Pourquoi le Hezbollah combat-il en Syrie ?

par Ali Hashem. 

A picture of Lebanon's Hezbollah leader Sayyed Hassan Nasrallah is seen in Masharih Al-Qaa in Bekaa ValleyPourquoi le Hezbollah combat-il en Syrie ?  Pourquoi un tel groupe de résistance populaire a t-il décidé de risquer sa réputation dans le monde arabe ? Pourquoi a-t-il décidé de rejoindre le front pour soutenir le président syrien Bachar al-Assad, qui même lui, ne sait pas s’il va pouvoir conserver son fauteuil pour une année supplémentaire ?

Qu’est-ce qui a poussé Sayyed Hassan Nasrallah, célèbre pour ses prises de position et qui a averti à plusieurs reprises du risque de la Fitna (le mot arabe pour la confrontation sectaire), à s’immiscer dans le bourbier syrien ?

Le Hezbollah a ses raisons mais préfère ne pas en parler dans les médias. Selon les milieux proches de l’organisation, l’implication du Hezbollah en Syrie n’était pas un choix, mais une obligation.

Ces sources disent qu’au début du soulèvement syrien, le leader charismatique du groupe, Hassan Nasralla, « a essayé de proposer une solution. » Lui et d’autres factions comme le Hamas ont établi une ligne directe avec les dirigeants syriens pour s’assurer que  » la nation syrienne, son peuple et ses institutions politiques pourraient survivre à la crise. »

Ce fut le premier niveau d’implication qui a conduit Nasrallah « à négocier avec Assad à propos de la libération des prisonniers politiques,  à propos des réformes à entreprendre et de la nécessité de changer la mentalité de la police et des services de renseignements.» Une de nos sources a même révélé qu’en août 2011, le Ministre iranien des Affaires étrangères, Hussein Cheikh al-Islam, s’était rendu à Damas et avait remis au Président une liste de « 125 remarques sur la façon dont le régime syrien gérait la crise ; remarques qui s’avéraient toute négatives. »

A cette époque, il était déjà évident que des miliciens armés avaient franchi les frontières du Liban pour se rendre en Syrie, un fait prouvé par des témoignages et des journalistes qui couvraient séparément les deux pays frontières. « Le Hezbollah a finalement voulu cette crise. Pour lui, la Syrie, dans son ensemble, signifie la cour de la résistance», a déclaré notre source. Il a ajouté : « Le Hezbollah savait que le régime était dépassé et que les gens avaient besoin d’un changement, surtout après les révolutions tunisienne et égyptienne. Cependant, s’il pensait qu’un changement devait être effectué, il devait l’être à travers le régime et non pas en le renversant. »

« Le régime de Bashar Al Assad a aidé le Hezbollah quand toute le monde complotait contre lui.  Pendant la guerre de 2006, il a ouvert ses frontières pour le trafic d’armes et a même donné au Hezbollah des missiles stratégiques.»  C’est le discours que le Hezbollah continue à clamer pour justifier sa position aux côtés de Bashar Al Assad.  « Le Hezbollah estime que toute la guerre contre Bachar al-Assad est le résultat de son soutien à la résistance : au Hezbollah et au Hamas en particulier » a déclaré notre source qui accuse le Hamas d’avoir trahi ceux qui l’ont nourri et hébergé. « Ils n’ont même pas pensé à prendre une position médiane, ils sont allés dans les extrêmes, laissant Damas au Qatar, envoyant leurs membres en Syrie pour combattre avec le régime d’Assad avec des armes que ces derniers, l’Iran et le Hezbollah ont passées en contrebande par Gaza.» Le Hamas continue de nier ces allégations, soutenant qu’il n’a pas de membres qui combattent en Syrie, mais il a été révélé en décembre 2012 qu’un haut responsable du Hamas, Mohammed Konayta, fut tué à Idlib en prenant part à une attaque contre une base militaire.

Selon nos sources, le Hezbollah a décidé d’intervenir militairement à cause de trois incidents.

« Le premier était une attaque menée à grande échelle par les rebelles syriens sur des villages chiites aux frontières avec le Liban qui a forcé les gens à fuir au Liban. Le second était l’attaque menée sur le quartier de Sayyida Zaynab à Damas où demeure le tombeau de la petite-fille Zaynab du Prophète Mahomet et le troisième est une attaque des rebelles syriens sur un convoi armé du Hezbollah qui se trouvait sur son chemin vers le Liban. »

Après ces trois incidents, notre source pense que le Hezbollah a pris la décision de donner des armes aux villageois chiites aux frontières et de les aider à défendre leurs villages – un premier pas qui sera suivi par le déploiement de troupes dans la région pour s’assurer que les villageois soient en sécurité et protégés des rebelles syriens.

Quant au sanctuaire de Sayyida Zaynab, dans le sud de Damas, le Hezbollah jouait plus un rôle de stratège que de combattant. Un groupe de tacticiens militaires du Hezbollah ont élaboré des plans pour défendre le lieu saint et s’assurer qu’il ne serait pas détruit par des combattants salafistes.

Sur ce point, notre source explique : « Le Hezbollah sait que combattre en Syrie est une décision importante qui pourrait lui coûter beaucoup de vies, mais il sait aussi que si le sanctuaire était détruit, le coût serait encore plus cher et il serait payé partout où il y a des populations mixtes de sunnites et de chiites. Et là, nous assisterions à la véritable Fitna. Le Hezbollah ne peut pas contrôler les chiites, en colère, avides de vengeance. »

Lorsque le quartier Zaynab Sayyida a été attaqué, les chiites religieux du monde entier ont demandé à la fois au Hezbollah et à l’Iran d’intervenir. Des centaines de chiites irakiens se sont précipités vers la Syrie pour défendre le sanctuaire. Même les religieux, qui s’opposaient au Hezbollah, l’ont exhorté à faire quelque chose pour éviter de voir le site sacré chiite détruit, comme ce fut le cas dans la ville Sameraa  en Irak où un deux sanctuaires chiites ont été transformés en décombres.

