Nucléaire iranien : échec et frappes
Franc-Tireur, par Simone Rodan – Le 18 juin 2025
Après des années de jeux de dupes sur le nucléaire militaire et la menace de dix bombes en préparation, Israël a décidé de riposter, avec l’accord tacite d’un Trump que l’Iran a cherché deux fois à tuer.
Depuis des années, la République islamique joue au chat et à la souris. Pourtant signataire du Traité de non-prolifération, elle enrichit désormais l’uranium à plus de 60% – un seuil qui ne peut avoir d’autre finalité que militaire –, dissimule des sites sensibles, bloque les inspections. Début juin, pour la première fois en vingt ans, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a sonné l’alerte et formellement dénoncé ces violations. Dans la foulée, le Conseil des gouverneurs – mené par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis – a condamné la duplicité du régime. Réaction immédiate des mollahs : surenchère, menaces, accélération. Selon Israël, la République islamique pourrait disposer de dix bombes nucléaires en quelques mois. Une ligne rouge absolue. Car le 7-Octobre n’est pas tombé du ciel. C’est le résultat d’un plan conçu à Téhéran : celui du « cercle de feu » imaginé par Qassem Soleimani. Hamas au sud. Hezbollah au nord. Houthis à l’ouest. Milices chiites à l’est. Une tenaille islamiste pour étrangler Israël, affaiblir les États arabes modérés et défier les démocraties occidentales. Ce jour-là, le Hamas frappe. Mais la main qui tient l’allumette se trouve à Téhéran.
Donald Trump : “Je leur ai donné 60 jours. Aujourd’hui, c’était le 61e.”
Ce piège a-t-il été retourné ? Selon une enquête de Mark Dubowitz, publiée dans le Daily Mail, les États-Unis et Israël auraient à leur tour orchestré une opération de tromperie stratégique. Objectif : endormir le régime, lui faire croire qu’une frappe était exclue – du moins avant la reprise officielle des négociations sur le nucléaire à Oman, prévue le 15 juin. Une information passée inaperçue éclaire cette duperie. En 2023, la presse américaine a révélé que la République islamique avait projeté d’assassiner Donald Trump, à deux reprises. Nétanyahou vient de le rappeler dans une vidéo. Pourtant, Trump, qui ressasse la moindre attaque de ses ennemis, n’en a rien laissé paraître – jusqu’à cette riposte : «Je leur ai donné 60 jours. Aujourd’hui, c’était le 61e. » La frappe israélienne est déclenchée. Natanz, pulvérisé. Scientifiques éliminés. Commandement balistique décapité. Couloir aérien sécurisé. Selon la même enquête, l’opération aurait bénéficié d’une coordination discrète avec le Centcom américain. Nom de code : Rising Lion. La référence biblique a été glissée par Nétanyahou dans le Mur des Lamentations. Le lion, c’est aussi celui du drapeau impérial iranien – effacé par la révolution islamique. Message subliminal : cette guerre ne vise pas un peuple, mais ceux qui le tiennent en otage.
