AJC interpelle le Secrétaire Général de l’ONU sur le parti pris des Nations Unies contre Israël.

534988_10152166083099408_1424007245_nNew-York – 23 août 2013 –  En réponse à la surprenante déclaration du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon qui a déclaré « Non, je ne pense pas qu’il y ait une discrimination contre Israël à l’ONU », David Harris, Directeur exécutif d’AJC a répondu publiquement de la manière suivante.

Avec tout le respect que j’ai pour vous, Monsieur le Secrétaire Général, il y a une discrimination depuis longtemps contre Israël.

Pour commencer :

–       Israël est le seul Etat membre de l’ONU qui a été menacé d’annihilation par un autre Etat membre de l’ONU : l’Iran, dont ce dernier n’a souffert d’aucune sanction de la part d’un organisme mondial consacré à la poursuite de la paix et de la sécurité

–       Israël est le seul pays qui n’est pas inclus en tant que membre permanent de l’un des cinq plus importants groupes régionaux, qui déterminent l’appartenance aux organes principaux des Nations Unies.  Israël est membre temporaire du Groupe des États occidentaux et autres États (WEOG) à New-York et n’a pas de statut à Genève, alors qu’il est exclu de sa zone naturelle, le groupe asiatique.

–       Israël est le seul Etat membre de l’ONU avec un ordre du jour permanent qui lui est consacré au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

–       Israël est la cible de plus de la moitié des résolutions du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, alors que de nombreux états qui ne respectent pas les Droits de l’Homme s’en tirent, littéralement en assassinant librement, par exemple.

–        Israël est le seul pays soumis à une batterie de résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU chaque année et indépendamment des faits sur le terrain.

–       Les Palestiniens sont la seule « population de réfugiés » dans le monde qui n’est pas couvert par l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR). Au contraire, ils ont leur propre agence : l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

–       Parlant de l’UNRWA, la définition d’un réfugié Palestinien est totalement différente de toute autre réfugié dans le monde. Les réfugiés palestiniens et « tous » leurs descendants sans limite sont inclus dans la définition de l’UNRWA.

–       Pour l’UNRWA, contrairement à l’UNHCR, le but n’est pas de réinstaller les réfugiés, mais plutôt de les garder dans les limbes instables et, oui, en colère. Dès 1951, lorsque John Blanford, le directeur de l’UNRWA à l’époque, a proposé de réinstaller jusqu’à 250.000 réfugiés dans les pays arabes, ces pays ont refusé, ce qui conduit à sa démission. Le message est passé. Aucun fonctionnaire de l’ONU n’a depuis pris la même initiative.

–       Et que penser des nombreuses commissions permanentes de l’ONU : le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien ; le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien ; La Division des droits des Palestiniens au sein du Département des Affaires Politiques de l’ONU et la nomination d’un rapporteur spécial à Genève. Toutes ces commissions ne sont-elles pas vouées de manière permanente à supporter la cause palestinienne et à diaboliser Israël ? Il y a t-il quelque chose de comparable aux Nations Unies pour un autre état dans le monde ?

La liste, je le regrette, continue.

Il y a certainement discrimination contre Israël à l’ONU – que vous-même avez reconnu, publiquement et en privé, par le passé. C’est une violation de la très noble Charte des Nations Unies, qui assure l’égalité des droits de tous les Etats membres, grands comme petits.

Monsieur le Secrétaire Général, en tant qu’organisation dont le lien à l’ONU a commencé à la conférence à San Francisco en 1945, nous comptons sur votre voix et votre intégrité morale, pour condamner la systémique singulière et le traitement injuste à l’égard d’Israël, un état membre de l’ONU en règle depuis 1949.

