – tous sont arrivés ensemble, comme s’il n’y avait jamais eu de différences entre eux. Il n’y a aucune raison de se battre lorsque l’on lutte pour sa survie.

Les bateaux sont arrivés un à un sur la rive, et dès que nous les apercevions de loin, nous agitions les bras et les appelions, afin de les diriger en leur faisant savoir où nous nous trouvions. Les réfugiés étaient réellement surpris de constater que de nombreuses personnes les attendaient pour leur venir en aide. Nous leur avons prodigué une assistance médicale, de la nourriture et de l’eau ; un bénévole suédois leur a confié des cartes et des instructions pour rejoindre la capitale de l’île, Mytilène, et les camps de réfugiés. Nous étions là pour eux, pour les accompagner durant leurs premiers pas sur le sol européen.

Certains de ces réfugiés étaient en état de choc – le trajet en mer depuis la Turquie est peut être court mais loin d’être plaisant. Les passeurs sont généralement violents, portent des armes et menacent les réfugiés, après avoir exigé d’eux des milliers d’euros pour la traversée. Ils ne préfèrent généralement pas en parler, mais il leur arrive de dévoiler des détails terrifiants de leur voyage jusqu’en Grèce et des atrocités qu’ils ont laissé derrière eux.

Les réfugiés sont étonnés de ce qu’ils voient. Ils le sont d’autant plus lorsqu’ils constatent que les personnes qui leur viennent en aide sont juives, et viennent même d’Israël pour la plupart. L’un d’entre eux était iranien. Après avoir reçu de la nourriture de ma part, il m’a demandé d’où je venais. En entendant ma réponse, il m’a serré la main en signe de gratitude.

Le fait que nous soyons juifs et israéliens a également surpris quelques uns des bénévoles. L’un d’eux m’a demandé de l’aide. Après lui en avoir prodigué, je lui ai demandé son nom et le lieu où il vivait. Il m’a répondu ainsi : « Mon nom est Keenan, je suis syrien mais je vis désormais en Belgique. Je suis venu ici avec deux autres amis belges. Et toi ? ». Lorsque je lui ai répondu, il a immédiatement réagi en disant « Ne parlons pas de cela. » Je lui ai ensuite demandé de m’expliquer ses propos, et ai argué que la politique était un sujet non pertinent, qui ne ferait qu’entraver le travail sain que nous faisions. Il s’est finalement montré satisfait et heureux de voir des gens s’impliquer sur les plans humanitaire et personnel, et non à travers le prisme de la politique.

Il existe une phrase en hébreu – אדם הוא אדם, באשר הוא אדם – qui signifie qu’une personne est une personne, quelle qu’elle soit. Les évènements de la journée vont en ce sens. Lorsqu’une main est tendue pour aider, les origines, la religion ou la nationalité n’ont que peu d’importance. Le destinataire est reconnaissant de l’aide qu’on lui apporte et montre sa gratitude. Les réfugiés respectent et savent évaluer le travail accompli ici. Ils apprécient d’être orientés durant leurs premiers temps en Europe. Ils seront à jamais reconnaissants, et se souviendront que la première main tendue vers eux était celle d’un Juif, ou d’un Israélien.

AJC soutient l’aide humanitaire apportée par Israël et les Juifs grecs aux réfugiés syriens

12049019_10153488227433463_1522337299_n20 septembre 2015 – New York – AJC a envoyé des fonds et du support humain en Grèce afin de soutenir l’effort plus que nécessaire déployé par IsraAID pour venir en aide aux réfugiés syriens qui sont massivement arrivés dans le pays de l’UE cette année.

L’action humanitaire est menée en collaboration avec le Conseil central des communautés juives de Grèce (KIS), un partenaire de longue date d’AJC.

