L’Europe et les génocides : le cas français – Enquête réalisée par l’Ifop, pour AJC Paris, la Fondation Jean Jaurès, la FEPS et la Dilcrah

En novembre 2018, CNN publiait un sondage selon lequel 21% des Français de 18 à 24 ans n’avaient jamais entendu parler de la Shoah, un chiffre particulièrement élevé parmi les populations européennes sondées[1]. Un mois plus tard, l’Ifop en partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, AJC Paris, la FEPS et la Dilcrah mesure un niveau similaire de méconnaissance du génocide des Juifs au sein de cette catégorie de la population française (21% chez les 18-24 ans, contre 10% chez l’ensemble des Français). Malgré le devoir de mémoire, malgré l’enseignement de l’Holocauste à l’école, malgré les commémorations annuelles, près d’un quart des jeunes Français déclare ne pas avoir entendu parler du génocide des Juifs. Même si le niveau de connaissance dans l’ensemble de la population est élevé (90%), les résultats obtenus auprès des jeunes interrogent : comment expliquer ce déficit de connaissance ? Quelles conséquences cette lacune a-t-elle sur leurs perceptions des Juifs en France aujourd’hui ?

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Désignation de Jean François Jalkh comme nouveau patron par intérim du FN : AJC stupéfait

Nous n’oublions pas que M. Jalkh a participé en 1991 aux côtés de Jean Marie Le Pen à une messe célébrée en l’église Saint Nicolas du Chardonnet en l’honneur du quarantième anniversaire de la mort du maréchal Pétain, cérémonie visant selon l’évêque intégriste qui a dirigé l’office à « continuer à œuvrer pour la restitution de l’honneur outragé du Maréchal Pétain ».
Nous n’oublions pas que M.Jalkh a considéré en 2000 qu’il était « d’un point de vue technique impossible d’utiliser le Zyklon B dans des exterminations de masse » comme dans les camps d’extermination nazis.

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AJC est profondément préoccupé par la faiblesse du rapport du Parlement Européen sur l’Iran

1Bruxelles – 6 octobre 2016 – AJC est profondément préoccupé par l’absence de critique ou la seule évocation de la propagande antisémite de Téhéran et des appels répétés à la destruction d’Israël dans le rapport sur l’Iran de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. Le rapport n’aborde pas de front les terribles violations des Droits de l’Homme par l’Iran ou encore les dangereuses positions de politique étrangère comme le soutien largement critiquable à la guerre brutale de Bachar al-Assad à l’encontre de sa propre population ou le soutien au terrorisme international.

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Yom HaShoah – « Nous nous souvenons »

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Dans la tradition juive, il nous est ordonné de se rappeler (zachor) et de ne pas oublier (Lo Tishkach).

Cette semaine, nous commémorons Yom HaShoah, la Journée de commémoration de l’Holocauste.

En cette occasion solennelle, 68 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous nous souvenons des six millions de martyrs Juifs, dont 1,5 millions d’enfants qui ont été exterminés lors de l’holocauste.

Nous nous souvenons pas seulement de leurs morts tragiques mais aussi de leurs brillantes vies : ils étaient des commerçants, des artisans, des scientifiques, des auteurs, des enseignants, des élèves, mais aussi des parents, des enfants, des maris et des épouses.

Nous nous souvenons des communautés juives qui ont été détruites à Salonique en Grèce et à Vilnius, en Lituanie.

Nous nous souvenons de la pente glissante qui a débuté avec les élucubrations d’un être obscur, d’origine autrichienne, antisémite nommé Adolf Hitler qui, en l’espace de moins de 15 ans, a eu un contrôle absolu sur l’Allemagne.

Nous nous souvenons de l’éclosion de l’antisémitisme sur le terrain fertile européen cultivé depuis des siècles par des voix culturelles, politiques et religieuses créant un climat bien trop réceptif à l’objectif nazi qui est d’éliminer le peuple juif.

Nous nous souvenons du courage du Danemark, de l’Albanie, de la Bulgarie et de la Finlande et de leurs efforts extraordinaires afin de protéger leurs propres communautés juives.

Nous nous souvenons du courage des milliers de personnes qui ont risqué leur propre vie afin que d’autres puissent vivre.

Nous nous souvenons des millions de non-Juifs Polonais, de Russes, de Roms mais aussi des handicapés, des opposants politiques et des homosexuels assassinés sous-l’assaut continu nazi.

Nous nous souvenons des vaillants soldats des nations alliés qui ont versé leur sang pour pouvoir vaincre le IIIe Reich.

Nous nous souvenons des survivants des camps de la mort qui, après avoir enduré des souffrances inimaginables et qui par leur incroyable courage, nous ont insufflé la volonté de vivre.

Nous nous souvenons de l’absence d’un Etat d’Israël pendant ces années de guerre, un Etat d’Israël qui, s’il avait existé, aurait servi de refuge alors que si peu de pays étaient prêts à accepter des réfugiés juifs.

Nous n’oublierons jamais ceux qui ont sauvé même une seule vie. Comme il est écrit dans le Talmud: «Celui qui sauve une vie a sauvé le monde. »

Nous n’oublierons jamais l’importance de se dresser contre l’intolérance à chaque fois et partout où elle se produit.

Nous n’oublierons jamais le lien indéfectible et sacré qu’il existe entre la démocratie, la primauté du droit et la protection des droits de l’homme.

Nous n’oublierons jamais la vision prophétique d’un monde de justice, d’harmonie et de paix.

Et, nous n’oublierons jamais que chacun de nous, par de petits ou grands gestes, peut contribuer à nous rapprocher de la réalisation de cette vision prophétique.