Tribune: Terra Nova en terre nouvelle de la pensée unique

En juin dernier, la France et la Gauche perdaient un de ses plus grands penseurs et plus grands espoirs. Olivier Ferrand, visionnaire progressiste imposait et s’imposait l’ouverture d’esprit, la pluralité et ce dans un souci d’exhaustivité. L’objectif premier de Terra Nova n’était pas seulement une influence idéologique mais la réappropriation du débat d’idées à gauche. Donner la parole à des points de vues divers, offrir à tous les courants de la gauche et au delà la possibilité de s’exprimer étaient l’essence même de Terra Nova. C’était un vrai think tank, c’est à dire une boite à idées et non l’apologie de la pensée unique.

J’ai eu la chance de connaître Olivier et de collaborer avec lui à plusieurs reprises. Il ne craignait pas de travailler avec une organisation juive américaine, et ce malgré quelques critiques. Il comprenait que l’AJC était une organisation qui cherchait avant tout le dialogue et la confrontation d’idées. Nous avions des projets ensemble comme mettre autour de la table juifs et musulmans pour réfléchir ensemble aux solutions concrètes pour un vivre ensemble plus apaisé ou encore inviter des intervenants israéliens et palestiniens ici en France.

En juin nous avions organisé ensemble au Sénat un colloque sur le danger que peut représenter la prolifération du nucléaire iranien à des fins militaires. Quelques uns nous avaient reproché à l’époque d’être « clivés », et pourtant des représentants du gouvernement français et géo-politologues divers étaient présent autour de la table, offrant à chacun la possibilité de s’exprimer.

Tous ceux qui étaient présents savent que le débat était vif, argumenté et divers.

Quelques mois plus tard, nous avons pu participer à un colloque qui n’a plus rien avoir avec l’ouverture d’esprit que caractérisait Terra Nova auparavant. L’intitulé même du colloque qui a eu lieu hier le 5 décembre à la Bellevilloise « Palestine à l’ONU : un statut d’État non membre suffit-il ? » orientait déjà dés le départ de manière explicite la teneur de ce dernier. En conséquence nous avons assisté à une multitude d’opinions semblables, militantes et non à un débat. On pouvait entendre des choses comme: » Il y a une mafia a la tête de l’état d’Israël qui controle les médias a travers le monde, « Israël est un pays colonial » ou encore « chacun qui achète quelque chose d’une colonie israélienne se rend complice de la misère d’un enfant palestinien ».

On est loin de l’époque où Terra Nova laissait la place à des points de vues opposés sur la question, en témoigne les notes de Terranova avant l’Assemblée Générale des Nations Unis l’année dernière. Le choix des intervenants cette-fois-ci à ce débat a transformé ce dernier non en débat mais bien en tribune partisane, acquise à une cause. Sans vouloir jouer sur les mots et pinailler pour des problèmes de formules j’en reviens donc à ce qui était et ce qui devrait continuer d’être l’essence même de Terra Nova, celle d’un think tank progressiste créé dans le soucis d’améliorer notre société, d’aider cette dernière en proposant des réponse adaptées et justes aux problèmes qui la touchent.

Quel dommage, à l’heure où la création d’un Etat Palestinien essentielle à la paix doit être débattue, où les chemins doivent être trouvés pour que les relations et négociations directes entre israéliens et palestiniens reprennent, que Terra Nova symbole de trait d’union dans la société française, garant de discussion constructive, se transforme en défenseur de la pensée unique. Dans ces moments troubles et complexes, l’ouverture d’esprit et la force de rassemblement d’Olivier Ferrand nous manque.

Co signataire: Léo Maidenberg

AJC salue la Condamnation de la Syrie par l’Assemblée générale des Nations Unies

17 février 2012 – New York – AJC a salué la condamnation du gouvernement syrien et l’appel à la démission de Bachar al-Assad par l’Assemblée générale de l’ONU. La résolution, approuvant le plan de la Ligue arabe pour mettre fin à 11 mois d’une brutalité hors norme perpétuée à l’encontre des civils par le régime, a été adoptée par un vote de 137 à 12, avec 17 abstentions.