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AJC s’exprime au sujet de l’accord iranien

Capture d’écran 2015-08-05 à 19.38.43New York – Le 5 août 2015 – Le Directeur exécutif d’AJC, David Harris, a fait la déclaration suivante concernant l’accord entre l’Iran et les grandes puissances du « P5+1 » :

Lorsque le Plan Global d’Action Conjoint a été annoncé à Vienne le 14 juillet dernier, AJC a publié un communiqué de presse indiquant qu’il faudrait d’abord étudier le texte complet et ses répercussions avant de prendre position au sujet de l’accord, comme le Congrès américain qui a entamé une période de réflexion et d’examen minutieux de 60 jours.

Au cours des trois dernières semaines, AJC s’est engagé dans des consultations externes et des délibérations internes ouvertes et profondes, impliquant notamment de nombreux représentants religieux et dirigeants d’AJC.

Durant cette période intensive, nous avons eu le privilège de nous entretenir en privé avec le secrétaire d’Etat John Kerry et, plus tard, la sous-secrétaire d’Etat Wendy Sherman, qui se sont tous deux rendus au siège d’AJC, à New York. Nous avons également eu l’occasion de parler avec des membres démocrates et républicains du Congrès ; des diplomates européens ; le monde arabe et Israël, des analystes notables maîtrisant parfaitement la question de la diplomatie nucléaire en ce qui concerne l’Iran. De même, nous avons été invités à prendre part à des discussions à Washington avec le Président Barack Obama et le secrétaire américain à l’Energie, Ernest Moniz. Nous sommes extrêmement reconnaissants de toutes ces opportunités qui nous ont été offertes.

Dès le départ, nous avons pris conscience du fait que le traité iranien n’était pas une mince affaire. Bien au contraire, il a été l’un des enjeux politiques les plus importants pour la présente génération. Par conséquent, il ne pouvait donner lieu à une réaction impulsive qui se résumerait à déclarer être pour ou contre, ou à une réponse synthétique de quelques mots.

Nous avons écouté attentivement les arguments de ceux qui sont en faveur de l’accord, qui, entre autres, ont affirmé que la progression du programme nucléaire iranien serait bloquée pendant dix ans minimum, sinon plus ; que l’Iran utiliserait l’argent des avoirs non gelés et la levée des sanctions en grande partie à des fins domestiques ; que le Moyen-Orient ne serait pas le témoin du spectre de la prolifération nucléaire ; que le régime d’inspection et de vérification serait le plus intrusif jamais élaboré par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) qui se concentre également sur l’éventuelle dimension militaire du précédent programme iranien; et, peut-être que l’Iran s’orienterait, avec le temps, vers des changements positifs et s’ouvrirait à une plus grande coopération.

Nous avons également prêté une oreille attentive aux opposants qui ont notamment fait valoir que cet accord ne démantèlerait pas l’infrastructure iranienne, mais, au mieux, la retarderait simplement ; qu’il légitime en fait l’émergence de l’Iran comme un Etat « du seuil nucléaire » sans même avoir à violer l’accord ; qu’au moins une partie des fonds iraniens seraient utilisés pour alimenter la terreur et l’instabilité au Moyen-Orient et ailleurs ; que les alliés des Etats-Unis dans la région ont été profondément perturbés par l’accord et ses implications plus larges ; et qu’il faut prendre en compte la possibilité que l’Iran trompe la communauté internationale, comme il l’a déjà fait dans le passé à Natanz et Fordow, et comme cela avait également été fait par la Corée du Nord et la Syrie.

Bien que nous respectons ceux qui, au sein du « P5+1 » piloté par les Etats-Unis, ont minutieusement négocié l’accord au fil des années, ont sans cesse été défiés par l’Iran et, il faut le souligner, ont aussi eu à gérer l’interaction complexe entre les parties du « P5+1 » lui-même, cet accord comporte trop de risques, de préoccupations et d’ambiguïtés pour que nous lui apportions notre soutien.

En abandonnant la posture antérieure de sanctions dans la négociation en échange du démantèlement des infrastructures nucléaires iraniennes et en le remplaçant par ce qui est essentiellement un gel temporaire de son programme, le « P5+1 » a en effet validé le futur statut de l’Iran comme étant un Etat dit « du seuil nucléaire », ce que le Président Obama a lui-même reconnu dans une interview accordée à la presse.

