La voie qui mène à une nouvelle vie initiée par une aide inattendue

Capture d’écran 2015-09-22 à 18.43.45Qu’est ce qu’un bateau naviguant en mer vous inspire ? Une activité de plaisance, ou peut-être de travail, liée à la pêche.

Pour certains, il représente l’unique espoir d’un avenir meilleur ; ou d’un avenir tout court. Aujourd’hui, nous avons passé quelques heures sur les rives au nord de l’île de Lesbos, à aider les réfugiés à accoster. Nous avons rencontré des gens de toutes origines, heureux de trouver des visages souriants sur le rivage prêts à les accueillir à bras ouverts – bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés auparavant, et malgré les différences qui pourraient les séparer.

Nous avons assisté et pris part à la réception de 4 bateaux en l’espace de seulement 2 heures. Chaque bateau en caoutchouc, conçu pour contenir un maximum de 15 personnes, transportait en fait 40 à 50 personnes. Syriens, Afghans, Iraniens – tous sont arrivés ensemble, comme s’il n’y avait jamais eu de différences entre eux. Il n’y a aucune raison de se battre lorsque l’on lutte pour sa survie.

Les bateaux sont arrivés un à un sur la rive, et dès que nous les apercevions de loin, nous agitions les bras et les appelions, afin de les diriger en leur faisant savoir où nous nous trouvions. Les réfugiés étaient réellement surpris de constater que de nombreuses personnes les attendaient pour leur venir en aide. Nous leur avons prodigué une assistance médicale, de la nourriture et de l’eau ; un bénévole suédois leur a confié des cartes et des instructions pour rejoindre la capitale de l’île, Mytilène, et les camps de réfugiés. Nous étions là pour eux, pour les accompagner durant leurs premiers pas sur le sol européen.

Certains de ces réfugiés étaient en état de choc – le trajet en mer depuis la Turquie est peut être court mais loin d’être plaisant. Les passeurs sont généralement violents, portent des armes et menacent les réfugiés, après avoir exigé d’eux des milliers d’euros pour la traversée. Ils ne préfèrent généralement pas en parler, mais il leur arrive de dévoiler des détails terrifiants de leur voyage jusqu’en Grèce et des atrocités qu’ils ont laissé derrière eux.

Les réfugiés sont étonnés de ce qu’ils voient. Ils le sont d’autant plus lorsqu’ils constatent que les personnes qui leur viennent en aide sont juives, et viennent même d’Israël pour la plupart. L’un d’entre eux était iranien. Après avoir reçu de la nourriture de ma part, il m’a demandé d’où je venais. En entendant ma réponse, il m’a serré la main en signe de gratitude.

Le fait que nous soyons juifs et israéliens a également surpris quelques uns des bénévoles. L’un d’eux m’a demandé de l’aide. Après lui en avoir prodigué, je lui ai demandé son nom et le lieu où il vivait. Il m’a répondu ainsi : « Mon nom est Keenan, je suis syrien mais je vis désormais en Belgique. Je suis venu ici avec deux autres amis belges. Et toi ? ». Lorsque je lui ai répondu, il a immédiatement réagi en disant « Ne parlons pas de cela. » Je lui ai ensuite demandé de m’expliquer ses propos, et ai argué que la politique était un sujet non pertinent, qui ne ferait qu’entraver le travail sain que nous faisions. Il s’est finalement montré satisfait et heureux de voir des gens s’impliquer sur les plans humanitaire et personnel, et non à travers le prisme de la politique.

Il existe une phrase en hébreu – אדם הוא אדם, באשר הוא אדם – qui signifie qu’une personne est une personne, quelle qu’elle soit. Les évènements de la journée vont en ce sens. Lorsqu’une main est tendue pour aider, les origines, la religion ou la nationalité n’ont que peu d’importance. Le destinataire est reconnaissant de l’aide qu’on lui apporte et montre sa gratitude. Les réfugiés respectent et savent évaluer le travail accompli ici. Ils apprécient d’être orientés durant leurs premiers temps en Europe. Ils seront à jamais reconnaissants, et se souviendront que la première main tendue vers eux était celle d’un Juif, ou d’un Israélien.

