AJC au sujet des nouvelles implantations israéliennes

capture-decran-2017-01-25-a-19-45-5125 janvier 2017 – New York – En réponse à l’annonce du gouvernement israélien autorisant la construction de 2 500 logements neufs dans les implantations de Cisjordanie, le directeur exécutif d’AJC David Harris a publié la déclaration suivante:

« La perpective est importante en politique, et la perpective de la construction de colonies israéliennes annoncée, peu de temps après l’entrée en fonction du président Trump, n’est pas utile.

Lire la suite

AJC condamne fermement les propos d’EELV concernant le massacre d’une synagogue de Jérusalem

19 novembre 2014 – Paris – AJC condamne fermement les propos du parti Europe Ecologie-Les verts suite à leur dernier communiqué de presse relatif au massacre des cinq israéliens à l’intérieur d’une synagogue de Jérusalem.

En effet, si EELV « condamne…cet acte inqualifiable », le parti des écologistes accuse Israël d’être le responsable indirect de cet attentat au motif que « toutes les manœuvres et les provocations israéliennes…alimentent une insupportable spirale de la violence. »

Or, AJC Paris rappelle que le massacre qui vient d’avoir lieu ne s’inscrit pas dans le cadre d’une spirale de la violence. Il s’agit d’un crime terroriste inhumain prémédité et commis de sang froid

 « EELV fait preuve d’un manque d’empathie sans égal. La place est aujourd’hui au recueillement et à la solidarité envers les familles de victimes » déclare Simone Rodan-Benzaquen, Directrice AJC France. « J’en appelle aux dirigeants d’EELV de faire preuve de responsabilité et de ne pas instrumentaliser cette violence inouïe à des fins politiques car, je le rappelle, aucune idéologie pro-palestienne quelle qu’elle soit ne peut justifier ou expliquer une telle barbarie »

Consterné par la dernière attaque terroriste à Jérusalem, AJC encourage instamment le monde entier à la condamner

AJC est consterné par l’attaque terroriste palestinienne perpétrée hier, de sang-froid, pendant les prières du matin dans une synagogue de Jérusalem. Quatre fidèles juifs ont été assassinés par deux hommes au moyen de fusils et de haches. Six autres ont été blessés, dont l’un était dans un état critique et a finalement succombé à ses blessures. Les deux terroristes ont été abattus par la police israélienne.

AJC demande à tous les gouvernements de condamner sans équivoque les attaques terroristes palestiniennes perpétrées à Jérusalem ces dernières semaines, et d’exhorter l’Autorité palestinienne à faire tout son possible pour dissuader toute nouvelle agression.

«Les roquettes et les missiles du Hamas sont peut-être au repos pour l’instant, mais les individus palestiniens, affiliés à des organisations terroristes, ont d’autres méthodes pour tuer et mutiler» a déclaré David Harris, le directeur exécutif de AJC. «Les Palestiniens, encouragés par la rhétorique de plus en plus ardente des dirigeants du Hamas et du Fatah comprenant notamment une incitation religieuse, cherchent à assassiner en toute impunité» ajoute-t-il. Avec l’attaque de la synagogue, le nombre d’Israéliens tués ce mois-ci s’élève à onze, dont un enfant de trois mois.

«Les déclarations du Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne calment pas la situation et incitent au contraire à davantage de violence envers les Juifs.» exprime David Harris. «Abbas doit être clair en parlant à son peuple. Il doit fermement affirmer que la violence envers les Israéliens est totalement inacceptable et qu’elle sera condamnée par l’Autorité palestinienne, ou bien il doit renoncer à toute prétention de partenariat de paix avec Israël dans la recherche d’un accord à deux Etats.»

Dans son commentaire concernant l’attaque de la synagogue, M. Abbas a également appelé les Israéliens «à arrêter toute ingérence à Al-Aqsa», faisant référence à la mosquée située sur le Mont du Temple dans la Vieille Ville de Jérusalem.

«Abbas sait pertinemment qu’Israël n’a pas de volonté d’emprise sur les lieux saints musulmans à Jérusalem, et qu’il a, au contraire, concentré ses efforts pour les protéger » explique David Harris. « Le Premier ministre Netanyahou a déclaré à plusieurs reprises qu’Israël ne modifierait pas le statu quo de la zone du Mont du Temple, et ce même si le site est également sacré pour le peuple juif depuis toujours. Israël respecte les sensibilités musulmanes et cherche à éviter les tensions interconfessionnelles».