« Le Hezbollah n’a pas eu besoin d’être convaincu pour agir. Il savait quoi faire et la décision a été prise de défendre le sanctuaire, quel que soit son coût » explique notre source, ajoutant : « Le Hezbollah n’est pas comme toute les autres organisations. Lorsque le Conseil de la Choura se met d’accord sur une décision, tout le monde doit s’y plier et même ceux qui ne sont pas d’accord à la base la respectent et la défendent ».

Aujourd’hui, alors que des dizaines de combattants du Hezbollah sont considérés par le parti comme des « martyrs du djihad »,  des funérailles se déroulent à travers tout le Liban de la Bekaa au sud. Le Hezbollah « honorent » ces « martyrs » sur Manar TV, sur Radio Nour et sur tous les sites et médias auxquels il a accès.  Ils ne le font pas secrètement. Il suffit de regarder, sur les pages Facebook, comment les militants pro-Hezbollah célèbrent le sacrifice de ces hommes. « Toutes les allégations de consternation dans les rangs ou dans les familles sont de la propagande diffusée par des journalistes et des médias anti-Hezbollah », a déclaré notre source, qui m’a également proposé de me mettre en contact avec les familles de certains des hommes du Hezbollah tués en Syrie.

J’ai appelé l’un d’eux au téléphone, le père d’un jeune homme de 23 ans qui a été abattu près du sanctuaire de Sayyida Zaynab. Il préfère ne pas donner son nom car le Hezbollah ne lui a pas donné l’autorisation de parler aux médias. Je lui ai posé des questions sur la mort de son fils et comment il se sentait à ce sujet. «Je suis triste», dit-il. « Très triste. Mon fils n’est plus là. Nous l’avons perdu, mais au moins nous savons qu’il est au ciel avec le Prophète Mohammed et les imams. Il défendait leur fille. » Ses derniers mots pour moi ont été : «si la guerre contre Israël est semblable à la guerre de Badr menée par le Prophète Mahomet contre ses ennemis, cette guerre est juste une autre version de la bataille de Karbala menée par l’imam Hussein. Nous ne serons pas vaincus. »

Source : Cliquez ici

Huffington Post – Terrorisme en Europe : Le Hezbollah coupable !

801832_104135484754La petite île de Chypre qui se trouve dans une grande tourmente bénéficie aujourd’hui de l’attention de tous les dirigeants européens. Plusieurs gouvernements, dont celui de la France, parlent (tout à leur honneur) d’une nécessaire solidarité européenne.

Il y a quelques jours un autre événement tout aussi important, eu égard aux risques qu’il comporte, s’est produit sur la même petite île. Cet événement appelle aussi de façon ferme à une solidarité européenne, qui ne doit plus feindre l’ignorance d’un fait assumé et revendiqué par leurs auteurs.

Je veux parler du Hezbollah, dont un de ses membres a pour la première fois été condamné par une cour européenne. Hossam Telb Yaacoub, citoyen suédois et membre du Hezbollah, jugé par un tribunal chypriote, a été, entre autre, reconnu coupable d’association de malfaiteurs liés à une organisation criminelle, ainsi que de blanchiment d’argent. Lors de son procès Hossam Telb Yaacoub a reconnu avoir effectué une surveillance de touristes israéliens arrivant sur l’île de Chypre voyageant à bord de vols en provenance d’Israël. Après avoir passé trois ans à la mise en place d’une couverture, Yaacoub prenait des informations sur des autobus dans lesquels ces touristes montaient ainsi que les hôtels dans lesquels ils résidaient. Il a déclaré « Je collectais des informations sur les Juifs, et c’est ce que l’organisation (le Hezbollah) fait partout dans le monde ».

En apparté Yaakoub a admis aux enquêteurs avoir également officié en Turquie, aux Pays-Bas et même en France. Tous ces détails sont précieux pour nos services de renseignements et prouvent clairement les agissements et motivations du Hezbollah sur le sol européen.

Selon une des trois juges Tasia Psara-Miltiadou : « Il a été prouvé que le Hezbollah est une organisation qui agit en secret. Il ne fait aucun doute que ce groupe a plusieurs membres et procède à diverses activités, notamment à la formation militaire de ses membres. Par conséquent, la cour déclare que le Hezbollah agit comme une organisation criminelle. »

Le jugement est clair. Il devrait prouver à tous ceux qui doutent de la nature, des cibles et des moyens d’actions du Hezbollah que ce dernier commet des crimes, des actes terroristes sur notre sol européen et qu’il nous appartient maintenant d’agir fermement.

Les activités du Hezbollah en Europe ont été de plus en plus fréquentes ces derniers temps. Deux semaines après que Hossam Telb Yaacoub a été arrêté à Chypre, le triste et sanglant attentat de Burgas s’est produit. Il a couté la vie à cinq touristes israéliens et à un chauffeur bulgare. Le 5 février dernier, les autorités bulgares ont annoncé qu’ils détiennent toutes les preuves de la responsabilité pleine et entière du Hezbollah dans cet attentat.