« Le monde a parlé, mais le président Assad reste sourd aux cris de son peuple et aux exigences de la communauté internationale pour mettre fin à son règne de terreur», a déclaré le directeur exécutif d’AJC David Harris.

L’Assemblée générale a agi  après que la Chine et la Russie aient opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. La Bolivie, Cuba, la Chine, l’Iran, la Corée du Nord, la Russie et le Venezuela ont voté contre la résolution contraignante de l’Assemblée générale.

« Honte aux gouvernements qui se sont opposés et abstenus », a déclaré M.Harris. « Le peuple syrien sait maintenant que dans le monde il y en a qui se soucient peu de leur sort. »

Plus de 70 des Etats membres de l’ONU ont co-parrainé la résolution de l’Assemblée générale. Semblable à la résolution du Conseil de sécurité qui a échoué, elle appelle Bachar al-Assad à démissionner et de céder le pouvoir à un vice-président, et cela afin que le régime mette fin aux violences et que des négociations soient entamées pour former un nouveau gouvernement.

Plus de 6.000 Syriens ont été tués, selon l’ONU, mais le chiffre réel est probablement plus élevé tant le nombre de morts continue d’augmenter tous les jours. L’ensemble du monde a reconnu récemment qu’il est devenu extrêmement difficile de dénombrer le nombre de décès, ainsi que d’évaluer les milliers de blessés et de détenus.

Le régime d’Assad a fait preuve d’une répression implacable dans les villes à travers toute la Syrie et la gravité des attaques a augmenté ces dernières semaines. La Ligue arabe, les pays européens et les Etats-Unis ont accentué leur pression pour qu’une action significative soit menée et cela afin d’arrêter la violence du régime.

« Le soutien indéfectible russe et chinois au régime sanguinaire d’Assad, conjugué à l’aide militaire et autres assistance provenant d’Iran, fait qu’il est impossible d’envisager un plan pratique pour répondre au besoin urgent d’aide humanitaire au peuple syrien », a déclaré M. Harris.

AJC félicite la France pour sa décision de ne pas participer à la prochaine conférence de Durban 3

17 septembre 2011 – Paris, New York – AJC félicite la France pour sa décision de ne pas participer à la prochaine conférence de Durban 3.

Cet événement marque la commémoration de la très douteuse conférence mondiale sur le racisme qui a eu lieu à Durban en 2001, et doit se produire le 22 septembre à l’ONU. Parmi les intervenants attendus se trouvent notamment le président iranien Mahmoud Ahmadinejad (qui chacun le sait, bafoue les droits de l’homme, appelle à un monde sans Israël et nie l’Holocauste).

Le Ministère des Affaires Etrangères français a fait la déclaration suivante: «On se souvient que cette conférence avait donné lieu à un détournement inacceptable des principes et des engagements de la lutte contre le racisme. Pour cette raison, et comme l’ont souligné plusieurs de ses partenaires de l’Union européenne, la France estime qu’elle n’a pas à participer à la commémoration de cet événement. La France réaffirme son attachement à l’universalité des droits de l’Homme et sa détermination à lutter contre le racisme. La France est attachée à la poursuite des efforts collectifs entrepris dans le cadre des Nations unies et des différentes enceintes internationales pour lutter efficacement contre toutes les formes de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie et de discrimination raciale ».

La France devient le 13ème pays  – et le huitième Etat membre de l’Union européenne – à se retirer de Durban 3. Les autres pays à ce jour sont: l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, le Canada, la République tchèque, l’Allemagne, Israël, l’Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, les États-Unis et le Royaume-Uni.