«Quelles que soient les motivations « politiques » présumées qui se cachent derrière ces attaques terroristes, elles ne seraient pas tolérées par les États membres de l’ONU si elles touchaient à leurs propres citoyens. La communauté internationale – et plus spécifiquement les pays européens qui suivent de près les événements au Moyen-Orient – doivent condamner sans ambiguïté cette dernière attaque.» a conclu David Harris.

AJC Denounces Israeli Settler Violence

January 4, 2013 — New York — AJC denounced actions by Israeli settlers in the West Bank this week.

Israeli Jews from the Esh Kodesh outpost settlement assaulted Palestinians in the nearby village of Jalud. Both the Israelis and Palestinians reportedly claim ownership of the same farm land. IDF soldiers intervened on the second day of the clashes to restore calm.

“Whatever will be the permanent peace settlement of the Israeli-Palestinian conflict, the two peoples are destined to live side-by-side,” said AJC Executive Director David Harris. “Settler violence against Palestinian individuals and property is an incendiary act. In a democratic society, such as Israel, there is no place whatsoever for citizens to take the law into their own hands. Where there are disputes, Israel’s steadfast commitment to the rule of law can and must be the way of sorting them out.”

On a related note, AJC condemned the latest provocative act of Moshe Feiglin, a Likud-Yisrael Beiteinu candidate for the Knesset, who called for offering cash incentives to encourage Palestinian families to relocate from the West Bank to Arab countries.

AJC intervient lors du Forum de Doha sur la paix au Moyen Orient.

21 mai 2012 – New York – Un haut responsable de l’AJC, intervenant à la grande conférence internationale qui vient de se dérouler au Qatar, a exhorté les gouvernements arabes à tendre la main à Israël pour faire avancer le processus de paix israélo-arabe.

« Il est du devoir des dirigeants arabes, et du pouvoir du leadership arabe, de relancer le processus de paix », a déclaré Jason Isaacson, directeur des affaires gouvernementales et internationales de l’AJC. « Un nouveau partenariat entre les Etats arabes et Israël peut être établi avant même qu’un accord de paix entre Israël et les palestiniens soit signé. »

Jason Isaacson est intervenu au cours  de la conférence «Enrichir le Moyen-Orient, une conférence économique sur l’avenir » du Forum de Doha. Une conférence de trois jours co-organisée par le UCLA Center for Middle East Development et le ministère des Affaires étrangères du Qatar.
Alors que Monsieur Isaacson, et d’autres dirigeants de l’AJC entretiennent des relations avec plusieurs pays arabes de la région,  c’était pour AJC  la première fois de présenter, au cours d’un forum face à un public inhabituel, la perspective de l’AJC et ce dans la recherche d’une paix israélo-palestinienne.

L’AJC appuie fermement une solution de deux Etats comme « la seule solution viable, durable, et juste d’une résolution du conflit israélo-palestinien, » a dit Isaacson.

«AJC s’oppose à la solution d’un seul Etat pour résoudre le conflit israélo-palestinien, qu’elle soit proposée par les partisans de la cause palestinienne ou par les partisans de la cause israélienne », a déclaré Monsieur Isaacson. « La solution d’un Etat unique est historiquement, politiquement et moralement intenable. »

En ce qui concerne l’Initiative de paix arabe, adoptée lors du Sommet arabe de Beyrouth il ya dix ans, Monsieur Isaacson a déclaré que le document est une bonne base mais doit être retravaillé « pour démontrer la sincérité de ses initiateurs. »

« Si l’intention de l’initiative était de convaincre un public israélien sceptique  et une communauté internationale méfiante que les Etats arabes acceptent Israël, sont prêts à vivre avec Israël et même à travailler aux côtés d’Israël, le message n’a pas été reçu, et il doit être retransmis, d’une manière nouvelle », a déclaré Monsieur Isaacson.