Étant donné la nature du régime iranien et son idéologie fondamentale, AJC ne peut accepter cette perspective. Elle est trop menaçante et pourrait déclencher une réponse des voisins inquiets de l’Iran, eux-mêmes susceptibles de chercher à obtenir l’armement nucléaire, ainsi que, de façon plus immédiate et plus certaine encore, des armes conventionnelles évoluées, ajoutant un tout nouveau niveau de menace dans la région du monde la plus instable et la plus armée. Ce n’est certainement pas dans l’intérêt des Etats-Unis en matière de sécurité à long terme.

De plus, en levant le gel sur les avoirs iraniens dans un délai relativement bref, la suppression des sanctions déclenchera de nombreuses visites à Téhéran, comme en témoigne le désir du vice-chancelier et ministre de l’Economie allemand Sigmar Gabriel d’être parmi les premiers. En outre, mettre fin à l’embargo iranien sur les armes dans un délai de cinq ans et sur la technologie des missiles, contribuerait à son programme d’ICBM et profiterait énormément au régime dans un délai de huit ans – sans exiger pour autant du pays qu’il change son attitude, jusqu’alors déstabilisatrice et dangereuse. Cela comprend ses fréquents appels « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » et ses ambitions hégémoniques en Irak, en Syrie, au Liban, au Bahreïn et au Yémen. AJC ne peut aucunement accepter cette optique.

Les partisans de l’accord soutiennent que la seule alternative serait la guerre. Nous ne sommes pas d’accord. Nous ne sommes pas partisans de la guerre contre l’Iran, nous n’avons d’ailleurs jamais préconisé l’usage de la force, même si nous avons toujours cru en une option militaire crédible comme une façon de convaincre l’Iran de notre sérieux. Mais jusque-là, les négociateurs du « P5+1 » affirmaient « l’alternative à un mauvais accord est l’absence d’accord. » Qu’est-il advenu de cette formulation, et pourquoi n’est-elle soudainement plus d’actualité ?

Nous comprenons que le fait de s’opposer à cet accord soulève d’importantes questions au sujet de l’avenir ; des questions auxquelles personne n’est vraiment apte à répondre aujourd’hui. Mais nous pensons aussi que l’Iran, face à un solide leadership américain, aura intérêt à revenir à la table des négociations tôt ou tard.  Enfin, nous savons que soutenir cet accord aura assurément des conséquences bien plus inquiétantes sur l’avenir.

Par conséquent, AJC s’oppose à l’accord et invite les membres du Congrès à faire de même.

Ce faisant, nous souhaitons faire deux remarques supplémentaires.

Tout d’abord, nous comprenons parfaitement que le débat déchaîne les passions des deux côtés, mais ça ne devrait pas être une excuse pour se livrer à des attaques personnelles ou à des déclarations incendiaires n’ayant aucun fondement factuel, qu’elles soient exprimées par les partisans de l’accord ou par ses adversaires. Il est primordial d’organiser un véritable débat sur ces problématiques et de ne pas tomber dans le piège des accusations ad hominem.

Deuxièmement, il est dans l’intérêt des Etats-Unis – aujourd’hui plus que jamais – de maintenir les liens les plus étroits possibles avec nos alliés de longue date dans la région, parmi lesquels Israël, l’Égypte, la Jordanie, et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe. Leur géographie, immuable, les place en première ligne. Leur évolution politique et leurs préoccupations en matière de sécurité – certaines fois exprimées de façon publique, d’autres fois de façon privée – doivent être examinés avec soin, aujourd’hui comme demain. Ils ont besoin de nous tout comme nous avons besoin d’eux.

AJC pousse le Congrès à examiner minutieusement l’accord nucléaire iranien

accord nucléaire iranien

15 juillet 2015 – New York – L’annone, hier, d’un accord entre le P5+1 conduit par les Etats-Unis et l’Iran sur son programme nucléaire a mis fin à d’intenses et difficiles négociations étendues sur plusieurs années.