Suite à ces informations, ici dans ces mêmes lignes, j’interpellais alors les autorités françaises et européennes. J’implorais plus de clarté morale et de cohérence afin d’inscrire enfin le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

Notons que le Hezbollah appuie également le régime de Bachar Al Assad en lui fournissant un soutien actif dans sa campagne meurtrière contre le peuple syrien. L’ambassadrice américaine aux Nations Unis Susan Rice a d’ailleurs déclaré : « (Le Hezbollah) fait désormais partie de la machine de mort d’Assad (…) et les chefs du Hezbollah continuent de comploter avec l’Iran ».

La contrefaçon, le trafic de drogue, et le trafic d’armes permettent au Hezbollah de financer ses activités terroristes. Les récents évènements en Bulgarie et à Chypre démontrent qu’il a établi un véritable réseau de cellules terroristes à travers toute l’Europe.

Au moment où la France entame une guerre contre le terrorisme en s’engageant au Mali. Au moment où François Hollande a décidé de ne rien lâcher face à la menace terroriste en France et ailleurs, il est important de prendre des décisions fortes et faire preuve d’une clarté morale sans faille. Le Président l’a dit il y a quelques jours à propos de l’enquête bulgare: « L’Europe doit être prête à tirer toutes les conclusions. » Aujourd’hui avec la condamnation d’un membre du Hezbollah devant une cour européenne, les conclusions doivent effectivement être tirées. Il est temps de faire preuve de responsabilité envers ces citoyens et d’appeler un chat un chat car il n’y a pas de doute: le Hezbollah est une organisation terroriste internationale!

Simone Rodan-Benzaquen

Source : Huffington Post – Cliquez Ici 

AJC : « Un tribunal chypriote pointe du doigt le Hezbollah »

801832_10413548475421 mars 2013 – New York – AJC salue la décision du tribunal chypriote dans une affaire qui concerne les activités terroristes du Hezbollah dans l’Union européenne.

Le prévenu, Hossam Taleb Yaacoub, a été reconnu coupable d’association de malfaiteurs liée à une organisation criminelle et de blanchiment d’argent. La peine tombera le 28 mars.

Tout au long du procès, Yaacoub a révélé de précieux renseignements concernant ses activités pour le compte du Hezbollah, tel que la surveillance de vols en provenance d’Israël et ce, dans des conditions similaires à l’attentat terroriste de Bourgas, en Bulgarie. Les enquêteurs bulgares ont, d’ailleurs, révélé que le Hezbollah était responsable de cet attentat.

« Le jugement rendu, aujourd’hui, par le tribunal chypriote ainsi que les récentes conclusions bulgares concernant l’attentat de Bourgas, nécessitent une réponse rapide et appropriée de toute la communauté européenne » a déclaré David Harris, Directeur exécutif de l’AJC. « Quand le Hezbollah sera-t-il enfin inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes ? Pendant combien de temps l’Union Européenne va-t-elle tergiverser et retarder sa décision pour des raisons fallacieuses ? »

Harris, qui a encore rappelé la nécessité d’une intervention communautaire dans le journal El Pais, a souligné que les pays européens étaient trop cléments avec l’organisation terroriste soutenue par l’Iran.

« La premier attentat du Hezbollah contre un membre de l’U.E a été commis il y a 30 ans lorsque 58 soldats français furent tués par l’explosion d’une bombe à Beyrouth » a-t-il ajouté Harris. « Depuis une trentaine d’années,  le Hezbollah utilise ses membres pour recruter dans les pays européens, collecter des fonds et commanditer des attentats. Combien de preuves l’UE a-t-elle besoin pour voir la vraie nature du Hezbollah et enfin agir ? »

AMIR TAHERI : Le Hezbollah, complice d’une épuration ethnique en Syrie

13-1.1o029.taheri1-C---300x300Pendant 30 ans, le Hezbollah clamait que son armée avait pour seule mission de prendre Israël et de libérer les territoires musulmans. Toutefois, ses combattants sont désormais engagés dans une purification ethnique en Syrie.

Inutile de préciser que le Hezbollah alias « le parti de Dieu » n’a jamais affronté les israéliens sur un champ de bataille. Certes, il a commis des attentats terroristes sur des juifs en Europe ainsi qu’en Amérique Latine et a fait pleuvoir des roquettes contre Israël depuis leur cachette bien l’abris. Cependant, chaque fois que les troupes israéliennes arrivent sur le terrain, « les volontaires pour le martyr » s’échappent, se cachent dans les mosquées et dans les hôpitaux parmi les civils.

Quant à la « libération du territoire musulman », le Hezbollah n’a pas même réussi à conquérir assez de terre pour poser un tapis de prière.

Créée par la République islamique d’Iran, l’armée du Hezbollah a pour seul objectif de bafouer les libertés des libanais. Il est aussi impliqué dans de nombreuses attaques terroristes dans d’autres pays tels que l’Irak, le Bahreïn et le Yemen.

Récemment, le Hezbollah a encore un peu plus touché le fond en rejoignant l’escadron de la mort de Bachar Al-Assad.

En septembre dernier, quand je rappelais que le Hezbollah était en train de se battre en Syrie, ce dernier et ses maîtres à Téhéran ont lancé une campagne de désinformation. « Le Hezbollah n’aurait jamais tirer une balle contre les frères musulmans » martelé Al-Manar, la chaîne de télévision du parti.

Pourtant, les échos de l’implication du Hezbollah dans le massacre de civils en Syrie ont raisonné dans tout le Moyen-Orient. Même les médias libanais fonctionnement avec un pistolet sur la tempe nous apprend l’histoire et ce, d’une manière détournée.