Monsieur Isaacson a souligné que, contrairement au Quartette, les Etats arabes ont le pouvoir de provoquer un changement dans l’approche de l’établissement d’une paix efficace. À titre d’exemple, Monsieur Isaacson a suggéré une nouvelle approche pour les gouvernements arabes concernant la direction palestinienne:

« Seuls les Etats arabes peuvent dire aux Palestiniens que leur leadership est fracturé et trop souvent corrompu « : « Mesdames et Messieurs, soyons sérieux. Arrêtons d’instrumentaliser la victimisation palestinienne. Arrêtons de gaspiller notre temps, notre argent et la bonne volonté internationale sur des boycotts et campagnes visant à dénigrer l’image d’Israël – l’image de la quintessence d’une «start-up nation», de ce petit pays et dynamique, qui a remporté 10 prix Nobel. Cela n’a aucun sens. Arrêtons de soutenir et tolérer les mouvements qui célèbrent et se livrent à la violence – à commencer par le Hamas ».

« Arrêtons d’essayer de convaincre notre peuple – les Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza, les réfugiés palestiniens et leurs descendants, où qu’ils vivent, et toutes les populations arabes partout dans le monde – que les Juifs n’ont pas de légitimité dans ce pays, et que si nous tenons assez longtemps à les traiter comme des parias, ils échoueront et ils partiront. Bien au contraire, ils y arrivent, il tiennent tête et ne sont pas prêt de partir. Arrêtons cela maintenant pour notre avenir, celui de vos enfants et des nôtres, et, oui, les enfants israéliens -. Tous otages de cette situation sans issues « 

Jason Isaacson a également appelé à une expansion de la coopération régionale existante, tel que la participation d’Israël à l’Agence internationale des énergies renouvelables à Abu Dhabi et au Centre de recherche de dessalement du Moyen-Orient à Oman. « Si ces efforts et d’autres de collaboration sont intensifiés, si le message de leadership arabe est celui de l’engagement, la dynamique de paix israélo-palestinienne va changer », a déclaré Monsieur Isaacson.

Même en l’absence de paix israélo-palestinienne, « il y a des questions propres aux Etats du Moyen-Orient ne peuvent se résoudre autrement qu’ensemble, en tant que région. »

AJC se réjouit du retour de Guilad Shalit en Israël

Le directeur exécutif d’AJC David Harris se félicite du retour de Guilad Shalit en Israël et a fait la déclaration suivante: «L’arrivée de Guilad Shalit était attendue depuis si longtemps. Ce sont des nouvelles merveilleuses pour sa famille, pour le peuple d’Israël et pour d’innombrables personnes dans le monde qui n’ont jamais abandonné l’espoir de voir Guilad revenir de Gaza, où le Hamas l’avait tenu en otage pendant plus de cinq ans. La décision prise par le Premier ministre israélien Netanyahou, soutenue par une majeure partie de son cabinet était l’une des plus difficiles et déchirantes jamais prise par un dirigeant politique. « D’un côté était la vie d’un jeune homme israélien, tenu dans des conditions difficiles et privé même de visites de la Croix-Rouge internationale. De l’autre côté des terroristes ayant du sang sur leurs mains. Ils ont  tué des centaines d’Israéliens, et maintenant non seulement ils échappent au reste de leur peine, mais ils pourraient, comme les dirigeants du Hamas l’ont proclamé fièrement, retourner à des activités terroristes. « Israël a pris une décision d’une noblesse extraordinaire. La tradition juive enseigne que « Celui qui sauve une vie a sauvé le monde». « Seul le temps nous éclaira sur les conséquences  de l’échange de Shalit pour plus de 1000 prisonniers condamnés, mais cette mesure prise par le gouvernement d’Israël est révélatrice des valeurs incarnées par l’Etat juif. »
Depuis hier nous sommes témoins de scène d’assassins accueillis par des foules joyeuses, en Cisjordanie et à Gaza. Chacun devrait être révolté à la vue des célébrations qui ont accueilli la libération de terroristes impénitents qui ont assassiné des centaines de civils innocents. Il n’y a pas d’équivalence morale entre la libération de Guilad Shalit et celle de plus de 1000 terroristes, comme ceci a pu être incenué par de nombreux commentateurs et responsables politiques.
Le rôle joué par les gouvernements allemands, français et égyptiens dans l’accord passé entre le Hamas et Israël pour obtenir un retour de Guilad Shalit était très important. AJC souhaite exprimer ses sincères remerciements.
Cette tragédie  a commencé en 2006, lorsque des terroristes sont entrés sur le territoire israélien via un tunnel et ont saisi Guilad Shalit alors âgé de 19 ans, le forçant à traverser la frontière vers Gaza contrôlée par le Hamas.