«Nous applaudissons la décision française », a déclaré le directeur exécutif d’AJC David Harris. «La France et les douze autres grandes nations démocratiques qui ont dit« non »à Durban 3, envoient un message puissant au monde: le processus de Durban, initialement conçu pour lutter contre le racisme, et détourné pour promouvoir la haine d’Israël et des Juifs, ne mérite pas d’être commémoré. Comme cela a été si bien souligné par le Premier ministre britannique David Cameron:« Cette conférence, et l’atmosphère d’antisémitisme dans laquelle elle s’était déroulée, ont été un chapitre particulièrement déplaisant et controversé dans l’histoire des Nations-Unies. Ce n’est pas un événement qui doit être célébré. »

AJC espère  que les autres pays engagés dans la lutte réelle contre le racisme, y compris contre l’antisémitisme, rejoindront la liste importante des 13 nations qui ont choisi d’ignorer Durban 3 ».

AJC soutient les « amis d’Israël pour la Paix ».
Meeting le 20 septembre à 18:30 au Gymnase.
Venez soutenir des femmes et hommes politiques de droite et de gauche, des intellectuels et experts qui expriment leur engagement en faveur d’une résolution pacifique et négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur le principe de deux Etats pour deux peuples. Contre la reconnaissance unilatérale d’un état palestinien à l’ONU.
Seule la voie du dialogue peut garantir l’établissement d’une paix juste et durable.

AJC Calls on UN Security Council to Act on Syria

August 1, 2011 — New York — AJC called on the UN Security Council, which is meeting today, to act urgently in the face of mass murder and repression by the Syrian government against protesters.

« Until now, the UN Security Council has remained deafeningly silent about Syria, » said AJC Executive Director David Harris. « The stumbling block has been the opposition of several key members unwilling to adopt a resolution critical of the Assad regime. This is beyond shameful. People are being killed in ever larger numbers, and many more have been arrested and not heard from since. »

« The U.S., Britain, France and Germany have been among those UN Security Council members eager to press for a resolution, » added Harris, « but others, led by Russia and China, have reportedly opposed any such move. It is high time to go forward with a draft resolution that explicitly condemns the use of violence, the many fatalities, and the other harsh measures employed by President Assad to hold on to power. Let the world see, country by country, who on the Security Council condemns what’s going on — and who countenances it. That vote will be telling. It will end the inexcusably long period of silence on Syria in the face of months of human rights violations that have revealed for all to see — at least for those who care to look — the brutal nature of the Syrian regime. And it will tell the brave Syrians risking their lives every day that their actions are neither ignored nor in vain. »

Tribune de Simone Rodan-Benzquen, publiée dans le Monde: La Paix se fait à deux

Simone Rodan-Benzaquen, directrice d’AJC France

Le président Mahmoud Abbas et quelques membres du leadership palestinien ont depuis plusieurs mois fait la démarche de sortir du processus de négociation en vue de demander la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre. Cette initiative pourrait torpiller l’idée même d’un état démocratique vivant en paix avec ses voisins.

En effet, ce processus inique et unilatéral risquerait de déstabiliser la région. Il pourrait devenir une réelle source de frustration pour Israël qui considérerait alors ne plus avoir de partenaire sérieux dans la négociation d’une paix juste et durable. Cela pourrait provoquer une succession de réactions unilatérales qui externaliseraient et internationaliseraient le conflit.

Il serait surtout susceptible, comme cela m’a été relaté par des hauts responsables palestiniens, de créer une profonde insatisfaction dans la population palestinienne. Projetons-nous un instant au lendemain du vote à l’Assemblée Générale des Nations Unies (dont nous ne connaissons pas encore les modalités ni les contenu). Peut-on imaginer que cette action puisse aboutir à la construction d’un véritable Etat ? Changerait-elle le quotidien des Palestiniens ? Ramènerait-elle la paix ?

Ce processus unilatéral qui tend à rejeter l’autre, le partenaire incontournable, n’aboutira qu’à exacerber les tensions. Or chacun sait dans la région que la frustration mène à la violence.