Le subterfuge consiste à publier de brefs communiqués dans lequel on peut lire qu’« un guerrier saint » est « devenu un martyr » et qu’il a été enterré.  On ne sait ni comment, ni où, ce « guerrier saint » est devenu « un martyr » car la famille a pour ordre de ne pas dire les détails.

Cependant, des familles de « martyrs » commencent à briser le silence.

L’un des derniers « martyrs » est Ali Hussein Nassif dont le nom de guerre est Abu Abbas. Il est tombé le 2 mars à la tête d’un escadron du Hezbollah qui tentait d’apporter du soutien aux garnisons d‘Assad dans la région du Harmal près de la frontière libanaise.

Sept membres de l’équipe de Nassif sont morts et quatre blessés ont été transportés dans un hôpital du Hezbollah au Liban.  Le colonel de l’armée syrienne, Seyf Kanju, est également mort dans cet assaut.

Interviewé par Skype sous couvert de l’anonymat, un proche de Nassif parle de la « consternation » de la famille du défunt : « Nous pensions que le Hezbollah avait pour seul objectif de faire face à Israël » a-t-il déclaré. « Personne nous a dit que le parti formait des combattants pour renforcer l’armée de Assad et qu’il fallait combattre à leurs côtés. »

Des proches d’un autre « martyr », Hussein Muhammad Nazar, ont confirmé qu’il a été tué le 1er février pendant un opération du Hezbollah en Syrie.

Au moins, 21 autres membres du Hezbollah sont « devenus des martyrs » depuis septembre. La plupart des familles refusent de confirmer qu’ils sont morts en Syrie et que le Hezbollah est impliqué dans ce conflit.

Pourquoi le Hezbollah aide Assad ?

Certains disent qu’il s’agit d’une solidarité communautaire. Néanmoins, les partisans de Assad pratiquent la religion alaouite qui est considéré comme « ghulat » (déviante) par le courant dominant du Shiisme, qui est la religion du Hezbollah.

Mohsen Araki a même traité les alaouites d’« infidèles »

La décision du Hezbollah de se battre pour Assad ne pas non plus être expliquée pour des raisons idéologiques.

Le régime baasiste est une version arabe de fascisme laïciste qui est théoriquement en total contradiction avec le shiisme du Hezbollah.

Non, le Hezbollah est impliqué dans la guerre civile syrienne sur les ordres de Téhéran, où « le Guide suprême » iranien Ali Khamenei, a promis de ne pas laisser chuter Assad.

Téhéran espère que Assad survive ou déclenche le démentélement de la Syrie. Dans ce dernier cas, les alaouites pourraient essayer de former une mini-Etat entre les montagnes à l’ouest de Damas et la mer Méditerranée, où ils constituent une majorité.

Problème, ce repli nécessite la construction d’un passage entre le prétendu mini-Etat et le Liban afin de transporter des armes iraniennes au Hezbollah. Or la surface nécessaire pour le couloir est parsemée de villages où des musulmans sunnites sont opposés au régime de Assad.

Dès lors, depuis septembre, les forces de Assad ont essayé d’expulser ces sunnites et de les remplacer par des alaouites et des chiites libanais. Le Hezbollah donne donc un coup de main à ce régime sinistre et en paye le prix.

Une fois que les villages musulmans sunnites seront ethniquement nettoyés, la prochaine mission du Hezbollah se concentrera sur des villages comme Marmarita, Zeydal et Firuzah qui sont peuplés par des chrétiens, ainsi que des villages turkmènes ethniquement opposés à Assad, notamment Al-Samalil, Aqrab et Talaf.

Assad s’est embarqué dans un vaste crime contre l’humanité et le Hezbollah en est le complice.

Source : NYPost

AJC reçoit Matthew Levitt, Directeur en charge du Washington Institute.

Levitt_press_photoA l’invitation d’AJC France Monsieur Matthew Levitt, Directeur en charge des questions de terrorisme au Washington Institute, ancien officiel du F.B.I et du Département du Trésor américain sera à Paris les 14 et 15 mars prochain.

A cette occasion Matthew Levitt, considéré comme l’un des plus grands experts sur les questions sécuritaires au Moyen-Orient et de terrorisme partagera son analyse et son expertise sur la question du Hezbollah avec de nombreux parlementaires, journalistes, chercheurs et responsables du gouvernement français.

« Nous sommes honorés de recevoir Monsieur Matthew Levitt et ravis de pouvoir faire partager son expertise et sa vision sur un sujet aussi important que celui du Hezbollah qui représente une menace pour la sécurité du Proche-Orient et de l’Europe et ce, en particulier depuis l’attentat en Bulgarie.  L’AJC mène depuis plusieurs mois une campagne pour que le Hezbollah soit inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne et nous sommes convaincus que l’expertise de Monsieur Levitt sera particulièrement utile pour expliquer et approfondir cette approche » a déclaré Simone Rodan-Benzaquen, Directrice de l’AJC France.

#1 Hezbollah

Monsieur Levitt, qui a consacré sa vie à la lutte contre le terrorisme et à la lutte contre l’extrémisme violent, publiera très prochainement un livre intitulé « Hezbollah: The Global Footprint of the Party of God », fruit de plus d’une décennie de travail sur le sujet.

The National Post – Matthew Levitt : « La clémence européenne à l’égard du Hezbollah »

A demonstrator holds a poster displayingCette semaine, le Premier Ministre Stephen Harper accueillera son homologue français, Jean-Marc Ayrault, qui fera sa première visite au Canada depuis sa prise de fonction en mai dernier. Leur entretien sera l’occasion pour Ottawa d’informer Paris sur la manière de procéder avec le Hezbollah.