Déclaration du Hamas suite à la mort d’Oussama Ben Laden

AJC demande au gouvernement de prendre note de la réaction du Hamas suite au raid américain mené dimanche au Pakistan pour tuer Oussama Ben Laden.

Lundi, le premier ministre du Hamas Ismaël Haniyeh, à la tête du gouvernement de la bande de Gaza, avait condamné l’opération américaine contre Ben Laden, qu’il a salué comme un «guerrier musulman et arabe».

Avec cette déclaration Ismail Haniyeh a démontré encore une fois qu’il est un ennemi de la paix et de la coéxistence.  « Ceci est particulièrement inquiétant quand on sait que les mouvements rivaux palestiniens Fatah et Hamas doivent sceller au Caire leur accord de réconciliation » a déclaré Simone Rodan-Benzaquen, directrice d’AJC France.

“Le Hamas est une organisation terroriste- désignée en tant que tel par les Etats-Unis et l’Union Européenne. Le mouvement a démontré encore une fois qu’il n’a pas l’intention de changer. »

Penser les plaies d’Egypte

Par Simone Rodan-Benzaquen, représentante d’AJC en France

paru dans la Règle du Jeu http://laregledujeu.org/2011/02/18/4793/penser-les-plaies-d’egypte/

Comme la plupart des citoyens des  pays Occidentaux, les récents bouleversements en Tunisie et en Egypte ont éveillé en moi  des sentiments forts et mitigés. Très vite après la stupéfaction, j’ai voulu me laisser gagner par l’espoir.  Comment en effet ne pas se réjouir que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme puisse enfin trouver asile sur ces terres promises de l’universalité?

Si les événements inattendus de ces dernières semaines, à partir de la Tunisie, ont ce subtil parfum d’espoir, celui d’une révolution de l’intérieur, spontanée, débordante, sans autodafés, sans boucs émissaires, je me suis dit alors que c’était possible ailleurs au Proche Orient. J’ai silencieusement souhaité ces mouvements citoyens en Egypte. Et j’ai vu les révolutionnaires de la place Tahrir s’approprier l’article 1 alinéa 2 de la Charte des Nations Unies : liberté des peuples à disposer d’eux mêmes. C’est cette phase charnière de l’histoire du Proche Orient que nous vivons en direct. Les faucons d’un Lawrence d’Arabie ont laissé place aux Facebook, Twitter et d’autres réseaux sociaux. Internet a remplacé les sabres et les images volées et immédiatement diffusées dans le monde entier sont rentrées dans l’histoire. Soudainement il n’y avait plus un Nord à l’air libre et un Sud sous le joug. Les peuples proche-orientaux, après plus d’un siècle d’étouffement, se sont mis à chanter la liberté, et nous nous prenons à espérer sur la contagion souhaitable en Iran, en Algérie, en Syrie, au Yémen.

Mais il faut garder les yeux grands ouverts. Nous ne devons pas tomber dans le piège qui fait amalgame entre démocratie et élections. Oui, les élections font bien partie du processus démocratique, mais le concept d’élection ne s’arrête pas seulement au bulletin de vote. La démocratie, au delà d’être un régime politique est une « idée », et faire vivre cette idée nécessite la mise en place préalable d’une justice impartiale, de la séparation des pouvoirs, d’une presse libre, des droits pour les minorités et d’un appareil de sécurité qui garantit le monopole de l’usage de la force. C’est d’abord en mettant ces moyens institutionnels en place que l’idée démocratique  pourra faire son chemin, dans le temps, en Egypte d’abord et dans les autres pays de cet Orient si surprenant et si prometteur.

En effet, l’avenir de l’Egypte doit être examiné en profondeur, sans angélisme ni naïveté. Dire que l’Egypte a une faible croissance économique, que la répartition des richesses est très inégale, que le pluralisme politique reste à être établi, qu’il existe des identités basées sur les divisions religieuses, et que tous ces facteurs peuvent entraîner une plongée en apnée terrible dans l’autoritarisme ou l’extrémisme religieux n’a rien d’excessif. Sans condescendance et face au chaos extrémiste, nous pouvons accompagner le peuple égyptien dans la création d’institutions démocratiques.