AJC condamne les affronts dangereux et incessants d’Erdogan à l’encontre d’Israël

15 janvier 2015 – New York – AJC dénonce les propos haineux perpétuellement tenus par le Président Recep Tayyip Erdogan envers Israël ainsi que les attaques personnelles qu’il a lancé à l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Erdogan a condamné la participation de Netanyahou à la marche républicaine anti-terroriste qui s’est tenue à Paris dimanche dernier, accusant le dirigeant israélien de « terrorisme d’Etat ». Aujourd’hui, Erdogan a comparé le Premier ministre aux terroristes qui ont perpétré les attentats meurtriers la semaine dernière à Paris. « Au même titre que les terroristes qui sont à l’origine du massacre parisien, le Premier ministre Netanyahou a commis des crimes contre l’humanité cet été à Gaza », a-t-il précisément affirmé.

« Les mots du président Erdogan ne sont pas seulement calomnieux, mais véritablement dangereux car ils incitent à la haine envers Israël, en Turquie et dans le monde musulman tout entier » s’inquiète David Harris, le Directeur exécutif d’AJC. « Où sont les voix, à travers le monde, autres que celles, louables, qui se sont élevées à Washington, condamnant la rhétorique outrageuse et hostile d’Erdogan et d’autres dirigeants turcs ? »

Hier, le Département d’Etat américain a exprimé pour la seconde fois cette semaine un « profond désaccord » avec les commentaires d’Erdogan concernant Netanyahou.

Erdogan n’est pas le seul dirigeant turc à salir Israël. Le maire d’Ankara, Melih Gokcek, a blâmé le Mossad pour les atrocités commises à Paris et l’été dernier, dans un tweet appelant littéralement la fermeture du consulat israélien. « Nous ne voulons pas d’un représentant de meurtriers en Turquie » avait-il écrit. A l’époque, Erdogan avait d’ailleurs déclara que Netanyahou avait « surpassé Hitler dans la barbarie ».

En tant que Premier ministre (de 2003 à 2014) puis comme président de la Turquie, Erdogan a élargi et approfondi les liens entre son pays et le Hamas, l’organisation terroriste qui contrôle Gaza.

En 2013, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon et le président Obama ont sévèrement critiqué Erdogan pour avoir défini le sionisme – mouvement juif historique pour l’autodétermination nationale – comme crime contre l’humanité.

« De façon tragique, Erdogan élargit le fossé qui sépare la Turquie des Etats-Unis, mais aussi de tous les alliés de l’OTAN, y compris l’UE, à laquelle il souhaiterait pourtant faire adhérer son pays. » a déclaré David Harris. « L’attitude agressive et belliqueuse d’Erdogan n’est pas seulement une incitation irresponsable à la haine ; elle ternit également la réputation de son pays dans le monde entier. »

AJC : Attaque intolérable du Premier Ministre Turc Erdogan.

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28février 2013 – New York – AJC qualifie les derniers propos du Premier ministre turc Erdogan envers Israël d’attaque intolérable qui a pour seul but de porter préjudice à la légitimité d’Israël.

Erdogan, qui s’est exprimé lors d’une conférence de l’ONU à Vienne, a qualifié le sionisme de « crime contre l’humanité. »

Il est choquant de constater que ces paroles n’ont soulevé, jusqu’à présent, aucune critique de la part des chefs d’État et autres dignitaires participants au cinquième forum mondial de l’Alliance des Civilisations de l’ONU.

Ironie du sort, ce forum est, à l’origine, une initiative de l’ONU qui a pour mission d’améliorer la compréhension et les relations entre Nations et Peuples de cultures et des religions différentes.

« L’hostilité du Premier ministre Erdogan envers Israël, relevée, d’ores et déjà, lors de notre première réunion avec lui à Ankara en 2003, a atteint un niveau critique » a déclaré David Harris, Directeur Exécutif de l’AJC

« Qualifier le sionisme, qui est un fondement de l’état juif et de son droit d’auto-détermination, comme un crime est tout aussi scandaleusement intolérable que dangereux. »

Lors de la séance d’ouverture de l’Alliance des Civilisations de l’ONU, Erdogan a déclaré : « Au même titre que le sionisme, l’antisémitisme et le fascisme, l’islamisme doit être considéré comme un crime contre l’humanité ».

« Nous remarquons qu’Erdogan qui cherche à se mettre en valeur sur le plan international, notamment en Europe et en Amérique du nord, n’hésite pas à instrumentaliser une conférence onusienne dont le but est de promouvoir la compréhension entre les peuples musulmans et occidentaux, pour faire la propagande de son inimitié envers un autre membre de l’ONU admis depuis 1949 » a déclaré Harris.

«Et le silence des dirigeants mondiaux dont beaucoup entretiennent des relations amicales avec Israël est regrettable et révélateur. »