Le Hezbollah a plusieurs fois tenté de fournir un appui financier et logistique depuis le Canada. Heureusement, les autorités et les services de renseignements canadiens ont pris la menace très au sérieux.

Le Canada a banni le Hezbollah en 2002 ce qui n’est pas le cas de la France et de l’Union européenne. En effet, la France reste ardemment opposée à interdire le Hezbollah de son territoire.

Cependant, les récents évènements en Europe pourraient faire changer la donne. Les conclusions du rapport Bulgare ont démontré que le Hezbollah était le responsable de l’attentat de Bourgas en juillet dernier qui a couté la vie à 5 israéliens et au chauffeur bulgare.

Le Hezbollah est actif en Europe depuis sa fondation dans les années 80 et est engagé dans une longue série d’attentats sur le continent européen. Mais pendant que ce dernier continuait à lever des fonds, fournissait des armes et un appui logistique depuis l’Europe pour d’autres attaques, cela faisait des années qu’aucun attentat n’avait été commis sur le sol européen. Cela a été chose faite avec l’attentat de Bourgas en 2012.

Pendant ce temps, à Chypre, la police a arrêté un homme suspecté d’être un membre du Hezbollah qui collectait des informations sur des touristes israéliens arrivés à Chypre dans des conditions  tristement semblables que les six personnes assassinées quelques jours plus tôt en Bulgarie.  Le suspect a d’abord nié les liens qu’on lui prêtait avec l’organisation terroriste, mais a finalement avoué appartenir au Hezbollah.

Avant de l’envoyer en mission à Chypre, le Hezbollah l’avait utilisé comme coursier, délivrant les messages aux autres membres du Hezbollah en place en Turquie, aux Pays-Bas et en France.

Ce que fait le Hezbollah en Europe n’est pas surprenant. Le Hezbollah a maintenu des réseaux en Europe pendant plus de 30 ans.

En effet, la première attaque recensée du Hezbollah fut en 1983 – la même année, le Hezbollah bombardait les troupes françaises, italiennes et américaines à Beyrouth – quand l’organisation du Jihad islamique du Hezbollah clamait sa responsabilité pour les bombes placées dans un gare à bord du train Paris-Marseille.

Ont suivi par la suite en 1984 le détournement du vol TWA 847 en provenance d’Athènes vers Rome et l’arrestation à Zurich d’un membre du Hezbollah qui portait des explosifs dans une ceinture de tissu autour de sa taille. Ce dernier était en route pour Rome où deux semaines plus tard les autorités italiennes démantèleront une cellule terroriste du Hezbollah.

L’année 1985 à quant à elle était le théâtre d’attentats en Espagne, en France et au Danemark.

Entre décembre 1985 et septembre 1986, le Hezbollah a utilisé des noms de couverture pour bombarder 15 cibles à Paris. La cellule parisienne fut démantelée seulement après que les autorités allemandes aient stoppé Mohammad Ali Hamadi – un des preneurs d’otages de l’avion de la TWA – qui fut arrêté à l’aéroport de Francfort transportant des explosifs pour Paris.

Plusieurs arrestations ont suivi en Allemagne et notamment l’arrestation de Bassem Makki en 1989 qui préparait une attaque contre les intérêts américains et israéliens sur le sol allemand.

Au cours des prochaines années, des membres du Hezbollah et des tueurs à gages iraniens ont assassiné des dissidents au régime iranien à travers l’Europe.

Dans les années 90, le Hezbollah fonda une unité spéciale, l’unité 1800, qui s’engagea à aider les groupes terroristes palestiniens en infiltrant ses propres membres en Israël pour recueillir des renseignements et commettre des attentats terroristes à l’intérieur des frontières d’Israël.

Le Hezbollah a infiltré quelques membres en Israël à travers l’Asie du Sud mais l’Europe demeurait la porte d’entrée préférée pour Israël.

Des membres, tel que Hussein Mikdad, qui étaient des citoyens libanais voyageaient avec des faux documents.

D’autres, tel que Stéphane Smyrek, un allemand converti à l’Islam, ou Jihad Shuman, citoyen britannique, voyageaient vers Israël à travers l’Europe avec leurs passeports européens.

Plus récemment, une enquête du FBI a révélé que le Hezbollah faisait appel à des faussaires pour contrefaire de la monnaie. Une autre enquête a révélé que le Hezbollah prévoyait de blanchir le fruit des ses vols commis autour du monde et notamment plus de 2 M $ de Couronnes suédoises volées.

Une autre affaire concernait une  citoyen libano-allemand qui utilisait son entreprise d’import-export slovaque pour se procurer des armes, notamment des lance-roquettes anti-aériens, pour le Hezbollah.

Etant donné que le Hezbollah a une longue et sordide histoire en Europe, et que ce dernier continue ses opérations terroristes en Europe, que faut-il à l’Union Européenne pour l’inscrire sur la liste des organisations terroristes ?

L’été dernier, le Premier Ministre chypriote a promis que « s’il y avait des preuves tangibles que le Hezbollah se livrait à des actes terroristes, l’Union Européenne devrait sérieusement envisager de l’inscrire sur la liste des organisations terroristes ».

Maintenant, les preuves sont là : les terroristes de Bourgas ont voyagé par la Roumanie et la Pologne et l’accusé de Chypre à travers la France et les Pays-Bas.