Revenons quelques années en arrière et penchons-nous sur les élections législatives de 2006 organisées par l’Autorité Palestinienne. J’étais dans la région à ce moment précis, accompagnant une délégation de parlementaires français et je me souviens d’une longue conversation avec un journaliste arabe Israélien, Khaled Abu Toameh. Il nous avait prévenu que la communauté internationale, l’administration Bush en particulier, était en train de commettre une grave erreur en demandant aux Palestiniens de provoquer des élections dites libres. Et cela pour deux raisons : Tout d’abord parce que, d’une part, la population Palestinienne ne voyait que corruption parmi tous les dirigeants de l’Autorité Palestinienne. D’autre part, seul le Hamas semblait répondre à ses préoccupations au quotidien en lui assurant les soins médicaux et en lui facilitant l’accès à l’éducation et aux services sociaux. Ensuite, selon Khaled Abu Toameh, les fondations institutionnelles indispensables à la création d’un Etat stable et démocratique n’étaient réunies ni dans la société civile ni dans les projets politiques de l’Autorité palestinienne de 2006.

Nous  avons tous connaissance du résultat désastreux de ces élections législatives de 2006. La victoire du Hamas, mouvement politique et religieux, a plongé le hamasland dans une dépression prétendument organisée.  Le Hamas a utilisé sa milice coercitive pour prendre en 2007 le contrôle total de la bande Gaza et en en chassant brutalement l’Autorité palestinienne. Le mal s’est avéré pire que le remède annoncé. C’est un régime cruel et à son tour corrompu qui a étouffé la population gazaouie.

Le Premier Ministre palestinien Salam Fayyad a compris que, pour aboutir à la création d’un Etat Palestinien viable et non autoritaire, il est impératif de construire d’institutions viables, en valorisant le rôle législatif et en misant sur une amélioration notable de la qualité de vie des Palestiniens. Aujourd’hui, l’Autorité palestinienne doit s’appuyer sur les leçons de ces révolutions éclairs. La croissance économique et l’éducation sont les deux piliers d’un plan qui doit être pensé et appliqué avec rigueur et détermination. A côté de leur voisin israélien, le futur Etat palestinien a besoin d’institutions exemplaires qui, à l’instar des revendications des rues tunisiennes et égyptiennes, ait vocation à jeter aux oubliettes les scories d’un pouvoir soumis au seul attrait de la corruption. La paix est au prix des droits fondamentaux de tous les peuples, notamment de ceux d’Orient.

L’approche de Salam Fayyad devrait être une source d’inspiration pour tous les pays arabes. L’Egypte connaît aujourd’hui des obstacles semblables à la problématique des élections palestiniennes de 2006. Et parce qu’il n’existe pas de tradition ni d’institutions véritablement démocratiques, il ne faudrait pas qu’un mouvement religieux tel que celui des Frères Musulmans (organisation proche du Hamas) ou plus extrémiste encore, puisse voler la mise au peuple égyptien. Les « sans-culotte » de la place Tahrir ont spontanément choisi le mode de leur révolution, sans arme et sans barbe.

Des élections organisées à la hâte pourraient constituer un risque de retour à un système autoritaire, chaotique ou extrémiste. Cette situation nuirait avant tout aux égyptiens et tuerait dans l’œuf leur désir de liberté.

Les obstacles sont encore nombreux mais les défis ne doivent pas être insurmontables. La liberté, la prospérité et la paix passeront fatalement par une période de transition pendant laquelle devra s’inventer un modèle démocratique ajusté à l’histoire et au mode de vie et de culture de ces pays. Pourrons-nous jouer un rôle ? Nous demandera-t-on notre avis ? Peut-être les chaos de nos propres révolutions donneront à réfléchir et que les nécessaires subsides des pays encore riches seront équitablement distribués.
Alors, les élections oui, mais pas seulement.

****************************************************************************************

By Simone Rodan-Benzaquen, representative of AJC France

Like many others in the Western world, the revolutions in Tunisia and Egypt have left me feel astounded and shocked, but at the same deeply impressed and full of hope. How can we not support the uprising of a people that has been oppressed for so long? How can we not all strongly further the notion that the universality of the declaration of Human Rights can indeed be universal? This revolution has proven that the young people in the Arab world, like any other people, long for freedom, economic stability and democracy.