« Le président Barack Obama s’est montré déterminé, envers et contre tout, à croire qu’un tel accord était possible. » a déclaré David Harris, directeur exécutif d’AJC. « Les efforts soutenus du secrétaire d’Etat John Kerry, ceux du secrétaire à l’énergie Ernest Moniz, de la sous-secrétaire d’Etat américain Wendy Sherman et d’autres fonctionnaires du gouvernement, ont pu concrétiser de telles perspectives. »

« Compte tenu des enjeux immensément élevés de cet accord, de ses couches de complexité, des nombreuses questions qui ont été posées à ce sujet par les experts dans ce domaine, incluant ce qui se passera après l’expiration du deal et la nature dangereuse du régime, il incombe désormais au Congrès américain, conformément aux dispositions de l’accord, de revoir en profondeur, débattre et finalement voter pour ou contre » a ajouté David Harris.

« Ce processus essentiel doit être guidé par une question toute aussi centrale : l’accord renforcera-t-il la sécurité des Etats-Unis, celle de nos alliés au Moyen-Orient et celle du monde entier ? Si c’est le cas, il doit être soutenu. Mais si ça ne l’est pas, il doit être combattu. C’est sûrement le plus important de tous les sujets de politique étrangère de notre époque à être présenté devant les législateurs à Washington. En tant que nation, nous devons absolument prendre la bonne décision. Cet accord doit être évalué uniquement selon ses mérites – ni plus ni moins. »

L’accord nucléaire conclu à Vienne ne semble pas aborder les autres aspects extrêmement troublants de l’attitude du gouvernement et de ses activités.

AJC demeure profondément préoccupé par (1) le programme d’ICBM de l’Iran, qui ne peut être expliqué que par des fins militaires menaçantes; (2) ses appels répétés, y compris ces derniers jours, à anéantir Israël et les Etats-Unis; (3) son implication directe dans le terrorisme et son soutien à des groupes terroristes comme le Hamas et le Hezbollah; (4) ses ambitions hégémoniques dans la région, du Liban à la Syrie, de l’Irak au Yémen; et (5) la négation systématique des droits humains, comme cela a été très largement expliqué et documenté dans le rapport le plus récent du Département d’Etat sur les Droits de l’Homme partout dans le monde.

« Quelle que soit l’issue de ce cheminement, la nécessité d’une vigilance accrue concernant l’Iran ne diminuera pas un seul instant » a conclu David Harris. En effet, avec la perspective de déblocage des avoirs iraniens à l’étranger et de la levée des sanctions à la suite de cet accord, le flux des fonds va croître sensiblement, et cela permettra à l’Iran de piétiner un peu plus encore nos valeurs, tout en constituant une profonde menace pour nos alliés au Moyen-Orient et partout ailleurs.

« Nous commenterons plus précisément l’accord qui vient tout juste d’être annoncé, et partagerons notre vision des choses aux membres du Congrès, une fois que nous aurons eu plus de détails » a conclu David Harris.

Depuis 15 ans, AJC suit de façon quotidienne l’évolution nucléaire de l’Iran et s’entretient avec les représentants des gouvernements du monde entier au sujet de la menace grandissante du pays comme Etat du seuil nucléaire.

L’Autriche bannit le financement étranger de l’Islam

Mosquée AutricheCe mercredi 25 février, le Parlement autrichien a adopté une nouvelle législation qui vise à promouvoir ce que Sebastian Kurz, ministre de l’Intégration, des Affaires européennes et internationales, appelle « un islam à caractère européen ». Visant à contenir les dérives radicales, la loi interdit le financement des organisations Lire la suite