Pourtant contrairement aux Pays-Bas et au Canada, qui ont désigné le Hezbollah comme une organisation terroriste et ont contrecarré leurs activités terroristes, la France, en ne suivant pas l’exemple, protège de manière efficace toute action significative européenne.

Peut-être que M. Harper aura l’occasion de convaincre  son homologue français sur cette importante question.

Par Matthew Levitt – Direction en charge des questions terroristes du Washington Institute.

Source : The National Post

 

AJC exhorte l’UE de répondre à l’appel des Pays-Bas d’agir contre le Hezbollah

26 février 2013 – New York – AJC a salué les Pays-Bas pour ses efforts visant à convaincre les 27 membres de l’Union européenne à ajouter le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne. Les Pays-Bas ont quant à eux placé le Hezbollah sur la liste nationale des organisations terroristes depuis 2004.

Le nouvel élan vient à la suite du rapport rendu par les autorités bulgares le 5 février dernier désignant clairement le Hezbollah comme responsable pour  l’attentat mortel de Burgas en Juillet dernier. «C’est la première fois qu’un Etat membre de l’UE établi que le Hezbollah est coupable d’une attaque terroriste sur le territoire de l’UE, » a déclaré ce lundi le Ministre des Affaires étrangères hollandais Frans Timmermans. « Le Hezbollah est une organisation terroriste».

« Nous félicitons les Pays-Bas pour leur clarté morale et leur courage politique », a déclaré le Directeur exécutif  d’AJC David Harris. «Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, poursuivra sa mission terroriste, y compris la collecte de fonds, le recrutement et la planification, en Europe, comme il l’a fait au Proche-Orient et en Amérique du Sud, à moins que des mesures claires et concrètes soient prises. Pourquoi l’UE tergiverse-t-elle? « 

L’ajout du groupe sur la liste des organisations terroristes de l’UE permettrait de renforcer la capacité des pays membres à poursuivre le Hezbollah en Europe et les institutions européennes utilisées pour la transmission de fonds.

En plus de l’enquête bulgare, à Chypre, le procès d’un membre du Hezbollah capturé a révélé des détails surprenants sur les tactiques et efforts de l’organisation terroriste en Europe. Dans son témoignage étrangement similaire à ce qui s’est passé à Burgas, l’opérateur a décrit comment il a retracé ses vols en provenance d’Israël.

« L’hésitation européenne à placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes est tout simplement inexcusable, surtout après Burgas et Chypre», a déclaré M. Harris. « Les ministres de l’UE doivent maintenant prendre les mesures nécessaires contre le Hezbollah. »

February 26, 2013 — New York — AJC praised the Netherlands for its efforts to convince the 27-member European Union to add Hezbollah to the Brussels-based group’s terrorism list. The Netherlands first declared Hezbollah a terrorist organization in 2004.

The new push comes following Bulgaria’s Feb. 5 report that found Hezbollah responsible for the deadly terror attack at Burgas last July. “This is the first time that an EU member state has established that Hezbollah is guilty of a terrorist attack on EU territory,” Dutch Foreign Minister Frans Timmermans said Monday. “Hezbollah is a terrorist organization.”

“Bravo to Holland for its moral clarity and political courage,” said AJC Executive Director David Harris. “Hezbollah, backed by Iran, will continue its terrorist mission, including fundraising, recruitment and planning, in Europe, as it has done in the Middle East and South America, unless clear, concrete action is taken. Why is the EU dithering?”

Adding the group to the EU terrorism list would strengthen the ability of member countries to pursue Hezbollah operations in Europe and those European institutions used for transmitting funds.

In addition to Bulgaria’s investigation, the trial in Cyprus of a captured Hezbollah operative has revealed startling details about the tactics of the terrorist organization’s efforts in Europe. In testimony eerily similar to what happened in Burgas, the operative described how he tracked incoming flights from Israel.

“EU hesitation on Hezbollah is simply inexcusable, especially after Burgas and Cyprus, but, in reality, following a much longer record of terrorist attacks against EU interests around the world,” said Harris. “EU ministers should now take the steps so clearly overdue, and so much needed, against Hezbollah.”

Tribune dans le Huffington Post: Le Hezbollah doit être placé sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne

« La France se devait de combattre le terrorisme« . C’est ainsi que le Président Hollande a justifié à juste titre l’intervention française au Mali dans son discours prononcé face au peuple malien le 2 février dernier.

« Il n’y a aucune impunité pour les terroristes et il n’y en aura pas (…) Face au terrorisme, il faut être implacable ». Ces mots sont ceux de Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères. Ils ne laissent que peu de place à l’interprétation.

Oui, le mandat du président Hollande est, et sera placé sous le signe de la lutte anti terroriste. La France n’a effectivement plus le choix et ce combat contre le terrorisme lui est imposé.
En conséquence, la France a décidé d’adopter une doctrine claire pour traiter cette menace : l’intransigeance ! Effectivement le Président Hollande a agi avec détermination au Mali. Aussi, grâce à l’action de son ministre Manuel Valls, le gouvernement a également décidé d’agir avec fermeté contre le terrorisme sur le sol français, en traquant et en expulsant ceux qui essaient d’inciter à la violence et à la haine.

L’été dernier, un pays membre de l’Union européenne a été frappé par un attentat terroriste. Ce pays c’est la Bulgarie, cet attentat c’est celui de Burgas.

Après plus de six mois d’enquête approfondie les conclusions du rapport ont été rendues le 5 février. Les autorités bulgares ont clairement identifié le Hezbollah comme commanditaire et organisateur de l’horreur de Burgas.