The unanticipated events from the last weeks and days give us hope that a democratic revolution from inside can indeed take place in the Middle East. It is a historic moment to savor. We are all standing still, nervously waiting if the revolution will spread to other countries in the Middle East. Who is next to come, which despot is the next to be forced to step down? Yemen, Algeria, Syria and maybe even Iran?

But after having celebrated their successes with the Tunisians and Egyptians, we need to focus on the future. And it seems as if for the Egyptian people the most difficult and delicate part of their struggle is still lying ahead.

Democracy should not be confused with elections. Yes, elections are an integral part of the democratic process, but democracy means much more. Democracy is about institution building. It requires the separation of power, the rule of law, a free press, minority rights, and one single functioning security force.  These institutions provide the basis of a functioning democratic system.

The future of Egypt needs to be thoroughly thought through, without naïveté.  Saying that Egypt has a low level of economic development, a dysfunctional economy, little historical experience with political pluralism, identity-based divisions and the potential danger of religious extremism is not being patronizing, but necessary for a realistic approach toward the realization of the aspiration of the Egyptian people. Looking reality straight into the eye should lead us to the conclusion that if not carefully managed, elections in 6 months (as has been announced by the Egyptian army) could mean a disaster for the future of Egypt and the region.

To look at the example of the Palestinian legislative elections back in 2006 might be instructive. At the time I was in the region with a delegation of French parliamentarians and remember a long conversation we had with the Arab-Israeli journalist Khaled Abu Toameh. He warned us that the international community, and the Bush administration in particular, was committing a severe mistake by asking the Palestinians to hold elections at that time.

The reasons he gave us were twofold: First of all he argued, the Palestinian population regarded the Palestinian Authority as corrupt. Instead of  providing for their own people they would provide only for themselves. For many Palestinians, the  only organization caring for their wellbeing was Hamas, who provided healthcare, education and social services, an integral part of Hamas’ political tactics. Secondly, according to Abu Toameh, the institutionary foundations indispensable to build a stable democracy were not existent in Palestinan politics and society. The result was that the Palestinian people were simply incapable of exercising their electoral right in the most meaningful manner.

We are all aware of the outcome of the 2006 legislative elections. Hamas won and subsequently used its militia to take control of Gaza in 2007 and has become a cruel, corrupt and criminal ruler against the people of Gaza.

Today, Palestinian Prime Minister Salam Fayyad has understood that in order to have a functioning Palestinian state in the future, he will need to focus on building institutions, supporting the rule of law and improving the quality of life for Palestinians. A high level of economic growth needs to follow, and this all has to be accompanied by raising awareness for democratic functions and processes through education.

While the future of Palestine seems in itself uncertain, the approach of Salam Fayyad should nevertheless be an inspiration for others in the region. Egypt faces similar problems today as the Palestinians back in 2006. There exists no democratic tradition, no functioning democratic institutions and a relatively strong religious fundamentalist movement, the Muslim brotherhood (the parent organisation of Hamas), which is the only organized political and social force,  that could potentially feed upon the failure of a functioning pluralist system.

It is crucial that we are aware of all these challenges and potential obstacles that await the Egyptian people in their struggle for an uncertain future. It will not be easy and a new model will certainly be needed. But the international community should  support the Egyptian people by supporting the basic prerequisite for freedom, peace and prosperity. This will certainly mean more than just supporting elections.

AJC France en action

(de gauche) Elisa Sagor, David Harris, Michèle Alliot-Marie, Simone Rodan-Benzaquen, Jason Isaacson

Une délégation de AJC (American Jewish Comittee) composée de David Harris, Jason Isaacson, Simone Rodan Benzaquen et Elisa Sagor a pu rencontrer durant 2 jours (mardi 16 et mercredi 17 novembre), des personnalités du monde politique et de la diplomatie française.
Ce court séjour marathon organisé par la représentante de l’AJC en France Simone Rodan Benzaquen, a été particulièrement riche. En plein remaniement ministériel, et malgré une actualité de politique intérieure très imposante, l’accueil des différentes personnalités politiques, notamment Gérard Larcher président du Sénat ou bien le long entretien avec Michèle Alliot-Marie nommée la veille Ministre des Affaires Etrangères, a prouvé l’extraordinaire amitié que porte la France à l’American Jewish Committee. Pendant ces différentes entrevues les sujets abordés ont été les suivants: les relations transatlantiques, le processus de paix entre israéliens et palestiniens, le Liban, le Soudan et l’imminent référendum du Sud, l’inquiétude concernant la politique iranienne, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ou encore les questions liées au racisme et à l’antisémitisme en Europe.