AJC s’associe à IsraAID pour aider les Irakiens chrétiens et yazidis

18 septembre 2014 – New York – AJC soutient IsraAID, l’une des principales organisations humanitaires non gouvernementale israélienne, en délivrant une aide humanitaire d’urgence aux réfugiés chrétiens et yazidis, assiégés, qui ont fui vers la région kurde de l’Irak. « En tant que Juifs américains, nous sommes fiers d’apporter notre aide, en collaboration avec notre partenaire israélien IsraAID, aux milliers de chrétiens et yazidis réfugiés qui fuient la brutalité de l’EIIL et qui cherchent refuge chez les Kurdes d’Irak » a déclaré David Harris, le directeur exécutif d’AJC. Les fonds de AJC couvriront les frais liés à la distribution de trousses d’hygiène, de matelas, de couvertures, d’ustensiles de cuisine et de vêtements. Avec l’aide de son Fonds humanitaire Heilbrunn, AJC s’est joint à IsraAid à plusieurs reprises afin de remplir des missions de secours humanitaire, comme au Sri Lanka, après le tsunami sans précédent qui sévissait en 2004 en Asie du sud; au Pérou, à la suite d’un tremblement de terre dévastateur en 2007; aux Philippines, après une tempête tropicale meurtrière en 2009; en Haïti, après le tremblement de terre en 2010; aux Philippines en 2013, après un typhon; en Bulgarie, pour les Syriens qui cherchaient un refuge dans le pays en 2013; et, plus tôt cette année, en Bosnie-Herzégovine après les lourdes inondations.

Comment se finance l’organisation terroriste EIIL ?

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L’EIIL est l’organisation terroriste la mieux financée au monde ; elle est même plus riche que certains pays exigus. Comment l’EIIL – qui contrôle désormais les territoires en Syrie et en Irak – remplit-elle ses poches ? Le Washington Institute s’est penché sur la question…

  • Une richesse personnelle

Contrairement aux autres groupes terroristes, qui reposent essentiellement sur des sponsors, des donateurs et qui n’hésitent pas à abuser de la charité publique, l’EIIL est financièrement indépendant du fait de son entreprise criminelle prospère.

  • Un « héritage » illégal

Alors connu sous le nom d’Al-Qaïda en Irak (AQI), le groupe a importé près de 70 millions de dollars par an grâce à ses activités criminelles. Il est devenu si riche que la branche principale d’Al-Qaïda lui a demandé de l’argent en 2005.

  • Un business en pleine croissance

L’EIIL a continué à s’engager dans des activités telles que la contrebande, l’extorsion de fonds et la criminalité. Le fait de ne pas être tributaire de ses principaux donateurs lui a permis d’esquiver allègrement les mesures de lutte anti-terroriste concernant le financement.

  • Les dons privés du Golfe

Les contributeurs privés de l’EIIL – tout comme ceux d’autres groupes opérant en Syrie tels que Jabhat al-Nosra, groupe affilié à Al-Qaïda – représentent l’une des principales préoccupations des dirigeants américains. Les riches citoyens, provenant notamment des pays du Golfe Persique, ont totalisé des centaines de millions de dollars dans le conflit.

  • La réponse des Etats-Unis

Dans sa lutte anti-terroriste, Washington peut réduire la coopération financière de l’Arabie Saoudite et des autres pays du Golfe. Mais, pour porter atteinte de manière significative à la base financière de l’EIIL, il faudrait désormais s’attaquer aux sources de revenu locales, en Syrie comme en Irak.

Les 10 points essentiels à savoir sur l’EIIL

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Une recherche effectuée par le Washington Institute met en exergue les principales complexités de l’État islamique en Irak et au Levant  (EIIL) : 

  1. L’EIIL est un mouvement ultra-radical sunnite

Le mouvement est né en 2006, en Irak, à l’initiative d’Al-Qaïda qui le rejettera finalement par la suite, le jugeant trop radical. L’EIIL poursuit désormais son itinéraire djihadiste avec des ressources sans précédent, un territoire et des armements. En savoir plus… 

  1. L’EIIL veut se faire connaître en tant qu’« Etat Islamiste »

L’EIIL a proclamé un califat musulman avec Abu Bakr al-Baghdadi à sa tête. En savoir plus… 