Aujourd’hui la France se doit de demander à ce que le Hezbollah soit placé sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, par fermeté envers le terrorisme, mais aussi par solidarité avec un autre pays européen.

Des pays comme les Etats Unis ou les Pays Bas ont déjà pris acte du fait que le Hezbollah est une entité qui alimente allègrement une idéologie destructrice, et l’ont placé sans état d’âme sur la liste déjà longue des organisations terroristes. Le Royaume Uni a quant à lui décidé de faire une distinction et de placer uniquement la branche militaire sur la liste des organisations terroristes nationale.

Les raisons ne manquent pas pour agir dans ce sens. Il ne faut pas oublier que le Hezbollah fut le premier à introduire la pratique de l’attentat suicide au Moyen-Orient, qu’il a maintes fois utilisée contre des cibles civiles, politiques et militaires, tant en Israël, que dans des pays arabes et à travers le monde. Le Hezbollah a kidnappé des étrangers et les a détenus en otage pendant des années dans des conditions des plus dégradantes. Le Hezbollah entretient des liens étroits avec d’autres organisations terroristes infiltrées en réseaux. Le Hezbollah travaille en étroite collaboration avec les cartels de la drogue afin de financer ses besoins terroristes. Le Hezbollah est le relais privilégié des Etats voyous, et l’Iran et la Syrie sont ses premiers parrains « officiels ». Ils l’hébergent, le financent et forment ses cadres. Le régime syrien a directement fourni des armes et ce en facilitant l’acheminement sur son territoire à destination du Liban où le Hezbollah a établi ses bases de façon hégémonique. On sait qu’en échange, le Hezbollah a appuyé le régime syrien de Bashar Al Assad en lui fournissant un soutien actif dans cette guerre qui n’en finit plus de laminer son peuple. Les rebelles syriens ont longtemps accusé le Hezbollah de fournir une assistance stratégique et l’envoi de combattants pour soutenir les forces du régime. En Juin 2011, les slogans des manifestations de rues syriennes étaient aussi bien contre la dictature du président Assad que contre les exactions du Hezbollah.

La France qui partage une histoire étroite avec le Liban est soucieuse du maintien d’une certaine stabilité politique dans ce pays déchiré entre les différentes confessions, factions et clans rivaux.
Cependant la France doit se faire un point d’honneur, dans ses relations profondes et historiques avec le Liban, à défendre avec une détermination sans faille ses valeurs ainsi que l’indépendance de ce pays ami.

L’Union Européenne va devoir réagir, et la France est attendue par ses partenaires européens pour mettre en cohérence ses engagements courageux. Pour différentes raisons, la France a jusqu’à présent refusé de condamner sans appel le Hezbollah et placer cette nébuleuse sur la liste des organisations terroristes, la privant ainsi de subventions, d’aides et de liberté de circulation. Les récentes déclarations du Président de la République et de son ministre des Affaires Etrangères vont, je l’espère dans le sens d’une décision attendue pour combattre sans retenue le terrorisme en général et le Hezbollah en particulier. Il est temps pour la France de demander sans plus attendre à l’Union Européenne de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.

Visite d’une délégation de hauts dignitaires de l’AJC en France

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5 février 2013 – Paris – La délégation du comité exécutif de l’AJC a conclu une visite de trois jours à Paris après des étapes à Amman, Athènes, Jérusalem, Ramallah et Berlin.

Parmi les faits marquants de la visite étaient les réunions avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas, le Conseiller diplomatique du Président François Hollande, Paul Jean-Ortiz, et le Président du parti d’opposition (UMP), Jean-François Copé. Ces entretiens ont permis à l’ensemble de la délégation d’échanger avec les responsables français sur les prérogatives de l’AJC.

En outre, la délégation de 20 personnes, dirigé par le Président de l’AJC Robert Elman et le directeur exécutif d’AJC David Harris, a rencontré l’ancien président Nicolas Sarkozy et séparément Monsieur Jean-David Levitte, qui a servi comme conseiller diplomatique du Président et Sherpa.

La délégation s’est également entretenue avec l’ambassadeur français pour les droits de l’Homme, François Zimeray, l’Ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO, Nimrod Barkan, et l’ambassadeur américain auprès de l’UNESCO, David Killion. L’UNESCO a également accueilli le groupe à son siège pour un déjeuner.

Enfin, la délégation a rencontré les dirigeants juifs français, parmi lesquels Richard Prasquier, le président du CRIF, et le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim. La délégation a été accueillie par Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy, lors d’un dîner spécial œcuménique auquel ont assisté le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, des représentants politiques, plus de 150 imams, le clergé chrétien et les représentants des organisations juives françaises.

À Drancy, la délégation de l’AJC a également visité le mémorial et le musée, dédié à la mémoire des Juifs de France déportés vers les camps de concentration en provenance de la banlieue parisienne.

«Il y a près de 100 ans des dirigeants de l’AJC sont venus pour la première fois en France, à l’époque de la Conférence de la paix de Paris, et ont établi un bureau à Paris peu de temps après la Seconde Guerre mondiale », a déclaré le Directeur exécutif de l’AJC David Harris, récipiendaire de la Légion d’honneur française. « Nous avons toujours considéré la France comme un pays d’une grande importance dans le monde et pour les juifs ».