Mahmoud Abbas rencontre des personnalités de la communauté juive de France

(de gauche) Eric de Rothschild, Nicole Guedj, Mahmoud Abbas, Ofer Bronchtein, Simone Rodan Benzaquen

Simone Rodan-Benzaquen, représentante de l’American Jewish Committee en France était parmi quelques responsables et personnalités de la communauté juive de France qui ont rencontré dimanche soir 26 septembre pendant près de deux heures le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Paris.

Mahmoud Abbas a souhaité avoir cette rencontre afin “d’avoir l’opportunité de discuter directement avec des représentants de la communauté juive de France…Nous voulons que vous nous entendiez et non que vous entendiez des choses sur nous.” a-t-il dit.

M Abbas a dit qu’il ne violerait pas la confidentialité des négociations en cours, toutefois il a laissé transparaître une vision claire de ses objectifs: “Nous voulons un Etat dans les frontières de 1967 avec quelques échanges de territoires de façon equilibré. Nous voulons aussi que les israéliens aient un sentiment de sécurité. Nous voulons également une solution juste et agréée pour le problème des réfugiés…C’est un problème très sensible et complexe qui est sur la table des négociations.”

Le président Abbas a également condamné fermement ceux qui essaient de perturber les négociations de paix, en particulier l’Iran. “ Le Hamas représente la politique iranienne chez nous…le Hamas est lié à l’Iran. Nous essayons de faire comprendre aux palestiniens que notre intérêt n’est pas celui de l’Iran…Nous ne leur permettrons pas d’enrayer le procéssus de paix.” Concernant les déclarations injurieuses à l’encontre d’ Israël venant du Président iranien Ahmadinejad le président palestinien a ajouté: “Notre opinion est qu’un nouvel Etat se doit d’être créé dans la région et non un autre détruit ».

« Cet entretien montre encore une fois à quel point le dialogue direct est la seule manière de faire avancer le processus de paix. Isrëliens et Palestiniens doivent faire des concessions douloureuses pour arriver à cet objectif. Il est essentiel de poursuivre le dialogue rétabli sans chercher à trouver d’excuses, afin de parvenir à un accord-cadre historique « , a dit Simone Rodan-Benzaquen. “Nous esperons également que le message du président Abbas sera entendu par ceux en France qui essaient d’instrumentaliser le conflit israélo-palestinien, notamment pour inciter à la haine et à la délégitimisation de l’état d’Israël. »

Lettre de l’AJC à l’attention de Barak Obama

Washington, 21 août 2010

Monsieur le Président,

AJC souhaite vous temoigner sa reconnaissance pour le leadership et la persévérance dont vous avez fait preuve et qui ont mené à la reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens pour la paix.

Nous savons que le chemin vers une solution de deux Etats – une solution qui requiert des compromis douloureux de chaque côté – sera extrêmement difficile.

Nous savons que tous les regards sont portés sur vous et votre gouvernement, que les exigences  sont considérables et que l’objectif vers lequel vous tendez est noble et nécessaire.

Nous avons conscience des concessions qu’Israël sera amené à faire si les pourparlers progressent, mais que ce pays, marqué par les attaques répétées et le désaveu récurrent, doit choisir le renoncement de terres pour garantir une paix durable.

Mais nous savons aussi – comme vous, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le Sénateur Mitchell, différents membres du Quartet et le Premier Ministre Benjamin Netanyahu, l’avez souvent exprimé – que la seule manière pour que les Israéliens et les Palestiniens parviennent un jour à un accord satisfaisant pour les deux peuples, est qu’ils s’assoient ensemble à la même table et négocient face-à-face.

Tout comme vous, nos collègues d’AJC et nous-mêmes regrettons qu’autant de mois aient dû s’écouler avant que la déclaration d’hier puisse avoir lieu. Mais, conscients de la détermination dont vous et vos conseillers avez fait preuve pour y faire parvenir, nous devons espérer le meilleur de ce relancement des négociations directes et lui offrir notre sincère soutien.

Avec nos meilleurs vœux pour le succès de cette entreprise vitale.

Respectueusement,

David Harris                                               Robert Elman
Directeur de AJC                                       Président d’AJC