  1. L’EIIL est riche et n’est donc pas redevable envers les investisseurs étrangers

Le braquage de la banque centrale de Mossoul confère à l’EIIL – déjà largement financé par des organisations criminelles – la place de groupe djihadiste le plus riche au monde. En savoir plus… 

  1. L’EIIL est parvenu à recruter des combattants étrangers en Irak

Entrer en Syrie a permis à l’EIIL de recruter plus facilement des combattants étrangers. En savoir plus… 

  1. L’EIIL a capitalisé sur la communauté sunnite d’Irak

L’ancien Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a créé un terrain propice aux opérations de l’EIIL. En savoir plus… 

  1. L’EIIL a des faiblesses

Ses premiers succès, majoritairement dus à l’ineptie de ses ennemis, auraient pu être évités. En savoir plus… 

  1. Mais l’EIIL gagne toujours du terrain

L’EIIL a supprimé les frontières entre la Syrie et l’Irak. En savoir plus…

  1. L’Irak et la Syrie ne sont pas les seuls pays à être menacés par l’EIIL

L’EIIL met également en danger toute la communauté internationale. En savoir plus… 

  1. L’EIIL tirerait partie d’une participation iranienne plus accrue en Irak

Si les Etats-Unis décidaient de former une alliance avec l’Iran pour repousser l’EIIL, cela ne ferait que rendre l’Iran encore plus fort. En savoir plus… 

  1. L’EIIL ne sera pas vaincu sans une stratégie globale

Les Etats-Unis doivent prendre l’initiative de former une coalition locale et internationale pour venir à bout de L’EIIL. En savoir plus… 

AJC exhorte le Congrès des Etats-Unis d’agir contre le régime syrien.

72834_10152196577674408_375200800_n4 septembre 2013 – New York – AJC   exhorte le Congrès américain de soutenir la résolution du Président Obama autorisant une réponse par la force suite à l’utilisation d’armes chimiques par le régime d’Assad. Le Congrès doit débattre de cette question et voter cette mesure la semaine prochaine.

Le Président d’AJC, Stanley Bergman et le Directeur exécutif, David Harris, dans une lettre envoyée hier à tous les membres du Parlement américain, ont exprimé le « soutien d’AJC à la décision du Président Obama de mener une action militaire ciblée contre le régime syrien en réponse à des preuves accablantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils syriens.»

AJC a souligné que les dernières atrocités, commises par le régime d’Assad le 21 Août, entraînant la mort d’au moins 1.400 personnes, « constituaient une violation substantielle des normes internationales, y compris du Protocole de Genève de 1925, interdisant l’utilisation d’armes chimiques »

Les dernières atrocités du régime d’Assad « ont aussi défié les mises en garde d’Obama, à savoir que la ligne rouge serait franchie si de telles armes étaient utilisées. C’est pour cela que cet acte de défiance, pour des raisons tant morales que stratégiques, exige une réponse immédiate et appropriée » a ajouté AJC.

Les leaders d’AJC ont averti qu’un tel acquiescement face à des crimes évidemment commis par le régime d’Assad aurait sans aucun doute des conséquences de grande envergure sur les intérêts américains, mais aussi aurait une influence plus que certaine sur la situation au Moyen-Orient et dans le monde. Cela encouragerait, notamment, certains à tester la détermination des américains et leur capacité à réagir face à des menaces avérées, intensifierait l’instabilité dans une région volatile et cela serait perçu comme un abandon de la responsabilité internationale pour protéger les civils contre l’utilisation d’armes de destruction massive. »

AJC a surveillé de près, avec une inquiétude croissante, le conflit en Syrie et ses conséquences pour les pays voisins. L’organisation a exhorté les membres du Congrès à adopter une résolution qui « permettrait de répondre par la force à l’utilisation d’armes chimiques par le régime Assad. Une telle résolution – nous le croyons fermement – permettrait de faire respecter les valeurs américaines et consoliderait l’influence des Etats Unis au Moyen-Orient et au-delà. »

Avec 22 bureaux à travers les États-Unis, AJC dispose d’une base constituant de plus de 175.000 personnes.