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La reconnaissance d’un Etat palestinien compromet sérieusement les perspectives d’un processus de paix

La reconnaissance d’un Etat palestinien compromet sérieusement les perspectives d’un processus de paix

L’annonce par la Belgique de son intention de reconnaître un État palestinien est, comme d’autres déclarations similaires de certaines nations, contre-productive par rapport à l’objectif affiché de parvenir à une solution à deux États, même si Bruxelles précise clairement qu’une telle reconnaissance dépend du respect de conditions spécifiques et bien définies.

Reconnaître un État palestinien inexistant ne mettra pas fin au conflit israélo-palestinien, ne réformera pas instantanément l’Autorité palestinienne, n’améliorera pas la vie du peuple palestinien ni n’assurera la sécurité d’Israël, et ne préparera pas le terrain pour les négociations bilatérales nécessaires au règlement des revendications territoriales. L’absence de gouvernance légitime à Gaza, l’absence d’une direction palestinienne unifiée et représentative, et les menaces sécuritaires persistantes rendent toute démarche de reconnaissance totalement déconnectée des réalités actuelles sur le terrain. Cette annonce – comme celles d’autres pays européens – récompense le Hamas, une organisation terroriste internationalement reconnue qui continue de rejeter les principes mêmes de paix et de coexistence, et dont les dirigeants ont ouvertement déclaré leur intention de répéter les horreurs du 7 octobre 2023.

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Dans son annonce, la Belgique a clairement indiqué que sa reconnaissance de l’État palestinien serait conditionnée à la libération de tous les otages détenus par le Hamas, à l’assurance que le Hamas serait désarmé et ne jouerait aucun rôle dans la gouvernance d’un futur État palestinien, ainsi qu’à d’autres mesures. Nous exhortons toutes les nations à exercer une pression maximale sur le Hamas pour qu’il libère les otages et dépose les armes.

L’annonce de la Belgique, conjuguée à celle d’une série de propositions de sanctions contre Israël, compromet sérieusement les perspectives d’un processus de paix. En supprimant toute incitation à la négociation et en contournant le dialogue indispensable entre Israël et les Palestiniens, la reconnaissance unilatérale sape les fondements mêmes de la solution à deux États que l’Europe prétend soutenir. Ces actions risquent de durcir les positions plutôt que d’encourager le compromis.