Cette mesure ne peut en aucun cas aboutir à la création d’un Etat palestinien viable. Elle pourrait bloquer pour longtemps toute tentative de négociation entre les parties. Car comment imaginer qu’une fois les frontières gravées artificiellement dans le marbre onusien, un futur leader palestinien puisse envisager des compromis indispensables ? Nombreux seraient ceux alors qui les vivraient et les présenteraient comme un recul.

De plus, tous ceux qui, comme moi, militent depuis des années pour la promotion d’une solution négociée de deux Etats, auront encore plus de mal à trouver des oreilles attentives à leurs sollicitations. Cette démarche unilatérale ne ferait qu’affaiblir le camp de la paix et renforcerait ceux qui veulent éviter un véritable dialogue et la réconciliation.

Nous savons qu’il n’y a aucune solution miracle dans cette région si sensible, et que le temps des fleurs au bout des fusils n’est pas (encore) venu. Le choix est simple mais cruel: l’affrontement ou le retour à la table des négociations, même avec la gorge serrée.

C’est vrai, ce ne sera pas facile et les obstacles seront nombreux. Côté palestinien, on peut s’interroger sur les conséquences d’un gouvernement d’union nationale avec le Hamas. Cette organisation ne reconnaît pas les trois conditions posées par le Quartet (reconnaissance d’Israël, reconnaissance des accords de paix, fin de la violence) et retient à ce jour l’otage Guilad Shalit.
Et côté israélien, le gouvernement de Netanyahou – dont nous connaissons les fragiles et tumultueuses coalitions – saura-t-il exprimer une vision claire et faire accepter des compromis indispensables pour aboutir à la paix? Tout ceci doit être envisagé à un moment où des évolutions dangereuses et des forces extérieures menacent l’espoir né du Printemps arabe.

Ainsi, plutôt que de dénoncer les failles de ce « statut quo intenable » et de se laisser entraîner vers une dégradation dangereuse des relations entre leaders israéliens et palestiniens qui résulteront d’une action unilatérale, prenons la mesure des avancées déjà réalisées au cours des dernières années. Il y a des évolutions positives qu’à force d’ignorer, on pourrait finir par détruire.

Il y a quelques semaines j’étais à Ramallah et à Bethlehem et j’ai pu constater comment, en peu temps, sous l’impulsion du premier ministre Salam Fayyad, la situation économique avait pu évoluer favorablement. Certes, la « paix économique », les initiatives concrètes, ne seront pas suffisantes, mais elles peuvent créer un terreau propice à une paix globale.

En Israël, comment ne pas voir l’évolution du Likoud qui évoque aujourd’hui sans ambiguïté la création d’un Etat palestinien?  Alors qu’il y a encore quelques années une grande partie de la droite israélienne défendait l’idée d’un Etat juif s’étendant sur les deux rives du fleuve du Jourdain, un récent sondage a montré que 76 % des membres du Likoud ont accepté le principe d’une solution à deux Etats.

Enfin, si nous observons les sondages en Israël et dans les territoires palestiniens, nous constatons qu’en Mars 2010, 71% des Israéliens et 57% des palestiniens se sont déclarés être en faveur d’une solution de deux Etats. La mentalité et les opinions des populations, dans leur grande majorité, ont évolué. La reconnaissance de deux Etats pour deux peuples est aujourd’hui une réalité dans l’esprit des concitoyens israéliens et palestiniens.

Les Etats-Unis, la France, l’Europe et le reste de la communauté internationale peuvent et doivent engager des démarches, faire des propositions, mais la solution ne pourra être trouvée que par les Palestiniens et les Israéliens eux-mêmes à la table des négociations. La reprise des pourparlers sur le statut final doit être basée sur un calendrier fixé par les parties et les préoccupations légitimes de chacun devront être reconnues.

Les deux peuples sont (presque) prêts. Alors ne déchirons pas les accords passés, ne renions pas les promesses audacieuses, ne reculons pas devant l’espoir.