AJC est consternée par la fin de l’embargo sur les armes en Iran

15 octobre 2020, New York – L’American Jewish Committee, critiquant l’échec du Conseil de sécurité de l’ONU à prolonger l’embargo international sur les armes à destination de l’Iran, a proclamé dimanche 18 octobre « un jour profondément triste et dangereux pour la sécurité mondiale ». 

« Grâce à l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU, à partir du 18 octobre, l’Iran sera libre d’acheter et de vendre légalement des armes conventionnelles sans violer le JCPOA (accord nucléaire iranien de 2015) ou les restrictions de l’ONU », a déclaré le CEO de l’AJC, David Harris. « Il ne fait aucun doute que les voisins de l’Iran et les pays situés bien au-delà du Moyen-Orient subiront les conséquences de l’échec abject du Conseil de sécurité à dénoncer la véritable nature du régime de Téhéran et à l’endiguer ». 

Dans le cadre du JCPOA, l’embargo sur les armes, imposé pour la première fois en 2007, prendra fin le 18 octobre 2020.  

Une proposition américaine visant à prolonger l’embargo a été rejetée par le Conseil de sécurité le 14 août. Seule la République Dominicaine a voté avec les États-Unis en faveur de la mesure, tandis que la Russie et la Chine ont voté contre et que 11 pays, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne, se sont abstenus. 

« La Chine et la Russie sont maintenant très heureuses. Ces deux pays n’auront aucune hésitation ou scrupule à vendre ouvertement des armes à l’Iran », a déclaré M. Harris, ajoutant que « la Corée du Nord, le Venezuela et la Turquie sont tout aussi joyeux ». 

« La tragique réalité est que l’Iran aujourd’hui, malgré des défis économiques majeurs, est plus dangereux que jamais en tant qu’acteur régional et mondial », a déclaré M. Harris. « Les tentacules de l’Iran sont implantées en Irak, en Syrie, au Liban et à Gaza, elles essaient de s’introduire en Cisjordanie, soit directement, soit par son mandataire terroriste, le Hezbollah. Elles sont très actives en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique latine, et tentent continuellement d’entrer aux États-Unis ». 

AJC réagit au retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA)

8 mai 2018 – New York – Le directeur exécutif d’AJC David Harris réagissant à l’annonce faite par le Président Trump du retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, a fait la déclaration suivante :

Lorsque la signature du JCPOA a été annoncée le 14 juillet 2015, AJC a passé trois semaines à étudier l’accord, a rencontré une série d’officiels de haut niveau américains, européens et du Moyen-Orient, et s’est engagé dans une discussion interne très minutieuse. Ceci est par ailleurs à replacer dans le contexte d’un engagement d’AJC depuis près de deux décennies pour lutter contre la montée de la menace iranienne, menant des discussions innombrables de Beijing à Berlin, de Tokyo à Paris, de New Delhi à Bruxelles, de Washington aux Nations-Unies et bien au-delà.

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AJC est profondément préoccupé par la faiblesse du rapport du Parlement Européen sur l’Iran

1Bruxelles – 6 octobre 2016 – AJC est profondément préoccupé par l’absence de critique ou la seule évocation de la propagande antisémite de Téhéran et des appels répétés à la destruction d’Israël dans le rapport sur l’Iran de la Commission des affaires étrangères du Parlement européen. Le rapport n’aborde pas de front les terribles violations des Droits de l’Homme par l’Iran ou encore les dangereuses positions de politique étrangère comme le soutien largement critiquable à la guerre brutale de Bachar al-Assad à l’encontre de sa propre population ou le soutien au terrorisme international.

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