« Pilier de l’Europe, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, abritant la troisième plus grande communauté juive au monde (et la plus grande communauté juive en Europe), acteur majeur au Moyen-Orient et Afrique du Nord, la France a toujours occupé une place prioritaire dans l’action de l’AJC. En effet, notre relation de longue date et de grande envergure avec la France et de ses institutions clés est tout à fait unique dans le monde juif.  »

Lors de cette visite, la délégation AJC a axé ses débats sur plusieurs questions importantes, y compris sur les ambitions nucléaires de l’Iran (la France est membre du P5 +1); les bouleversements dans le monde arabe et les implications pour la sécurité régionale, le Hezbollah et la liste des organisations terroristes de l’UE; et le bien-être de la communauté juive française, en particulier dans le contexte des récentes attaques antisémites de Toulouse et de Sarcelles.

« Comme toujours, nous avons été reçus chaleureusement, avons eu des discussions productives et profondes. Le bureau français de l’AJC est prioritaire pour nous et une délégation sera bientôt de retour à Paris, » a ajouté David Harris.

AJC France est dirigé par Simone Rodan-Benzaquen.

AJC appelle au gouvernement français et à l’Union Européenne d’inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes

Après plusieurs mois d’enquête, le gouvernement bulgare a conclu aujourd’hui que la branche militaire du Hezbollah est responsable de l’attaque terroriste du 18 juillet dernier à Burgas qui a couté la vie à 6 personnes et en a blessé plus de 30. AJC demande aujourd’hui à la France et à l’ensemble de l’Union Européenne de prendre ses responsabilités en inscrivant le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union Européenne.
Une délégation de l’AJC vient juste d’achever un cycle de rencontres avec des responsables européens et notamment français. C’est lors de ces rencontres que l’AJC a demandé aux différents représentants du gouvernement français  comme Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères, Manuel Valls, Ministre l’intérieur, René-Pierre Lemas,  Secrétaire Général Elysée et Paul Jean-Ortiz, conseiller diplomatique du Président de considérer une action commune de l’Union Européenne contre le Hezbollah.
« Le terrorisme est une grave menace pour l’Europe et ses alliés. Le Président François Hollande et son gouvernement  ont promis une mobilisation totale face au terrorisme. C’est cette détermination qui a poussé la France à intervenir courageusement en apportant son aide aux populations du Mali et à poursuivre sans relâche les réseaux terroristes sur le sol français.  Cette détermination devrait également aujourd’hui inciter la France à être résolue à prendre des mesures claires contre le Hezbollah et à exprimer sa solidarité envers un autre pays membre de l’Union Européenne, la Bulgarie,  frappée par cet acte terroriste hideux »  a déclaré Simone Rodan-Benzaquen, directrice du bureau français de l’American Jewish Commitee.
Le Hezbollah est la quintessence de l’organisation terroriste internationale. Il fut le premier à introduire la pratique de l’attentat suicide au Moyen-Orient, qu’il a maintes fois utilisé contre des cibles militaires et civiles, tant dans la région qu’à travers le monde.
« L’inscription du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne pourrait permettre le gel de leurs avoirs, la restriction de collecte de fonds et l’interdiction de voyage de leurs dirigeants et ainsi nuire à leur capacité de commettre de nouveau des actes  de terreur » a déclaré Simone Rodan-Benzaquen.

New U.S. Steps Against Hezbollah; AJC Urges European Union to Act

August 11, 2012 — New York — U.S. designation of Hezbollah as a primary supporter of the Assad regime’s brutality “is another important step in efforts to confront the murderous Syrian regime,” said David Harris, executive director of AJC, the global advocacy organization.

The U.S. government announced the new designation of Hezbollah in a conference call with reporters.

Ambassador Daniel Benjamin, the State Department’s Coordinator for Counterterrorism, one of the U.S. officials announcing the new designation, said “it serves the very, very important purpose of making clear to parties around the world – both domestically and internationally – the true nature of Hezbollah’s activities.”

The U.S designation states that Hezbollah has been training Syrian government personnel inside Syria, facilitating training of regime forces by Iranian Revolutionary Guards, and actively helping to expel Syrian opposition forces from some areas of Syria.

“Hezbollah’s actions in Syria are particularly egregious, extending and prolonging this deadly conflict,” said Ambassador Benjamin.

“The Syrian people are suffering and dying at the hands of this unholy alliance of Hezbollah, Iran and the Assad regime,” said Harris. “State terrorism at its worst is playing out on the streets of Aleppo, Damascus and many other Syrian cities and towns.”

The U.S. designated Hezbollah as a terrorist organization in 1999. Canada, the United Kingdom and Israel have similarly labelled the group.

Several years ago, an attempt to secure European Union designation came close, but ultimately failed because a few European leaders maintained that Hezbollah, with representatives in the Lebanese Cabinet and Parliament, was a « legitimate » political organization.

“Serving at the highest levels of a government does not ipso facto legitimize a terrorist organization,” said Harris. “Hezbollah should not be allowed to have it both ways — on the one hand, maintain its own militia and global terrorist apparatus, while, on the other hand, being recognized as a legitimate political force. »

Hezbollah, created with Iran’s aid nearly 30 years ago, is one of the world’s most dangerous terrorist organizations with a record of deadly attacks and foiled attempts in Latin America, Europe and the Middle East. Most recently, Hezbollah has been implicated in terrorist plots in two EU countries — Bulgaria and Cyprus — as well as in other attempts from Kenya to Thailand.”

AJC last week sent letters to the foreign ministers of all 27 EU member states, the first step in a renewed campaign to encourage the EU to formally designate Hezbollah as a terrorist organization.

“European nations should be among the very first to understand the true nature of Hezbollah and the regional and global threat it continues to pose,” said Harris. “It’s deadly involvement in Syria, as underscored by the new U.S. designation, only further underscores the point.”